Cachez cette pénurie d’essence que je ne saurai voir…

Ce week-end, le ministre de l'Énergie, Jean-Louis Borloo, avait déclaré, dans son style inimitable d'une grande clarté : « sur 90 % des départements français, on est à 80 % d'alimentation normale ». Bilan du lundi : une station-service sur quatre était à sec.

Mais c'était peut-être ce que voulait dire ce ministre... Rien de tel qu'une grève pour ridiculiser ces gens-là !

Hausse prochaine du prix de l’électricité ?

D'après le journal Les Echos, le tarif de l'électricité pourrait augmenter de 3 à 4 % au début de l'an prochain. Ce qui, compte tenu de la précédente hausse intervenue en août dernier, représenterait une augmentation de 6 à 7 % en six mois !

Prétexte invoqué cette fois-ci : EDF, obligée par l'État d'acheter de l'électricité dite « verte » (celle produite par le solaire et les éoliennes) à un prix élevé, supérieur à celui auquel il pourrait s'approvisionner sur le marché, ne voudrait plus assurer ce surcoût.

Et comme il faut qu'EDF, entreprise maintenant privatisée, génère du profit pour des actionnaires et qu'il n'est pas question de faire payer les industriels pollueurs, c'est aux consommateurs qu'on présente la note !

Nokia : les profits dévorent les emplois

Le patron du géant du téléphone Nokia annonce 1 800 suppressions d'emplois. L'entreprise va bien, chiffre d'affaires et bénéfices en hausse. Mais, sous prétexte que la concurrence sur le marché rend les ventes toujours plus difficiles, les patrons font payer d'avance aux salariés la future hausse de leurs profits. Pour fêter ça, l'action de Nokia est montée de 6,8% en un jour à la Bourse d'Helsinki.

En Finlande, comme ici en France, les actionnaires s'enrichissent directement de l'aggravation de l'exploitation.

Le PS, très clairement pour l’allongement de la durée de cotisation

Martine Aubry, la dirigeante du Parti Socialiste, a tenu à ce que la position de son parti soit claire : à propos de l'allongement de la durée de cotisation, le PS est pour 41,5 annuités de cotisation pour que l'on puisse disposer d'une retraite à taux plein.

La retraite à 60 ans sans exiger que l'on revienne sur l'allongement de la durée de cotisation, c'est avaliser le fait que les travailleurs pourront partir à 60 ans... avec une retraite de misère.

Le PS laisse entendre que s'il revient au pouvoir, il s'occupera du problème des retraites. Mieux vaut s'en occuper nous-mêmes et tout de suite. Et ce qu'il faut imposer, c'est la retraite à 60 ans et le retour aux 37,5 annuités de cotisation.

Des crédits ...pas perdus pour tout le monde

Le crédit d'impôt recherche a été confirmé après son examen par la commission des Finances de l'Assemblée nationale, alors qu'un rapport avait dénoncé son inefficacité en matière de recherche. Sur les 4 milliards de cadeaux fiscaux que cela représente, le tiers a été englouti par seulement 20 grands groupes, et au bout du compte, les investissements dans la recherche n'ont pas progressé.

Christine Lagarde a déclaré : « Nous devons prendre le risque de laisser subsister des abus occasionnels, minoritaires, au bénéfice d'un système qui est, dans la majorité des cas, utile, efficace, nécessaire pour l'innovation dans nos entreprises ». Elle prend des risques avec l'argent des contribuables, de maintenir une des subventions parmi d'autres, aux grandes entreprises.

Le mouvement de grève toujours aussi populaire

Alors que le gouvernement ne cesse de rabâcher qu'il voit un essoufflement de la mobilisation contre sa politique, les manifestations se suivent et ne désemplissent pas, et les sondages viennent régulièrement le contredire. Le tout dernier sondage réalisé le 20 et 21 octobre mesure que plus des deux tiers des sondés, 69% sont favorables au mouvement de grèves et aux manifestations. Et ce chiffre est en hausse.

Les sondages sont, par nature, imprécis, mais ils sont à ce niveau une indication nette. Cela montre que lorsque les travailleurs se battent, ils peuvent attirer à eux la sympathie de pans entiers de la population.

Raffineries : rendre coup pour coup aux attaques patronales

Alors que les travailleurs des 12 raffineries sont en grève, le tribunal de Nanterre vient d'annoncer qu'il n'empêchera pas le groupe Total de fermer la raffinerie de Dunkerque. Au même moment, le groupe Suisse Petroplus a fait part de son projet de fermer sa raffinerie de Reichstett, près de Strasbourg. Les travailleurs ont à faire face aux coups conjoints du gouvernement et du patronat.

Quand on dit que le gouvernement mène la guerre aux travailleurs, ce n'est pas qu'une figure de style.

Le gouvernement anglais annonce un plan de guerre contre les classes populaires

Le gouvernement anglais a annoncé qu'il allait supprimer 490 000 emplois dans la Fonction publique d'ici 2015, disant même que si ces suppressions d'emplois seraient essentiellement des départs en retraites non remplacés, les licenciements seraient « inévitables ». En moyenne, les budgets des ministères diminueront de 19 %. Et les impôts devraient augmenter de 34 milliards d'euros.

Ces nouvelles attaques brutales contre les travailleurs de Grande-Bretagne font suite à une politique déjà engagée qui va en s'aggravant. Tout comme en France et d'autres pays, en particulier en Europe, les attaques contre les retraites font partie d'un plan plus général du gouvernement qu'il faut arrêter.