L'incendie qui s'est propagé dans un foyer d'hébergement de travailleurs immigrés d'un quartier populaire de Dijon a fait au moins 7 morts et 130 blessés. 4 enfants ont été grièvement intoxiqués.
Cet immeuble avait été rénové il y a 4 ans, mais le dispositif anti-incendie était défectueux et, pour des raisons d'économies, l'association qui gère ce foyer, l'Adoma (ex-Sonacotra), avait supprimé le surveillant de nuit.
L'état des foyers de travailleurs immigrés est, comme beaucoup d'habitations des quartiers populaires, au mieux à la limite de la sécurité. Et il ne faut pas grand-chose pour que cette limite soit franchie comme le montre ce drame.
Pour le logement des travailleurs, l'État fait moins que le minimum. Et c'est criminel.