A l'occasion du Mondial de l'auto de Paris, la presse économique se réjouit que PSA et Renault s'orientent vers des ventes historiques en 2010, et vers des profits qui dépasseront le milliard d'euros.
Largement renfloués par l'Etat en 2009 avec un prêt de 3 milliards pour chacun, aidés par le système des primes à la casse qui ont dopé les ventes, supprimant des milliers d'emplois dans leurs usines ou chez les sous-traitants, les dirigeants des deux groupes n'oublient pas pour autant de dire que le gouvernement ne va pas assez loin à leurs yeux... et aux yeux des grands actionnaires qu'ils représentent.
Et d'entonner ainsi le refrain bien connu du "coût du travail trop élevé en France", en sous-entendant que si les salaires étaient moins chers, ils seraient moins tentés d'aller produire ailleurs.
Mais ce qui coûte cher à toute la société, c'est justement cette clique de possédants qui siphonnent les caisses publiques pour leur unique profit, et qui ne sont pas gênés d'expliquer que l'on en fait pas assez pour eux.