Un ministre bien entreprenant…

Depuis des semaines, le ministre en charge des PME, Alain Griset, explique aux petits commerçants qu'ils doivent accepter des sacrifices en restant fermés. Il est aujourd'hui mis en cause par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui a pointé du doigt quelques oublis dans sa déclaration d'intérêts. En outre, il aurait placé sur son propre PEA de l'argent qui appartient en fait à la Confédération nationale de l'artisanat et des services.

Entreprenant, oui, mais pour sa pomme...

Son nom est Bismuth… Paul Bismuth

Le procès de Sarkozy, reporté de quelques jours pour cause de maladie d’un prévenu, se tiendra-t- il ou sera-t-il reporté aux calendes grecques ? Tout est possible. Sarkozy, accusé de corruption et de trafic d’influence, est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir auprès d’un magistrat des informations le concernant dans une autre affaire, et de lui avoir pour cela promis un poste prestigieux à Monaco. Le Parquet national financier, organisme judiciaire en charge de ces problèmes, dénonce des méthodes dignes de « délinquants chevronnés » : le pot aux roses avait en effet été découvert par les écoutes d’une ligne téléphonique secrète que Sarkozy, président, avait ouverte sous le nom de Paul Bismuth.

Cela a l’allure d’un mauvais polar, mais quand on sait que ce sont des gens comme ceux-là qui nous gouvernent !

Tartuffe avec matraque

Moins d’une heure après avoir tenté d’installer un campement Place de la République, à Paris, plusieurs centaines de migrants en ont été expulsés par la police, à coups de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement. Pour la plupart Afghans, ils avaient déjà été expulsés d’un camp la semaine dernière. Et, sans solution, ils erraient dans les rues.

Même Darmanin, premier flic de France, a trouvé « choquantes » les images de l’expulsion de la place de la République, et demande des éclaircissements au préfet. Quelle parodie! Car qui commande aux policiers, qui les flatte et les cajole ? Qui cultive le racisme et la haine en essayant de faire voter des lois pour empêcher que se diffusent des images des brutalités policières ? De vrais hypocrites, qui refusent d’accueillir les réfugiés et encouragent les policiers à jouer de la matraque. Voilà le résultat ! Pas besoin de demander des éclaircissements.

Plan pour les quartiers : les promesses et ce qu'elles valent

Le 14 novembre, 180 maires ont écrit une lettre ouverte à Macron pour réclamer qu'un milliard du plan de relance soit réservé aux quartiers populaires. Ils craignent, à juste titre, la rapide dégradation de la situation pour leurs habitants. Castex annonce qu'il va « généreusement » accéder à leur demande. Mais en regardant de plus près, il ne s'agit que de l'addition de sommes déjà prévues, comme les primes à l'embauche, les aides à la rénovation urbaine...

Pour les classes populaires, des miettes déjà promises; et pour les grosses entreprises, des milliards sonnants et trébuchants.

Danone : non aux licenciements !

Danone a annoncé la suppression de 2 000 postes dans le monde dont plus de 400 en France. L’entreprise a pourtant fait 1,7 milliard de bénéfice rien que sur le premier semestre de 2020. Et comme d’autres grandes entreprises, Danone utilise le prétexte de la crise sanitaire pour réduire sa masse salariale. Il s’agirait aussi de soigner les actionnaires en essayant d’enrayer la baisse de la valeur de l’action de ces derniers mois.

Danone a de quoi payer, ce n’est pas aux travailleurs d’étancher la soif de profit des actionnaires !

Démocratie virtuelle, dictateurs réels

Le G20, cette rencontre entre les vingt pays les plus puissants de la planète, s’est tenu en visioconférence, Covid oblige. La présidence était occupée par l’Arabie saoudite, dont le pouvoir étouffe la liberté de la presse, impose une dictature aux femmes, assassine ses opposants et finance même des groupes djihadistes. Mais c’est un bon client pour les industriels de l’armement et une pièce maîtresse de l’ordre imposé par les grandes puissances au Moyen-Orient.

Cela suffit à mesurer ce que valent les discours sur la liberté et sur la lutte contre l’islamisme radical prononcés par les dirigeants occidentaux, Macron en tête.

Décision inique

La Cour nationale du droit d’asile vient de décider de faciliter l’expulsion de réfugiés afghans vers Kaboul sous prétexte que la violence « n’y est pas telle qu’il existe des motifs sérieux et avérés de croire que chaque civil qui y retourne court (…) un risque réel ». Les expulsions vers l’Afghanistan restaient jusque là limitées, en raison des risques évidents d’y retourner.

Ceux qui ont pris cette décision auront des morts sur la conscience. Mais en ont-ils vraiment une ?

Grande cause, petits moyens

Le 25 novembre a lieu la Journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes. En France, le nombre de victimes de violences conjugales a augmenté de 16 % entre 2018 et 2019. Il y a eu 152 féminicides en 2019. Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement n’est pas avare de paroles mais les moyens réels restent notoirement insuffisants : les logements manquent pour accueillir les victimes ; même la mise en service du numéro d’urgence a pris du retard.

En 2017, Macron avait annoncé que les violences contre les femmes seraient la « grande cause du quinquennat ». Encore des mots, toujours des mots.