Le nombre de SDF explose

La Fondation Abbé-Pierre sonne l’alarme sur le nombre de SDF en France qui, selon elle, atteint maintenant les 300 000 personnes ; chiffre a qui doublé en huit ans !

Et le pire est encore à venir car, avec l’explosion du chômage et des licenciements, le nombre de personnes dans l’incapacité de payer leur loyer risque d’exploser, avec autant d’expulsions à la fin de la trêve hivernale.

En France, le logement est un droit, nous dit-on. Pourtant l’État, qui trouve des milliards pour aider les grosses entreprises, ne fait rien pour interdire la spéculation sur les prix de l’immobilier ni pour construire des logements à prix abordables.

États-Unis : l’argent public contre le covid-19 engraisse les actionnaires

Une organisation de défense des contribuables américains a calculé qu’entre le 15 mai et le 31 août, période durant laquelle l’épidémie a fait environ 200 000 morts aux Etats-Unis, les dirigeants de cinq laboratoires pharmaceutiques, dont Pfizer, Moderna et Novavax, ont encaissé plus de 145 millions de dollars en vendant leurs actions. Et ce, en grande partie grâce aux aides publiques. Moderna, qui n’a lancé aucun produit sur le marché depuis sa création en 2010, va ainsi recevoir de l’État américain jusqu’à 2,5 milliards de dollars si son vaccin est validé, entraînant la multiplication de sa valeur en Bourse par près de 5. Une explosion des plus-values et de la spéculation, alimentée par les fonds publics, qui s’est encore amplifiée après l’annonce par Pfizer de l’arrivée prochaine d’un vaccin contre le covid-19.

Garniture du sapin avant l’heure pour Orange

Après un long contentieux, Orange va percevoir de l’État français 2,2 milliards d'euros correspondants à un trop perçu d'impôts et aux intérêts courant sur cette somme depuis une dizaine d’années. Le groupe s’est empressé d’annoncer qu’il allait augmenter les dividendes versés aux actionnaires et qu'il allait proposer des actions payantes, certes à prix réduit mais payantes quand même, à ses salariés.

De quoi donner envie de passer à l’action… collective !

Assuranceaucunrix

Alors que beaucoup de contrats d'assurance d'entreprise arrivent à renouvellement au 31 décembre prochain, les assureurs sont en train d'exclure les pandémies des motifs d'indemnisation des rares contrats actuels couvrant ce risque.

En pleine crise sanitaire, les assureurs veulent donc éliminer tout risque... pour eux, comme l'illustrent des restaurateurs qui témoignent que leur assurance a purement et simplement été résiliée parce qu'ils avaient refusé de signer l'avenant excluant le risque pandémique.

Les compagnies d'assurance ont assurément l'art d'assurer leurs profits !

Chômeurs : Castex temporise pour mieux frapper

Le gouvernement a décidé de prolonger les droits des chômeurs de longue durée un peu au-delà de ce que la loi prévoit. Ce qui évitera très momentanément à 200 000 d'entre eux d'en être réduits à l'allocation spécifique de solidarité (ASS) pour survivre.

Castex fait mine de se préoccuper du sort des plus démunis. Mais, outre que cela ne fera pas sortir les concernés de la pauvreté, son gouvernement confirme qu'il va maintenir sa réforme de l'indemnisation du chômage qui, un temps reportée, pourrait s'appliquer à partir du 1er avril 2021.

Or cette réforme, qui accroît le nombre d'heures de travail nécessaires pour bénéficier des droits au chômage se traduirait - selon les estimations les plus optimistes - par plus d'un million de travailleurs sans emploi qui verraient leur revenu baisser de 20 à 40 %.

Dans la période de crise profonde que l'on subit, cette attaque antiouvrière est une infamie de plus, qui s'inscrit dans la ligne politique de ce gouvernement.

États-Unis : la police d’hier et d’aujourd’hui

Trente-cinq après l'assassinat par la police de onze Noirs, dont cinq enfants, membres de la communauté anarchisante Move, le conseil municipal de la ville de Philadelphie vient de présenter ses excuses.

En 1985, le maire de la ville, un politicien noir membre du Parti démocrate, avait organisé un raid mobilisant 500 policiers à l'assaut de l'immeuble où habitaient les membres de Move. Il prétendait agir au nom du voisinage qui se plaignait. Or la police avait tiré 10 000 cartouches et fini par lancer une bombe depuis un hélicoptère, tuant les occupants et incendiant 65 maisons voisines.

Ces excuses visent en fait à désamorcer les manifestations qui se déroulent actuellement dans cette ville depuis que deux policiers, appelés pour une dispute domestique, ont tué un Noir fin octobre. La première réponse du gouverneur de Pennsylvanie et du maire, démocrates tous les deux, a été de mobiliser la Garde nationale et d'instaurer un couvre-feu...

Aux États-Unis, même quand il arrive que des politiciens présentent des excuses, très tardives, le racisme meurtrier des institutions demeure.

Troupes australiennes : le sale boulot des seconds couteaux

La semaine prochaine en Australie, un rapport va être publié au sujet des commandos envoyés de 2001 à 2013 en Afghanistan et en Irak afin de seconder les troupes des États-Unis dans leur prétendue « lutte contre le terrorisme ».

Avant même sa publication, le Premier ministre conservateur Scott Morrison a prévenu que la population serait choquée par les révélations. Car les forces spéciales australiennes, même si elles n'ont joué que les seconds couteaux, n'ont rien à envier aux commandos américains ou européens en matière d'exécutions sommaires de civils et de prisonniers.

Les sales guerres de l'impérialisme ne se font pas proprement. Les gouvernements le savent, même lorsqu'ils font mine de déplorer tel ou tel acte barbare après coup.

Lits de réanimation : le nez de Castex s’allonge, s’allonge…

Le Premier ministre a osé dire dans son intervention jeudi 12 novembre : « (les) soignants ne nous demandent pas d'augmenter le nombre de lits de réanimation ».

Cela scandalise le personnel hospitalier, qui n'a pas attendu la pandémie pour revendiquer depuis des années l'arrêt des suppressions de lits hospitaliers et aussi qu'on en recrée par milliers. Quant aux lits de réanimation, ils manquaient déjà, d'après le porte-parole des médecins urgentistes, « tous les étés, tous les hivers, tous les week-ends ».

En plein rebond du Covid, Castex raconte n'importe quelle fable pour tenter de masquer l'incurie du gouvernement, qui n'a fait aucun effort pour remettre à niveau les hôpitaux après la première vague. Il ferait mieux de la fermer, et d'ouvrir la bourse budgétaire.