Allégeance à l'horreur

Le groupe islamique Boko Haram vient de revendiquer le kidnapping de plusieurs centaines d’élèves au nord-ouest du Nigéria. Après le massacre de paysans dans une autre région du pays, il y a quinze jours, la population est de nouveau sous le choc.

Boko Haram a rallié les nombreux groupes armés, djihadistes ou bandits de grands chemins, qui se sont multipliés dans le pays, du fait, entre autres, de l’incurie du gouvernement. La barbarie des uns cumule avec l’incurie des autres. Elles s’alimentent l’une l’autre.

Les coups bas des uns et des autres

D’après une étude de la Commission européenne, les grands de l’industrie alimentaire imposent à la grande distribution leurs propres règles d’approvisionnement. Globalement les consommateurs y perdraient au minimum 14 milliards, tandis que les industriels se garantiraient des marges supplémentaires. Industriels et distributeurs se querellent peut-être, mais ce sont les consommateurs qui passent à la caisse.

Il ne suffit pas de passer le pont !

Le gouvernement va attribuer une enveloppe de 40 millions d’euros pour venir au chevet des ponts fragiles.

À la suite de  l’effondrement du pont de Gênes en Italie, une enquête avait révélé qu’en France, le nombre de ponts en mauvais état présentant des risques, atteignait 25 000… soit plus de 10 % du nombre total de ponts en France.

40 millions d’euros ramenés au nombre de ponts dangereux reviennent donc à attribuer 1 600 euros par pont…Pas de quoi se rassurer en passant d’une rive à l’autre.

 

Écologie : Macron et ses gros sabots électoraux

À la différence de ses prédécesseurs, Macron n’a pas encore organisé de referendum ; il vient d’annoncer qu’il le ferait pour introduire les « notions de biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique » dans la Constitution, le chapitre premier, a-t-il même dit. Une façon de tenter de faire oublier le reniement des promesses faites aux membres de la convention citoyenne pour le climat. Comme si la Constitution, où figure le droit pour tous d’avoir un travail et tant d’autres phrases creuses ajoutées par des générations de politiciens au service de la bourgeoisie, allait nous protéger des dégâts sur l’environnement et du pillage des ressources naturelles par les pollueurs et les prédateurs de la nature que sont les grandes entreprises françaises ou internationales !

Cette grosse manœuvre électorale, à la veille de la prochaine présidentielle, ne devrait pas tromper grand monde.

Les grosses ficelles de Blanquer

Blanquer vient d’annoncer qu’il n’excluait pas de supprimer les subventions à toutes les associations lycéennes, car celles-ci seraient sujets de polémiques…

Un truquage de plus, puisque ce qui est sujet à polémique, ce ne sont pas les subventions aux associations lycéennes en général, mais les 65 000 euros de subventions que le ministère de Blanquer a attribué à Avenir lycéen, un syndicat fantoche, nouvellement créé et télécommandé par l’équipe du ministre pour soutenir la réforme du bac de ce même Blanquer, rejetée par les élèves comme par les professeurs.

Nouvelle-Calédonie : nickel et pillage colonial

En Nouvelle-Calédonie, la colère a explosé à propos de la reprise d’une société de traitement du nickel, dont l’actuel propriétaire, Vale, veut se séparer. Des manifestants kanaks ont dressé des barrages et bloqué l’accès à cette usine, dénonçant à juste titre les tractations faites dans le dos de la population et des travailleurs du secteur.

Les multinationales de ce secteur, aidées par l’État français, n’hésitent pas à faire du chantage à l’emploi pour imposer leurs conditions dans l’exploitation de cette richesse. Elles récoltent ce qu’elles ont semé.

Inde : les travailleurs d’Apple se rebiffent

Non payés depuis des mois, contraints d’effectuer des heures supplémentaires, des ouvriers d’une usine produisant des i-phones ont en partie mis à sac le site du groupe taïwanais Wistron Infocomm Manufacturing. Une saine colère face à leurs exploiteurs et contre les actionnaires qui s’engraissent sur leur travail depuis toujours. La classe ouvrière, que la mondialisation a fait naître sur tous les continents, est plus que jamais à l’origine de la création des véritables richesses. Elle est aussi la classe dont la révolte collective permettra d’en finir avec cet ordre économique dans lequel une minorité d’exploiteurs s’enrichissent à milliards en accaparant le fruit du travail des ouvrières et des ouvriers.

Médaille du déshonneur

L’écrivain italien Corrado Augias a fait savoir qu’il rendait sa Légion d’honneur à la France, pour protester contre la remise, en toute discrétion, par Macron de la grand-croix de cet ordre au maréchal-président égyptien Al-Sissi lors de sa récente visite à Paris. Une pratique ancienne par laquelle tous les présidents français honorent les pires dictateurs depuis des décennies. Mais quoi de plus normal, pour ces gouvernants, que d’honorer en ces bourreaux de leur peuple des alliés… et surtout de bons clients des capitalistes français de l’armement.

Macron ainsi épinglé, il le vaut bien !