Un rapport d'une organisation non gouvernementale, le Centre de recherche et d'information pour le développement, vient rappeler à quel point les multinationales pillent sans vergogne les richesses naturelles aux quatre coins du monde en entraînant des dévastations considérables.
Pour sa plantation d'hévéas au Nigéria, Michelin a détruit 3000 ha de forêt et dépossédé les populations locales, environ 20 000 habitants.
Pour construire deux méga-barrages au Brésil, GDF-Suez va faire déplacer des milliers d'autochtones et détruire des forêts où vivent des populations indiennes qui risquent en plus d'être victimes de maladie comme la rougeole ou la grippe contre lesquelles elles sont très peu immunisées.
Le pétrolier Total s'est lancé dans l'extraction d'huiles extra-lourdes et de sables bitumineux au Venezuela, à Madagascar et au Canada, extractions qui polluent le sol et les nappes phréatiques en métaux lourds, détruit les forêts et requiert des ressources considérables en électricité et en eau.
Marx, il y a presque 150 ans, disait : « La production capitaliste ne développe la technique [...] qu'en épuisant en même temps les deux sources d'où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur. » On est en train de vérifier et de subir que c'est plus que jamais la réalité d'aujourd'hui.