Afghanistan : victimes civiles d’une sale guerre

La multiplication des frappes aériennes de l'armée des États-Unis contre les talibans a amené une « hausse massive » des victimes civiles : +330 % depuis 2016, avec 700 civils tués dans les bombardements en 2019, d'après une étude d'une université américaine.

En 2020, depuis l'accord signé entre les Américains et les talibans en février dernier, c'est l'armée de l'air afghane qui a pris le relais et qui a fait plus de victimes civiles que jamais.

Football : carton rouge

Hier soir, mardi 8 décembre, au Parc des princes à Paris, ce sont les footballeurs professionnels qui, après un quart d'heure de jeu, ont donné un carton rouge à l'arbitre, et non le contraire comme habituellement. Les joueurs des deux équipes ont arrêté de jouer quand le quatrième arbitre a désigné un des entraîneurs de l'équipe turque du Basaksehir en des termes racistes.

Les joueurs des deux équipes sont rentrés au vestiaire, refusant de « jouer avec ce type sur le terrain », comme l'a déclaré Kylian Mbappé, qui porte les couleurs du PSG.

Cette réaction solidaire des footballeurs, d'habitude rivaux, face à la parole raciste, a spectaculairement montré qu'il est possible de réagir et de se faire entendre contre un tel fléau, qu'il faut refuser de tolérer.

Produits nettoyants : pas tout propres

Selon l'association de consommateurs UFC - Que choisir, qui vient de tester plus de 200 produits nettoyants, 44 % d'entre eux contiennent des composants toxiques, soit pour la santé des usagers, soit pour l'environnement.

Lessives, adoucissants, liquides vaisselle, détergents, etc. : ces produits d'usage quotidien peuvent contenir des éléments allergisants, polluants ou cancérigènes sans l'afficher sur l'étiquette, tant la législation à ce sujet est laxiste, en France comme en Europe. Et ce ne doit pas être mieux ailleurs !

Les profits des grandes et moins grandes marques sont ainsi mieux protégés que la santé de la population et que la nature. Le capitalisme, même quand il vend des produits nettoyants, est décidément un sale système.

Les marchands de mort en pleine vitalité

Les ventes d'armes des 25 plus grandes entreprises du secteur ont augmenté de 8,5 % en 2019, pour un chiffre d'affaires de 361 milliards de dollars. Si les entreprises américaines continuent à dominer le marché, très loin devant l'Europe et la Chine, les marchands de mort français ne sont pas en reste. Parmi eux, Dassault, dont les bénéfices ont augmenté de 50 % grâce au Rafale.

Tous ces milliards engloutis dans des engins tueurs sont utilisés dans des conflits meurtriers. Tandis que des secteurs vitaux, comme la santé, les transports publics, le logement ou même la production de produits alimentaires, sont à la traîne partout dans le monde.

Lufthansa : guerre aux travailleurs

Au moment où les ventes de billets d'avion reprennent en prévision des fêtes de fin d'année, la compagnie allemande Lufthansa supprime 29 000 d'emplois. Elle avait déjà taillé dans les effectifs de ses filiales au cours de l'automne.

Non contente de se débarrasser d'un quart de ses salariés, elle impose aux autres de renoncer aux primes de vacances et aux augmentations de salaires prévues pour 2021.

Les dirigeants syndicaux de Ver.di ont donné leur accord à cette attaque contre les travailleurs, en s'inclinant devant le chantage patronal, qui menaçait de procéder à des suppressions de postes supplémentaires s'ils ne signaient pas. Le syndicat des pilotes s'incline lui aussi, considérant qu'il faut aider sa direction qui déclare qu'il y a 1 100 pilotes de trop dans la compagnie et propose donc que des baisses de salaire « temporaires » se prolongent jusqu'en 2022.

Les 9 milliards d'euros donnés par les pouvoirs publics allemands à l'entreprise en 2020, c'était en quelque sorte une prime aux suppressions d'emplois.

Sissi à Paris : tapis rouge pour un dictateur

Du 6 au 8 décembre, le maréchal égyptien Al Sissi est en visite officielle à Paris. À son programme, des rencontres avec Macron, Castex, mais aussi avec Larcher, le président du Sénat, et Ferrand, celui de l'Assemblée nationale, sans oublier la maire de la ville Anne Hidalgo. Des dirigeants à la fois de droite et du PS.

Ce dictateur fait enfermer et torturer les opposants à son régime par dizaines de milliers, une attitude parfois critiquée du bout des lèvres par le gouvernement français, mais en réalité fermement soutenue. Car la dictature égyptienne est un excellent client pour les marchands d'armes français et un pilier de l'ordre impérialiste dans la région.

À tout saigneur tout honneur... C'est pour cela que l'on déroule le tapis rouge, rouge sang pourrait-on dire, sous les pas de ce criminel galonné.

Smic en berne

Les « experts » chargés de conseiller le gouvernement sur l'augmentation du Smic ont proposé une augmentation de 0,99 % au 1er janvier 2021, soit 11 euros net par mois. Le Premier ministre s'est empressé de dire qu'il suivrait cette minuscule recommandation.

Le prétexte est que l'inflation officielle n'est que de 1 %. En réalité, les prix des produits de première nécessité ont bien plus augmenté depuis le début de la crise sanitaire, en particulier l'alimentation.

Le gouvernement se répand en communication sur les difficultés des entreprises à cause de la crise du Covid. Face à celles des travailleurs dont le pouvoir d'achat diminue de jour en jour, il n'a qu'un mot : ceinture !

Les banquiers s’en prennent aux employés de banque

Après le plan de suppression de 235 postes lancé cet été dans sa division Financement et Investissement, la direction de la banque HSBC France s'attaque à nouveau aux salariés du groupe dans un nouveau plan de plus de 550 suppressions de postes. Elle réduit notamment de plus d'un quart les effectifs de sa branche Entreprises.

De leur côté, la Société Générale et le Crédit du Nord ont annoncé leur fusion débouchant sur la fermeture de 600 agences d'ici 2025, donc sur des suppressions d'emploi.

Opérée sous forme d'une « rupture conventionnelle collective » chez HSBC, c'est-à-dire avec l'accompagnement des représentants majoritaires syndicaux parmi les salariés et sous couvert de départ au « volontariat », et selon la formule « sans départ contraint » pour la Société Générale, c'est une nouvelle saignée dans les effectifs des salariés.

Les banques font assumer aux travailleurs les conséquences d'une crise dont ils ne sont nullement responsables, alors que les banquiers y ont, eux, une bonne part de responsabilité.