Arnaque aux médicaments

Le laboratoire américain Gilead a passé un contrat avec la Commission européenne pour lui vendre 3 millions de doses de son médicament Remdesivir pour le traitement du Covid, au prix de 390 dollars l'unité, alors que son coût de production est inférieur à 1 dollar. Et en plus, pendant la négociation, le laboratoire a appris que ce médicament n'a pas d'effet positif pour les malades du Covid.

Le laboratoire s'est bien gardé d'en prévenir les pays acheteurs, qui sont désormais obligés d'honorer leur signature. La Commission, de son côté, n'a pas trop cherché à en savoir plus. Pour faire des profits, toutes les entourloupes sont permises !

Injuste prix

En 2019, la moitié des dirigeants des 120 plus grosses entreprises françaises ont perçu en moyenne 3 millions d’euros de rémunération, plus qu’en 2018. Pour ceux des 40 plus grandes entreprises, la moyenne de leurs émoluments, cette fois en baisse, reste pourtant la deuxième plus élevée depuis dix ans. Et ce n’est qu’une moyenne : Bernard Charlès, PDG de Dassault, a ainsi perçu 24,7 millions d’euros.

Ce sont les mêmes qui bloquent ou baissent les salaires des travailleurs, aggravent leurs conditions de travail, rendent leur vie plus précaire en supprimant massivement des emplois. Pour récompenser ces PDG, les actionnaires des grands groupes les payent plus que confortablement.

Violences policières, une sale habitude

À Paris, un homme noir a été passé à tabac par trois policiers, les coups étant accompagnés d’un flot d’insultes racistes. Arrêté, accusé de rébellion, il aurait pu rester emprisonné. Heureusement, la scène de son agression avait été filmée par une caméra de surveillance, ce qui a permis de rétablir la vérité.

Ce scandale survient au moment où trois autres policiers ont été renvoyés devant les Assises pour avoir, en 2017, frappé et mutilé Théo à Aulnay-sous-Bois et, là aussi, le film d’une caméra de surveillance avait complètement contredit la version des policiers. Au moment aussi où, place de la République à Paris, on a pu voir la police matraquer brutalement un rassemblement de migrants.

Manque de chance pour le gouvernement et sa majorité, au moment où ils voulaient faire voter une loi visant à interdire de filmer les policiers en action et de diffuser ces images... À  vouloir flatter de façon éhontée leurs pandores, Macron, Darmanin et consorts se prennent les pieds dans le tapis. Ils l’ont bien cherché !

C’est Noël pour les patrons de la grande distribution !

Dans le cadre du déconfinement, le ministère de l’Économie va multiplier les dérogations pour que les magasins puissent ouvrir tous les dimanches jusqu’à Noël et pour étendre les plages horaires d’ouverture, en particulier le soir.

Même avec une telle mesure, les petits commerçants seront loin de pouvoir espérer beaucoup mieux respirer. Mais les actionnaires de la grande distribution, eux aussi concernés par cette décision, vont pouvoir tenter d’imposer encore plus de flexibilité aux salariés, et satisfaire ainsi une de leurs vieilles revendications.

Les salariés n’ont pas à faire les frais de cette situation par une dégradation de leurs conditions de travail et de leurs horaires !

Les plus précaires resteront précaires…

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a annoncé des mesures censées aider les travailleurs les plus précaires. Ainsi, par exemple, les saisonniers qui n'ont pas pu travailler suite au confinement se verraient verser une « garantie de ressources » de 900 euros par mois de novembre à février 2021. Évidemment, pour ceux qui la toucheront – environ 400 000 personnes – cette somme, aussi faible soit-elle, sera la bienvenue.

Pour autant, il faudra justifier avoir travaillé plus de 60 % du temps en 2019, ce qui exclut toute une partie de ces travailleurs précaires. Et en février que se passera-t-il ? Le gouvernement prétend qu’alors il n’y aura plus de problème car le marché du travail sera censé être stabilisé. Quelle blague ! Les contes de fées, on n'y croit plus !

Fausse baisse du chômage

Les chiffres du chômage pour la catégorie A, recensant ceux qui n’ont eu aucune activité dans le mois, ont baissé de 1,6 % en octobre. Toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs s’élève à plus de 6 millions de personnes. S’il a légèrement diminué depuis six mois, il reste bien supérieur à ce qu’il était avant le début de la crise sanitaire.

Et c’est sans compter l’augmentation brutale à venir, car les annonces de licenciements de ces dernières semaines ne seront effectives que dans quelques mois. Pourtant, dans les entreprises, les cadences ne diminuent pas et, dans les services publics, les besoins restent immenses. Plus que jamais, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire est à mettre à l’ordre du jour des futures luttes !

Les cordons de la bourse grand ouverts pour le patronat

L’aide aux entreprises fermées devrait coûter 1,6 milliard d’euros par mois à l’État. Cette somme ne cesse d’augmenter car Le Maire, le ministre de l’Économie, a annoncé que dorénavant le fonds de solidarité ne serait plus uniquement réservé aux entreprises de moins de 50 salariés.

Comme à chaque fois, sous prétexte d’aider les petites entreprises, le gouvernement aide surtout les plus grosses.

Les travailleurs ont faim car les capitalistes ont soif

Alors que commence leur campagne d’hiver, les Restos du cœur alertent : les inscriptions ont bondi de 10 % en France, avec une explosion des demandes de +45 % en Seine-Saint-Denis, et +30 % à Paris. Quoi d’étonnant ? Licenciements, suppressions d’emplois et fins de missions se multiplient depuis des mois. Quant à ceux qui n’avaient pas d’emploi jusque là, ils perdent toute chance d’en trouver.

Si le coronavirus est d’origine naturelle, ce n’est pas le cas du chômage, conséquence directe de la soif de profit des capitalistes, tels Danone, multinationale richissime qui supprime 2000 postes dans le monde. Pour ne pas se retrouver à la rue, les travailleurs doivent se préparer, s’organiser, faire bloc face au patronat tueur d’emplois, qui brise la vie de centaines de milliers de personnes.