Les financiers en profitent, les pauvres en crèvent

La banque centrale américaine va injecter 600 milliards de dollars dans les circuits financiers, en faisant tourner la planche à billets pour racheter rubis sur l'ongle les titres de créances de l'Etat, actuellement entre les mains des financiers. Cette mesure permet à ces mêmes financiers de poursuivre leur course folle dans la spéculation. Ce nouveau cadeau aux spéculateurs fait suite à celui de 1700 milliards de dollars d'argent frais qui, il y a deux ans, au début de la crise financière, a sauvé les financiers de la banqueroute et a déjà relancé la spéculation.

Les analystes prévoient comme conséquence : la hausse du cours des matières premières et l'inflation, dramatique, dans les pays pauvres.

Les milliardaires ne connaissent pas la crise

Le magazine américain Forbes vient de publier son palmarès annuel des riches. Malgré la crise, les capitalistes se portent bien : il y a plus de milliardaires que l'an dernier (1011 contre 793) et ils sont beaucoup plus riches : leur fortune cumulée s'élève à 3 600 milliards, contre 2 400 en 2009.

La crise économique est bien là, pourtant. Mais les États et les capitalistes eux-mêmes se débrouillent pour la faire payer exclusivement aux couches populaires qui, elles, voient leur misère augmenter proportionnellement.

Et il ne faudra pas que tous ces gens-là s'étonnent quand la colère de tous les pauvres du monde leur explosera à la figure.

L’argent n’a pas d’odeur

C'est la fête chez Areva, Total, Alcatel ou Groupama... Ce sont quelques-unes des entreprises qui vont bénéficier des contrats signés - pour 14 milliards d'euros - entre les États français et chinois, à l'occasion de la visite du président chinois Hu Jintao.

Tapis rouge, garde républicaine à cheval, dîner de gala, grands crus ... rien n'a été épargné pour qu'il sorte le stylo et signe ces quelques juteux contrats pour les capitalistes français. Et pas un mot sur les opposants politiques qui croupissent dans les prisons chinoises.

A la veille de l'élection présidentielle de 2007, Sarkozy avait été formel :"Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l'homme au nom de nos intérêts économiques". Mais c'est bien connu, les promesses de ce genre de politiciens n'engagent que ceux qui y croient.

Quand le gouvernement crée des chômeurs

Alors que le chômage augmente de mois en mois, le gouvernement a confirmé hier la suppression de 1 800 emplois chez... Pôle Emploi.

Prétexte : la contribution de Pôle Emploi à « la maîtrise des dépenses ». Traduit en clair, cela signifie : l'État a besoin d'argent pour le donner aux capitalistes. Il le prend donc dans les budgets utiles à la population pauvre, par exemple celui qui permet d'aider un tant soit peu les chômeurs à retrouver du travail.

Gouvernement aux petits soins pour Total

Une information du Canard enchaîné révèle que le gouvernement a eu un beau geste pour les pétroliers : il seront exemptés du paiement de la Taxe générale sur les activités pétrolières (TGAP) pour toute la période qu'a duré la grève des raffineries.

Et les grévistes, ils vont aussi être exemptés de leurs impôts sur le revenu ou leur impôts fonciers ? Ah non, c'est un gouvernement des patrons, pas des travailleurs. On ne peut pas l'oublier.

Démagogie crasseuse

Le député de droite Yves Jégo s'en prend maintenant dans son blog aux enseignants qu'il accuse de ne pas assez travailler dans la semaine et d'avoir trop de vacances.

Qu'on lui donne un temps complet : 18 heures de cours plus les préparations, les corrections et le reste, dans une Zone d'Education Prioritaire pour voir combien de temps il tient...

Bockel avait-il des « prédispositions » à la trahison ?

L'ex-PS Jean-Marie Bockel, aujourd'hui secrétaire d'État à la Justice, vient de relancer l'idée selon laquelle il faudrait effectuer un « dépistage » des « prédispositions à la délinquance » chez les enfants... de deux à trois ans !

On le savait déjà avec Besson, ces anciens socialistes passés au sarkozysme ont besoin de mettre les bouchées doubles en matière de crapulerie pour se faire accepter par leurs nouveaux camarades de l'UMP. Mais jusqu'où iront-ils ?

Un président comme les autres

Les démocrates viennent de perdre les élections législatives aux Etats-Unis. Après à peine deux ans de présidence Obama, les classes populaires qui l'avaient porté au pouvoir sont déçues. Déçues des mesures en demi-teinte sur la santé, déçues des mensonges sur la fin de la présence américaine en Irak. Aujourd'hui plus de 9% des Américains sont au chômage, auxquels il faut ajouter ceux qui connaissent le chômage partiel. La pauvreté grandit dans le plus riche pays de la planète. Les expulsions immobilières continuent à un rythme infernal : plus de 102 000 en septembre. Mais Obama, malgré les espoirs suscités, n'est qu'un serviteur du grand capital américain et il n'a rien fait pour améliorer le sort de ceux qui croyaient en lui.