Macron organise une cérémonie - une de plus ! - cette fois pour la commémoration du centenaire de la mise en place du « soldat inconnu ». Tué durant la guerre de 14-18, il symbolise les un million quatre cent mille soldats français morts au combat, parmi lesquels des dizaines de milliers jamais identifiés.
Dans la salle de l'Arc de Triomphe, à Paris, où fut inhumé ce soldat inconnu, on peut lire : « Ici repose un soldat français mort pour la patrie 1914-1918 ». C'est cette duperie que, depuis un siècle, on veut nous faire avaler.
« On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels », écrivit fort justement le romancier Anatole France dans le quotidien communiste L'Humanité en 1922, pour démystifier une guerre sanglante qui n'avait d'autre but que de repartager les zones d'influence de la planète entre grandes puissances.
Quand Macron déclare qu'« au fond, on se bat pour les mêmes valeurs » en 2020, que fait-il, si ce n'est préparer la jeunesse aux mêmes massacres entre peuples ?
Il faut s'en souvenir, à l'heure où la crise du capitalisme voit les foyers de guerre se multiplier.