Brèves

Profits bancaires, emplois précaires

Brève
09/11/2020

La Société Générale (SG) vient de faire état d'un bénéfice net de plus de 860 millions d'euros au troisième trimestre 2020, en augmentation de 10% par rapport à 2019. Sur le point d'absorber un de ses concurrents, le Crédit du Nord, les dirigeants de SG annoncent en même temps une coupe claire dans les effectifs qui va se traduire par la suppression de 650 postes. Et pour ce faire, ils ont mis de côté 450 000 euros.

Dans les remous de la crise, les gros requins de la finance dévorent ceux de leurs congénères les plus faibles, sans que cela n'étanche leur soif de profits. Et ce sont les salariés qui en paient la note.

Écoles : un protocole renforcé... pour la galerie

Brève
09/11/2020

Ce lundi 9 novembre doit entrer en vigueur le « protocole sanitaire renforcé » mis en place par Blanquer. Il se résume, dans le secondaire, à faire en sorte que les élèves ne changent pas de salle entre deux cours. La division des effectifs en demi-classes pour obtenir une distanciation acceptable n'existera, elle, que dans les lycées, tout du moins dans ceux où les directions l'ont organisée, parfois sous la pression des enseignants.

Mais aucune salle inoccupée dans d'autres bâtiments publics n'a été réquisitionnée, aucun personnel supplémentaire embauché ni pour aider à maintenir les distances ni pour assurer le nettoyage.

Après les protestations de la rentrée, les enseignants sont appelés à une grève nationale demain mardi, pour protester contre le mépris du gouvernement à leur égard, mais aussi et surtout pour imposer le respect de règles que les ministres nous présentent, à longueur de journée, comme vitales.

En Corée, des livreurs meurent d'épuisement

Brève
09/11/2020

Quatorze livreurs sont morts depuis le début de la pandémie en Corée du Sud, pas de la maladie mais de fatigue. Le chef de l'État a dû déclarer qu'il se pencherait sur leurs conditions de travail.

Qu'ils travaillent en camion, scooter ou trottinette, ces travailleurs dits indépendants sont des travailleurs précaires au service de grandes plateformes, via des sous-traitants en cascade. Ils ne sont payés que pour les seules livraisons, mais pas pour le tri des colis qui peut, pourtant, leur prendre entre six et huit heures par jour.

L'épidémie de Covid et les confinements entraînent un boom du e-commerce et, du coup, des profits de ces plateformes. Mais le capitalisme 2.0 prospère, comme celui du passé, sur l'exploitation, qui peut aller jusqu'à un épuisement mortel des travailleurs.

Pénurie de médicaments : 2020 battra tous les records

Brève
09/11/2020

En 2020, il pourrait y avoir en France 2 400 médicaments en rupture de stock, soit deux fois plus qu'en 2019 (environ 1 200) et six fois plus qu'en 2016 (environ 400). Ces ruptures ne durent parfois que quelques semaines, mais le plus souvent des mois, et concernent des médicaments essentiels au traitement des cancers, de l'épilepsie ou encore de la maladie de Parkinson.

Point commun de ces médicaments : ils sont anciens, donc devenus peu rentables pour les grands laboratoires, qui préfèrent produire les produits qui rapportent. Ils soignent leurs profits prioritairement.

Mélenchon 2022 : recyclage d'ampoule réformiste

Brève
09/11/2020

« Si tout va mal et que ça semble être nuit noire, il faut allumer une lumière pour qu'on se dise qu'il y a un bout du tunnel » : c'est ainsi que Jean-Luc Mélenchon a présenté l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle de 2022.

Alors que la crise du capitalisme s'aggrave de jour en jour, la seule perspective qui puisse permettre aux travailleurs de sauver leur peau, c'est de défendre leurs intérêts par leurs luttes et de remettre en cause toute l'organisation sociale. Prétendre que le changement viendra des urnes et d'un élu miraculeux, ce n'est pas éclairer l'avenir, c'est chercher à aveugler le monde du travail.

Balance ton protocole

Brève
06/11/2020

Il y a deux jours, le ministre de l'Éducation se déclarait opposé à ce que les classes soient dédoublées dans les collèges et lycées, comme le réclamaient les élèves et les enseignants, en colère contre l'absence de protocole sanitaire renforcé.

Jeudi soir, Blanquer a finalement revu sa copie. Il autorise les lycées à organiser les cours comme ils le souhaitent et à diviser les classes pour faire seulement la moitié des cours en présentiel. Ceux qui font le travail sont certes les mieux placés pour savoir comment fonctionner. Pour le faire changer d'avis, il a fallu quatre jours de grèves, de lycées bloqués dans différentes régions et de rassemblements devant les rectorats. Voilà un ministre qui ne comprend pas vite.

À bas les frontières et les barbelés !

Brève
06/11/2020

Dans le cadre des coups de menton sécuritaires censés lutter contre le terrorisme, Macron s'est mis en scène à la frontière franco-espagnole avec son ministre de l'Intérieur Darmanin. Il a annoncé le renforcement des contrôles aux frontières de la France, pour lutter contre l'immigration clandestine. Assimiler ainsi migrants et terroristes, Marine Le Pen ne l'aurait pas mieux dit.

Alors que les capitaux et les marchandises continuent à franchir les frontières sans problème, la liberté de circulation des personnes à l'intérieur de l'espace Schengen est remise en cause. Ces entraves visent des femmes et des hommes qui cherchent désespérément à échapper à la misère et à l’oppression. Mais elles pèsent aussi sur une majorité de la population, toujours plus fliquée.

Renforcer les frontières et les barbelés, traquer les déplacements avec des drones ultra-modernes, voilà l'avenir que nous offrent les dirigeants d'un système en faillite.

Marseille : deux ans après, rien n'est réglé

Brève
06/11/2020

Il y a deux ans, deux immeubles se sont effondrés dans le centre-ville de Marseille, tuant huit de leurs occupants. Cette tragédie révélait l'incurie criminelle des propriétaires de ces logements insalubres. L'un d'eux, Marseille habitat, vient seulement d'être mis en examen. La justice prend son temps !

Dans la foulée de l'effondrement, près de 5000 personnes avaient été chassées, en urgence et sans ménagement, de centaines de logements dangereux. 400 d'entre elles ne sont toujours pas relogées. Ce ne sont pourtant pas les logements vides à réquisitionner qui manquent dans les beaux quartiers.

Respect des puissants et mépris des petits : voilà bien la justice bourgeoise dans toute sa splendeur.

Cliniques privées, argent public

Brève
05/11/2020

Le président de la Fédération de l'hospitalisation privée s'est dit satisfait que le privé soit associé à l'hôpital public pour l'accueil des malades du Covid. Ce qui le réjouit, c'est que le gouvernement a « couvert nos risques par la garantie des recettes et la prise en charge de nos surcoûts Covid ».

Les groupes de santé privés tirent profit à la fois de la Sécurité sociale, qui finance les soins des patients, et de l'hôpital public, qui forme leurs médecins. Ils auraient dû être réquisitionnés dès le début de la pandémie pour être mis au service de la collectivité. Au lieu de cela, le gouvernement leur garantit qu'ils resteront rentables et pourront continuer à rémunérer leurs actionnaires.

Face à une situation sanitaire qui s'aggrave de jour en jour, l'imprévoyance du gouvernement n'est donc pas totale. Il a continué à démanteler les services de santé publique mais se préoccupe de la santé des actionnaires des groupes privés.

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