L’agio saigne le malheureux

Le décret sur le plafonnement des frais bancaires pour les surendettés ou pour ceux qui sont inscrits au fichier de la Banque de France pendant trois mois consécutifs pour chèque en blanc, etc., a été publié. Désormais, les banques ne pourront plus ponctionner que 25 ou 20 euros par mois au maximum. C'est mieux que les agios astronomiques qu'elles pouvaient imposer, mais quand on est dans le rouge à cause du chômage et des bas salaires, chaque euro compte. Pour les banques, les pauvres, ça doit rapporter coûte que coûte.

Grandes surfaces, grands profits

Des petits commerçants refusent de fermer boutique, comme l'impose le nouveau confinement, d'autant que les grandes surfaces, en étant seules autorisées à ouvrir, vont faire exploser leurs profits. Face à la fronde, Castex a finalement interdit la vente de livres, vêtements ou fleurs dans les grandes surfaces, mais cela ne sauvera pas nombre de petits commerçants de la faillite.

La concurrence aveugle et féroce qui sévit dans l'économie capitaliste n'épargne personne. Abattre ce système serait dans l'intérêt de toute la société.

Tout un programme !

D’après un institut indépendant, Biden, le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine, a touché quatre fois plus de fonds de la part des plus grandes entreprises américaines cotées à Wall Street que Trump. Dis-moi qui te finance, je te dirai qui tu défends !

Choisir entre Trump, le milliardaire ultraréactionnaire, raciste, misogyne et Biden, financé par les milieux financiers et industriels, est un faux choix pour les travailleurs aux États-Unis. Face à deux représentants du capitalisme, ils ne peuvent compter que sur leur force collective pour se défendre et se battre.

État islamique et extrême droite européenne : deux bouts du même bâton !

Un jeune islamiste a tué trois personnes dans une église de Nice. Cet acte barbare, qui vient à la suite de l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, illustre le fait que les organisations terroristes, comme Daesh ou d’autres, veulent instaurer la peur et contraindre ainsi tous les hommes et les femmes habitant ou issus des pays dits musulmans à se ranger derrière eux.

Le gouvernement en France a aussitôt multiplié les déclarations de fermeté contre ce courant réactionnaire, durcissant du coup sa campagne anti-immigrée, aggravant encore les réactions racistes qui, de la droite extrême à l’extrême droite, s’en trouvent confortées. D’ailleurs, le même jour un individu se réclamant visiblement de Génération Identitaire, a été abattu par la police à Avignon après avoir menacé des maghrébins dans la rue avec une arme de poing.

Face à la barbarie islamiste, face aux politiques racistes, qui se développent et menacent ici, en France et dans les pays de l’Europe de l’ouest, la voie à suivre pour les travailleurs, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, c’est la solidarité de classe, pour combattre leurs exploiteurs communs.

 

Celio : encore des centaines de travailleurs à la rue

Celio, l’entreprise de prêt-à-porter masculin, a annoncé la suppression de plus de 380 postes et la fermeture d’une centaine de magasins. Celio, fondée en 1978, est devenue une marque connue dans les années 1990, ce qui a permis à ses fondateurs d’entrer dans le classement des 500 premières fortunes de France. Aujourd’hui, cette fortune est estimée autour de 300 millions d’euros.

Si l’entreprise va mal, c’est aux propriétaires de payer et non aux salariés, en prenant sur les profits accumulés pour maintenir les emplois.

Confinement : Macron n’est pas magique

Macron a donc annoncé un nouveau confinement jusqu’au 1er décembre au moins, dit-il. La seule chose qui sera autorisée sera globalement d’aller… au travail et à l’école pour les plus jeunes.

L’épidémie est en train d’exploser et les hôpitaux sont au bord de la rupture. Avec angoisse, les travailleurs hospitaliers voient se rapprocher le moment où il leur faudra faire des choix en triant entre les patients, faute de lits et de personnel suffisant. Cette deuxième vague était déjà prévue, mais Macron explique qu’il n’y a pas de « solution magique » pour doter les hôpitaux des moyens qui manquent, notamment en personnel.

Mais son gouvernement, dans la lignée des précédents, a participé à la destruction du secteur de la santé. Cela fait des années que les soignants alertent : à force de supprimer des lits, des services, du personnel, l’hôpital peut tout juste faire face en temps normal et sera dépassé en cas de crise exceptionnelle.

Nous y sommes, et les responsables de cette situation osent nous expliquer que si nous voulons être solidaires des soignants, il ne faut surtout pas sortir, sauf pour continuer à produire des profits pour le patronat.

Les décisions de « nos » ministres sont guidées par l’intérêt des classes riches.

Chiffres du chômage : les chiffres... et la réalité

Mardi 27 octobre, le ministère du Travail a publié les chiffres du chômage pour le 3e trimestre : moins 11 % pour la catégorie A, celle de ceux qui n'ont pas du tout travaillé. Même le gouvernement n'a pas osé s'en vanter trop, car il ne s'agit que d'un trompe-l'œil. D'abord, beaucoup de chômeurs n'ont retrouvé que quelques heures de travail : autrement dit, ils ont tout simplement basculé dans les autres catégories du chômage qui, elles, ont augmenté de plus de 26 %.

Mais surtout, la situation de l’emploi s'aggrave, avec de nouveaux plans de licenciements, comme chez Sodexo, qui vient d'annoncer 2 000 suppressions d'emplois. Et chaque jour, des annonces de ce type se multiplient.

Les chiffres officiels ne peuvent pas camoufler l'impasse dans laquelle l’économie capitaliste entraîne la population.

La crise ? Quelle crise ?

Tout n’est pas désolant dans la situation, puisque Édouard Philippe vient de trouver un emploi. Il entre au conseil d'administration d'Atos, une société de services numériques cotée au CAC 40, qui emploie 110 000 travailleurs dans 73 pays. Un petit boulot d'appoint pour l'actuel maire du Havre, qui pourrait toucher entre 40 000 et 50 000 euros par an pour assister à quelques réunions, en plus de ses indemnités de maire.