Vivement le vaccin contre le capitalisme

6 milliards de doses des différents vaccins contre le Covid élaborés par les groupes pharmaceutiques américains et européens sont déjà réservées pour les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse, le Japon, le Canada et l’Australie. Par contre, 3,9 milliards de personnes, dans 92 pays moins riches, devront se partager 500 millions de doses commandées via l’OMS, et tant pis si l’immunité pour toute l’humanité, qui ferait un vrai barrage au virus, n’est pas acquise.

Pour les géants de la pharmacie, ceux qui se soignent sont en priorité ceux qui payent.

Brésil : un meurtre raciste

Les images de Joao Alberto Silveira Freitas, un Noir de 40 ans, jeté à terre puis battu à mort par deux vigiles d’un magasin Carrefour de Porto Alegre au Brésil ont suscité la colère. Une scène qui rappelle l’assassinat de George Floyd par des policiers américains. Au Brésil, le racisme est toujours présent et il est utilisé comme arme par la classe dominante pour diviser les exploités, alors que face à l’approfondissement de la crise du capitalisme, ils doivent, plus que jamais, unir leurs forces.

Drones : Big Brother nous survole

Outre la question du floutage des visages des policiers, le vote de la loi dite de sécurité globale a permis également au gouvernement de réintroduire dans sa panoplie l’usage des drones de surveillance. Ceux-ci avaient été utilisés au printemps pour repérer, afin de pouvoir les sanctionner, ceux qui enfreignaient le confinement. Une pratique alors sans cadre légal, qui avait même été mise en cause par le Conseil d’État, qui n’est pourtant pas un repaire de gauchistes, comme « une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée ». Pour maintenir son ordre social, la bourgeoisie et ses serviteurs politiques se donnent les moyens légaux pour se servir des techniques les plus perfectionnées. Mais ils ne pourront rien contre la force collective des travailleurs en lutte.

Le bitcoin : record spéculatif

Le bitcoin, cette monnaie virtuelle, bat de nouveaux records à la Bourse. L’envolée de son cours est portée par des achats d’entreprises, en particulier ceux de la haute technologie : elles ne savent plus quoi faire de leur argent et investissent dans cet objet formel de pure spéculation bien que le cours se soit déjà effondré en 2018.

Le parasitisme de ce système est sans limite.

Loi contre le séparatisme : de pire en pire

Le projet de loi contre le "séparatisme" transmis par le gouvernement aux Assemblées prévoit, dans sa dernière version, un renforcement des mesures de répression contre ceux qui font l’apologie des actes terroristes, et crée un nouveau délit de mise en danger par diffusion. Il menace aussi les travailleurs des services publics, s’ils ne respectent pas en tous lieux la laïcité. Des termes suffisamment flous pour donner toute liberté, si on ose dire, à un gouvernement, quel qu’il soit, de réprimer.

Le projet ne contient même plus de mesures contre les discriminations, qui auraient donné prétexte à certains parlementaires de gauche pour l’accepter.

Cette loi contribue à montrer avant tout du doigt les musulmans et les travailleurs immigrés, en les confondant avec les terroristes, mais par ricochet, elle peut concerner l’ensemble du monde du travail. Contre de telles campagnes, les travailleurs ne doivent pas se laisser diviser.

Diffusion d’images de policiers : venez donc en discuter au commissariat

Les journalistes ont eu un avant-goût de la loi dite de sécurité globale, lors de leur manifestation contre la limitation du droit de filmer ou de diffuser des images de policiers.

Deux d’entre eux ont été placés en garde à vue à l’issue du rassemblement devant l’Assemblée nationale, dont un pendant douze heures.

Ce fait qui a choqué, s’ajoutant aux réactions à des propos provocateurs du ministre de l’Intérieur Darmanin, a obligé le gouvernement à réécrire l’article contesté de la loi en ajoutant une nuance toute formelle qui garantirait « la liberté de la presse ». Mais on constate que la police n’a pas besoin de loi pour empêcher les journalistes de diffuser des images de leurs exactions.

« Aux chiottes ! » cette société

En pleine pandémie du Covid-19, l’ONU rappelle que 4,2 milliards d’individus – près de deux personnes sur trois dans le monde - vivent sans pouvoir utiliser de W.-C. ou équipement relié à une forme de traitement des déchets. Et ce sont 3 milliards de personnes qui ne peuvent même pas se laver les mains chez elles faute d’installation qui le permettrait. Conséquence : chaque année 830 000 personnes meurent de maladies comme le choléra, la diarrhée, la dysenterie, l’hépatite A…

Cette société capitaliste  n’est même pas fichue de financer des besoins sanitaires élémentaires à la moitié de la planète. Elle mériterait un bon coup de chasse d’eau.

Pas d'arrêt dans la vague de licenciements

Le fabricant de tubes Vallourec vient d'ajouter la suppression de 1050 postes répartis dans trois pays à la litanie des annonces de licenciements qui se succèdent jour après jour. Vallourec en avait déjà supprimé 900 il y a quelques semaines aux États-Unis…

La raison officielle, c’est la crise qui impacte l’industrie pétrolière dont Vallourec est un sous-traitant. Plus prosaïquement, les patrons font supporter les baisses de commandes aux travailleurs pour sauver leurs profits.