Le Covid terrasse la privatisation des transports

Faute de réponse à son appel d’offre, la SNCF conserve les lignes ferroviaires Nantes-Bordeaux ou Nantes-Lyon.

Les concurrents voulaient être sûrs que la gestion d’une ligne soit rentable. Devant les incertitudes liées à la situation sanitaire en plus des problèmes de maintenance des lignes, ils ont préféré renoncer. L’État doit donc repousser la privatisation, contraint par les lois du marché.

La Justice insulte les migrants et protège leurs ennemis

Les trois militants identitaires qui avaient été condamnés en 2019 à six mois de prison ferme et à des amendes pour avoir organisé et participé, avec une centaine de militants d’extrême droite, à une opération d’intimidation contre les migrants au col de l’Échelle dans les Hautes-Alpes, viennent d’être relaxés en appel. Mais à ce jour, les 7 militants soutenant ces migrants, poursuivis pour avoir manifesté en réponse à la mobilisation de ces identitaires, restent eux condamnés à des peines de prison pour « aide à l’entrée irrégulière d’étrangers ». Un choix révoltant parfaitement significatif.

Grève à la RATP contre le démantèlement des services

Ce jeudi 17 décembre, cinq syndicats de la RATP appellent à la grève contre le projet de mise en concurrence des différentes lignes de bus dans un premier temps, puis des trams et du métro dans un deuxième temps.

Les travailleurs des transports parisiens sont l’objet d’attaques contre leurs conditions de travail, sur leurs primes, les suppressions de postes. A cela s’ajoute une réforme de leur retraite en projet, qui devrait se traduire par un profond recul.

Derrière cela, il s’agit de rendre financièrement rentable le réseau de transport public parisien afin de pouvoir en vendre une partie au secteur privé.

La journée du 17 décembre permettra aux salariés du secteur de manifester leur opposition, espérons-le massive, à la politique de leur direction et du gouvernement.

Éducation nationale : vers une saignée des effectifs ?

Le ministère de l’Éducation vient d’annoncer qu’il va supprimer 1 800 postes d’enseignants dans le secondaire l’an prochain en prétendant compenser cette saignée par un recours massif aux heures supplémentaires. Et ce, alors que collèges et lycées accueilleront 43 518 élèves en plus ! Des suppressions de postes qui s’ajoutent à celles déjà opérées ces dernières années, et qui vont aggraver les conditions de travail des personnels et, du même coup, la qualité de l’enseignement des élèves. Moins de professeurs pour plus d’élèves : cette arithmétique à la sauce Blanquer mérite une sévère correction.

Paroles de percepteurs : les bourgeois sont de plus en plus riches

D’après les chiffres de l’administration fiscale, les comptes bancaires détenus par des Français à l’étranger s’élevaient globalement à 226 milliards d’euros. Et encore, il ne s’agit que des dépôts recensés ! Des fortunes qui sont essentiellement le fruit d’activités spéculatives. Oui, de l’argent il y en a sur les comptes de ces gens-là, et qui pourrait servir à la collectivité.

Smic peau de chagrin

La hausse du Smic du 1er janvier prochain ne sera que de 1 %, c’est-à-dire la stricte revalorisation imposée par la loi. Bien loin de l’inflation réelle, une augmentation de 15 euros par mois, soit 50 centimes par jour ! Un crachat du gouvernement aux smicards.

Pas le moindre « coup de pouce » donc alors que nombre de travailleurs au Smic subissent la précarité, les hausses de prix…

Aucun salaire ne devrait être inférieur à 1800 euros net. Tous devraient être indexés sur les prix. Mais pour imposer cela, nous devrons lutter. Et collectivement.

Bosch-Rodez : un plan de licenciements inacceptable

Le groupe Bosch menace de fermer son site de Rodez, qui produit des pièces pour moteurs diesel et emploie 1 300 salariés. Il justifie cette saignée par la baisse des ventes des diesels, entre autres suite au scandale des logiciels truqués... fournis par Bosch à Volkswagen.

Pourtant les travailleurs du site ont fait déjà des sacrifices, imposés pendant la crise sanitaire, avec le gel de leurs comptes épargne- temps et la réduction de jours de congés.

La multinationale Bosch, qui génère 78 milliards de chiffre d’affaires par an, se comporte comme tous ses congénères capitalistes. Au moindre retournement, ils jettent par-dessus bord leurs travailleurs.

Non aux licenciements!

Centres de rétention : le Covid en plus de l’enfermement

La contrôleuse des prisons a signalé un niveau d’hygiène chroniquement insuffisant dans les centres de rétention en France. Vingt personnes ont été diagnostiquées positives au Covid dans un centre du Pas-de-Calais, dix-sept à Lyon, entre autres. Des migrants s’y entassent en attendant leur expulsion repoussée du fait de la crise sanitaire.

Libérer les personnes enfermées s’impose. Mais Covid ou pas, le gouvernement poursuit la chasse aux pauvres, migrants ou pas.