Miracle au Vatican ?

Le pape Benoît XVI, dans un livre d'entretien à paraître cette semaine, a été - quelle audace ! - jusqu'à admettre l'usage du préservatif. Mais, attention, il n'est pas question de reconnaître l'usage de ce moyen contraceptif, et de façon plus générale de considérer que les femmes (mais aussi les hommes) aient le droit de disposer de leur corps. Non, le pape « autorise » le préservatif quand il peut « réduire le risque de contamination », mais seulement « dans certains cas », pour un « homme prostitué » par exemple...

Comme cela vient après qu'il eut affirmé, à l'occasion d'un voyage au Cameroun et en Angola en mars 2009, que l'usage du préservatif aggravait le problème du sida, beaucoup présentent cette prise de position comme un progrès. Mais c'est surtout la preuve que, sur toutes ces questions, les idées défendues par l'Église depuis près de 2 000 ans sont réactionnaires et arriérées.

L’emploi des « seniors », encore un prétexte pour subventionner le patronat

Sous prétexte de favoriser l'emploi des « séniors », le gouvernement prépare la généralisation du dispositif « zéro charge » sociale pour les entreprises qui emploient des salariés de plus de 50 ans. Ce genre de mesures ne crée évidemment pas d'emplois, par contre, c'est un bon cadeau, un de plus au patronat.

Pour les patrons, des charges en moins, pour les travailleurs, du chômage et des retraites de misère.

EDF & GDF-Suez, les patrons contre les travailleurs

Depuis 1945, les salariés d'EDF et GDF (qui étaient alors nationalisés) bénéficiaient d'un tarif inférieur pour le gaz et l'électricité. Et ces entreprises aujourd'hui privatisées, EDF, ERDF et GDF-Suez, veulent remettre en cause le « tarif agent ». Elles préfèrent cependant laisser passer prudemment les élections professionnelles avant de lancer cette attaque, mais elles s'y préparent.

La privatisation, c'est, paraît-il, la concurrence. Mais quand il s'agit de rogner sur les salaires ou ce qui tient lieu de complément de salaire, c'est l'union sacrée des PDG qui prévaut.

Un contrôle de la justice ? Pourquoi pas !

Le nouveau ministre de la Justice , le centriste Michel Mercier, veut introduire des « jurés populaires pour les délits les plus graves », reprenant une idée évoquée par Sarkozy, entre autres lors de son dernier interview à la télévision.

Un contrôle populaire sur la justice ? Chiche ! Si c'était vraiment mis en place, ce qui ne sera pas le cas, cela empêcherait peut-être que nombre d'affaires financières, parmi « les délits les plus graves », soient classées sans suite ou reportées à la Saint-Glinglin. Par exemple celle qui met en cause la milliardaire Bettencourt et Sarkozy lui-même.

Le boomerang de la crise financière

Après la crise de la dette grecque, c'est la crise de la dette irlandaise qui affole les chefs d'État européens.

Mais derrière chaque épisode de la crise financière, il y a la soif inépuisable, et irresponsable de profits des banques. Grâce à la spéculation, la finance parasite toute l'économie. Et au bout du compte, les États essayent partout d' imposer des plans d'austérité aux population.

Ce n'est pas aux travailleurs de payer une crise dont les institutions financières sont seules responsables.

Attentat de Karachi : les méthodes mafieuses des sommets de l’État

Dans l'affaire de l'attentat de Karachi, le ministre de la Défense de l'époque, Charles Millon, vient de confirmer à la Justice qu'il y avait bien eu des « rétrocommissions » versées par le gouvernement pakistanais suite à un contrat d'armes.

Pour vendre des armes au Pakistan, des hommes d'État français promettent des pots-de-vin à d'autres hommes d'État pakistanais. Pots-de-vin payés avec l'argent public.

Au passage, ils se mettent d'accord pour qu'eux aussi touchent une partie de ces pots-de-vin, les fameuses « rétrocommissions », et s'en servent pour financer la campagne électorale de 1995 de Balladur. Mais Chirac, pour mettre des bâtons dans les roues de son rival Balladur, fait stopper les pots-de-vin. Et c'est cet arrêt du versement qu'ont payé de leur vie les 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN) 5 ans plus tard.

Il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre le milieu des affaires, celui des sommets de l'État et celui des hommes de main.

La galère des transports en commun

Un rapport de la Cour des Comptes pointe la réalité quotidienne des transports en commun d'Île-de-France. 7,4 millions de voyageurs s'entassent dans des trains souvent bondés et subissent les retards dus aux infrastructures insuffisantes, liées au manque d'investissements.

Pour améliorer cette situation, ce rapport de la Cour des Comptes ne trouve rien de mieux que de préconiser... l'augmentation du prix du ticket de transport ! En plus de rouler les travailleurs, ils veulent les racketter un peu plus.

Si des millions de travailleurs traversent quotidiennement la région parisienne, c'est avant tout pour travailler, alors le coût du transport et de sa modernisation devrait être entièrement à la charge des patrons.

GM : le profit sur la peau des autres

Les actionnaires de General Motors font la fête. GM fait aujourd'hui une des plus importantes entrées en Bourse de l'histoire, en mettant en vente près de 23 milliards de dollars d'actions. Après avoir prétendu être au bord de la faillite, le groupe a fait près de 5 milliards de dollars de bénéfices entre janvier et octobre de cette année.

Un miracle du capitalisme ? Non ! Simplement un groupe industriel qui a touché 50 milliards d'aides publiques, fermé un tiers de ses usines, licencié des dizaines de milliers de salariés et réduit leur retraite.