Assis à la droite du père

L'État français vient d'accueillir en urgence 34 chrétiens irakiens blessés dans l'attentat du 31 octobre dernier. Et il s'apprête à en faire venir une centaine en plus, à qui Besson a promis des papiers.

Le contraste avec la chasse systématique aux sans-papiers dont le chanoine Sarkozy s'est fait une spécialité est frappant. Manifestement, pour bénéficier d'un peu d'humanité de la part de ce gouvernement, mieux vaut se revendiquer du christianisme.

Et cette générosité bien sélective pue à plein nez le calcul électoral sordide.

Grande-Bretagne : la guerre aux chômeurs

Le gouvernement britannique vient de proposer que les chômeurs fournissent 30 heures hebdomadaires de travail gratuit et d'intérêt général (repeindre une école, etc.). S'ils refusent, ils perdront leurs allocations chômage (environ 300 euros par mois). L'idée serait de les forcer à chercher du travail... dans un pays où le chômage a doublé en deux ans et où le gouvernement lui-même annonce 490 000 suppressions d'emplois publics ! En France, le secrétaire d'Etat UMP Benoist Apparu a applaudi.

Au XIXe siècle, les sans-travail étaient envoyés dans des workhouses, des bagnes pour pauvres où, coupés de leur famille, ils cassaient des pierres à longueur de journée pour pouvoir survivre. A quand le retour à de telles pratiques ?

Mort d’un assassin

L'amiral Emilio Massera, ancien chef d'état-major de la marine et membre de la junte militaire au pouvoir en Argentine entre 1976 et 1983, responsable de dizaines de milliers de morts et d'actes de barbarie, est décédé lundi à l'âge de 85 ans.

Tout comme bien d'autres dictateurs, il avait depuis été l'objet de plusieurs plaintes pour ses crimes. Mais cela n'avait débouché que sur un procès tronqué, vite suivi d'une grâce.

Dans ce monde prétendument gouverné par la « démocratie », les dictateurs meurent dans leur lit, avec la complicité active des gouvernants qui leur succèdent.

La fausse liberté du voile

Une employée de la crèche associative de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) avait en 2008 essayé d'imposer de commencer à porter le voile dans ce service au public, contre le règlement. Licenciée par l'association, elle porte l'affaire devant les Prud'hommes au nom de la liberté.

Ce n'est pas la liberté des femmes qu'elle défend ainsi, mais les idées et les comportements de tous ceux qui, au nom d'une religion ou d'une autre, veulent brimer et enchaîner les femmes. En commençant par les cacher au monde.

Une piraterie corollaire de l’exploitation impérialiste

Au large du Nigéria, il y a eu une nouvelle attaque contre une plate-forme pétrolière, avec des employés pris en otage, dont peut-être deux Français. Comment s'en étonner alors que chaque plate-forme dans le delta du Niger extrait chaque jour pour plusieurs centaines de milliers de dollars de pétrole au milieu de la misère des populations locales ?

Les braises sont encore chaudes

Le mouvement sur les retraites est enterré depuis des semaines par le gouvernement et les commentateurs inquiets des mobilisations des travailleurs.

Mais le monde du travail n'a pas baissé les bras. Des centaines de milliers de travailleurs sont encore descendus samedi dans la rue. Et à Paris, les ordures s'accumulent dans certaines rues : des éboueurs sont toujours en grève et des sites d'incinération toujours bloqués.

C'est un encouragement pour les luttes à venir.

Jackpot boursier

Un dirigeant de LVMH vient de faire une belle affaire. Il a utilisé son droit à stock-option en achetant 200 000 actions de l'entreprise de luxe à 37 € pièce, ainsi que 50 000 autres à 61,77 €. Des prix cadeau fixés depuis longtemps. Puis il a immédiatement revendu ces actions à leur cours, 112,35 € ce jour-là. Et il a donc encaissé 28,08 millions.

Résultat : 17,5 millions d'euros sans trop se fouler, l'équivalent de 1 400 années de smic. Et après on nous dira que, depuis la crise financière, les leçons ont été tirées...

Politiciens en mal de remaniement

Depuis des semaines, la presse évoque un remaniement ministériel et passe en revue les « premiers ministrables ». Mais Sarkozy semble avoir du mal à se décider... alors, c'est la course à l'échalote et les impatiences grandissent.

Chacun espère une promotion, en devenant selon les cas, Premier ministre, simple ministre ou même secrétaire d'État, afin de profiter du pouvoir et de contribuer, chacun à son échelle, aux mesures anti-ouvrières.