« Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Actuellement, après un seul mandat, les députés peuvent percevoir 1 500 euros de retraite par mois, à partir de 60 ans. Chez les sénateurs, un seul mandat de 6 ans permet de toucher 1 900 euros par mois. De plus, députés et sénateurs peuvent toucher une retraite à taux plein après seulement 22 ans et demi de cotisations. Voilà un plan de retraite confortable.

Dernièrement, un amendement visant à aligner leur régime spécifique de retraite sur le régime général des salariés a été proposé à l'Assemblée nationale. Évidemment, une majorité de députés l'ont rejeté.

Les travailleurs ont bien plus de raisons que ces élus bien nantis de rejeter les lois qu'ils votent dans leurs assemblées. Avec les armes dont ils disposent : la grève et les manifestations.

Europe : la loi des plus forts

Sarkozy et Merkel se sont entendus pour modifier les règles de fonctionnement budgétaires dans l'Union européenne. Selon leur déclaration, « un État en déficit public excessif qui n'aura pas pris au bout de six mois les mesures de correction nécessaires serait sanctionné ».

La France et l'Allemagne ont les déficits publics les plus importants en valeur

absolue. Celui de la France est, par exemple, plus de 10 fois supérieur à celui de la Grèce.

Mais ces deux grandes puissances savent s'entendre pour faire payer les plus petits pays.

Le travail de nuit se banalise

Selon l'INSEE, l'institut national de statistique, 3,6 millions de salariés travaillent la nuit contre 2,5 millions en 1991. Une augmentation de presque 50% en 20 ans.

Et l'augmentation est particulièrement sensible chez les femmes. Cela, elles le doivent au patronat qui cherche à rentabiliser au maximum ses usines et les faire tourner 24h sur 24. Mais elles le doivent aussi au parti socialiste qui en mai 2001 a mis fin à l'interdiction du travail de nuit des femmes, sous le prétexte hypocrite de l'égalité des sexes.

Les travailleurs doivent se méfier de leurs ennemis de droite et autant de leurs faux amis prétendument de gauche.

Tout augmente, même les amendes, sauf les salaires

Le rapporteur du budget, Gilles Carrez, a fait voter en commission des finances à l'Assemblée nationale la proposition d'augmenter les amendes pour stationnement non réglementaire de 11 euros actuellement à 20 euros.

Le gouvernement dit qu'il n'augmente pas les impôts. En l'occurrence, c'est vrai : c'est le racket qui augmente.

Le gouvernement roule à l’essence virtuelle

Malgré la grève qui touche toutes les raffineries de pétrole françaises, le ministre des Transports, Dominique Bussereau, a affirmé benoîtement dimanche qu'il y avait de l'essence dans toutes les stations. Pourtant le soir même, 80% d'entre elles dans le département de l'Essonne avaient dû fermer, et ce lundi matin, plus de 1000 stations-service en France sont privées de carburant.

Le gouvernement cherche à minimiser les effets de la grève, mais ce n'est pas avec le baratin que les voitures roulent. Quand les travailleurs font grève, ça se voit !

Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

Les ministres se succèdent dans les médias pour essayer de convaincre que la grève s'essouffle. Pourtant, ce lundi, même d'après les prévisions maquillées de la direction de la SNCF, il n'y aura qu'un TGV sur deux, contre deux sur trois les jours précédents. Les stations-service sont de plus en plus en pénurie de carburant et les lycéens se mobilisent. Enfin demain, une autre journée de grèves et de manifestations se prépare.

Le gouvernement cherche à nier l'ampleur de la contestation. Mais dans les classes populaires, le mécontentement est très grand. Alors, profitons de ces journées d'action pour l'exprimer, et mesurer quelle force on pourrait représenter, tous unis et déterminés.

Le capitalisme tue en silence

À l'occasion d'une opération sur le Champ-de-Mars à Paris le week-end dernier, l'association Action contre la Faim a rappelé que 10 000 enfants meurent chaque jour dans le monde de sous-alimentation. Au Sahel tchadien, un enfant sur quatre meurt de faim avant l'âge de 5 ans.

Selon l'ONU, il faudrait 30 milliards de dollars par an pour nourrir tous les affamés, c'est-à-dire une goutte d'eau par rapport aux centaines de milliards que les États injectent dans les banques. Même sans guerre, ce système capitaliste et sa loi du profit font un carnage.

La solidarité contre les expulsions de sans-papiers

À la fin du mois d'août, à Évry dans l'Essonne, un père de famille originaire de la République Démocratique du Congo a été expulsé. Depuis, de nombreux soutiens se mobilisent pour obtenir son retour. Et, par exemple, lors de l'élection des représentants de parents d'élèves de l'école de ses enfants, les parents de l'école l'ont ainsi élu délégué, afin de marquer leur solidarité.

Le gouvernement fait la chasse aux travailleurs immigrés pour flatter l'électorat le plus réactionnaire. Mais sa politique provoque aussi l'indignation de l'entourage des sans-papiers et des réactions de solidarité.