Brèves

Loi contre le séparatisme : de pire en pire

Brève
20/11/2020

Le projet de loi contre le "séparatisme" transmis par le gouvernement aux Assemblées prévoit, dans sa dernière version, un renforcement des mesures de répression contre ceux qui font l’apologie des actes terroristes, et crée un nouveau délit de mise en danger par diffusion. Il menace aussi les travailleurs des services publics, s’ils ne respectent pas en tous lieux la laïcité. Des termes suffisamment flous pour donner toute liberté, si on ose dire, à un gouvernement, quel qu’il soit, de réprimer.

Le projet ne contient même plus de mesures contre les discriminations, qui auraient donné prétexte à certains parlementaires de gauche pour l’accepter.

Cette loi contribue à montrer avant tout du doigt les musulmans et les travailleurs immigrés, en les confondant avec les terroristes, mais par ricochet, elle peut concerner l’ensemble du monde du travail. Contre de telles campagnes, les travailleurs ne doivent pas se laisser diviser.

Diffusion d’images de policiers : venez donc en discuter au commissariat

Brève
20/11/2020

Les journalistes ont eu un avant-goût de la loi dite de sécurité globale, lors de leur manifestation contre la limitation du droit de filmer ou de diffuser des images de policiers.

Deux d’entre eux ont été placés en garde à vue à l’issue du rassemblement devant l’Assemblée nationale, dont un pendant douze heures.

Ce fait qui a choqué, s’ajoutant aux réactions à des propos provocateurs du ministre de l’Intérieur Darmanin, a obligé le gouvernement à réécrire l’article contesté de la loi en ajoutant une nuance toute formelle qui garantirait « la liberté de la presse ». Mais on constate que la police n’a pas besoin de loi pour empêcher les journalistes de diffuser des images de leurs exactions.

« Aux chiottes ! » cette société

Brève
20/11/2020

En pleine pandémie du Covid-19, l’ONU rappelle que 4,2 milliards d’individus – près de deux personnes sur trois dans le monde - vivent sans pouvoir utiliser de W.-C. ou équipement relié à une forme de traitement des déchets. Et ce sont 3 milliards de personnes qui ne peuvent même pas se laver les mains chez elles faute d’installation qui le permettrait. Conséquence : chaque année 830 000 personnes meurent de maladies comme le choléra, la diarrhée, la dysenterie, l’hépatite A…

Cette société capitaliste  n’est même pas fichue de financer des besoins sanitaires élémentaires à la moitié de la planète. Elle mériterait un bon coup de chasse d’eau.

Pas d'arrêt dans la vague de licenciements

Brève
20/11/2020

Le fabricant de tubes Vallourec vient d'ajouter la suppression de 1050 postes répartis dans trois pays à la litanie des annonces de licenciements qui se succèdent jour après jour. Vallourec en avait déjà supprimé 900 il y a quelques semaines aux États-Unis…

La raison officielle, c’est la crise qui impacte l’industrie pétrolière dont Vallourec est un sous-traitant. Plus prosaïquement, les patrons font supporter les baisses de commandes aux travailleurs pour sauver leurs profits.

Les capitaux s’évadent, mais la société reste prisonnière du capital

Brève
20/11/2020

Le récent rapport de l’ONG Tax Justice Network indique que l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, dont certains sont situés au cœur même des grandes puissances capitalistes, coûte aux États 427 milliards de dollars par an en impôts non perçus. Un chiffre sans doute très largement sous-estimé tant le secret des affaires et l’opacité du secteur financier empêchent d’en mesurer vraiment l’étendue.

Multinationales et milliardaires déplacent des dizaines de milliers de milliards sans avoir à rendre de compte. Mais même lorsqu’ils paient des impôts, les États leur en reversent une très large part sous forme d’aides directes ou indirectes. Alors l’enjeu n’est pas que ces parasites paient quelques taxes auxquelles ils arrivent à échapper le plus souvent. Il est de les placer sous le contrôle des travailleurs et de les exproprier.

France : une paupérisation grandissante

Brève
19/11/2020

Les dernières données des associations caritatives confirment que la pauvreté, en forte hausse depuis la crise de 2008, s’est encore étendue depuis le déclenchement de la crise sanitaire. En vingt ans, le nombre d’enfants et de jeunes adultes vivant dans les foyers les plus modestes a augmenté de 42 %. Près de 10 millions vivent avec un revenu médian de 537 euros, soit la moitié du seuil de pauvreté. Une personne sur cinq est à découvert, une sur trois rencontre des difficultés à régler ses dépenses d'énergie, une sur deux sacrifie la qualité de son alimentation voire saute des repas. Quant aux sans domicile, ils sont 300 000, un chiffre qui a doublé en huit ans.

Un inventaire dramatique qui est un acte d’accusation de cette économie capitaliste. Et nous sommes parmi les pays dits riches de la planète !

G20 : les grands de ce monde et leurs amis

Brève
19/11/2020

La militante féministe Loujain Al-Hathloul est en prison depuis 2018 en Arabie saoudite pour avoir... conduit une voiture. Car dans cette dictature intégriste cette pratique était interdite aux femmes jusqu'à il y a deux ans, avant son arrestation. Emprisonnée sans procès, Loujain Al-Hathloul a entamé une grève de la faim depuis une vingtaine de jours pour protester contre ses conditions de détention.

Mais les grands de ce monde vont se retrouver et se congratuler en grande pompe ce week-end au G20, organisé cette fois en Arabie Saoudite.

Pour nos dirigeants, les contrats de ventes d’armes et autres valent bien de ménager cette dictature moyenâgeuse.

Le plan de relance européen en panne

Brève
19/11/2020

En apposant leur veto, la Hongrie et la Pologne sont accusées de faire capoter le plan de relance européen. Officiellement, les dirigeants hongrois et polonais reprochent à ce plan qu’il impose de respecter "l’État de droit" pour pouvoir bénéficier des aides européenne, condition que ni la Hongrie, ni la Pologne ne respectent. Une condition quelque peu hypocrite quand on sait, par exemple, les dictatures que soutiennent de par le monde des pays comme la France, où les mesures sont prises chaque jour pour restreindre les libertés.

En réalité, cette condition a été inspirée par des pays comme l’Autriche ou les Pays-Bas, défavorables à ce plan de relance européen, afin d’en bloquer le développement. Cette Union européenne est le champ de manœuvre de pays capitalistes en concurrence, comme le montrent ces gesticulations manœuvrières.

 

Selon que l’on est puissant ou misérable…

Brève
18/11/2020

Une étude universitaire a montré les écarts de surmortalité attribuée au coronavirus dans le département des Hauts-de-Seine. Elle est de 14 % pour les habitants de Boulogne, ville riche, mais de 64 % pour ceux vivant à Gennevilliers et de 93 % à Villeneuve-la-Garenne, villes populaires dont la population est pourtant plus jeune, mais qui vit dans des logements surpeuplés et est davantage exposée au virus dans les transports et au travail.

Ce virus est mortel, mais les inégalités que cette société creuse, tout autant.

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