Brèves

Celio : encore des centaines de travailleurs à la rue

Brève
29/10/2020

Celio, l’entreprise de prêt-à-porter masculin, a annoncé la suppression de plus de 380 postes et la fermeture d’une centaine de magasins. Celio, fondée en 1978, est devenue une marque connue dans les années 1990, ce qui a permis à ses fondateurs d’entrer dans le classement des 500 premières fortunes de France. Aujourd’hui, cette fortune est estimée autour de 300 millions d’euros.

Si l’entreprise va mal, c’est aux propriétaires de payer et non aux salariés, en prenant sur les profits accumulés pour maintenir les emplois.

Confinement : Macron n’est pas magique

Brève
29/10/2020

Macron a donc annoncé un nouveau confinement jusqu’au 1er décembre au moins, dit-il. La seule chose qui sera autorisée sera globalement d’aller… au travail et à l’école pour les plus jeunes.

L’épidémie est en train d’exploser et les hôpitaux sont au bord de la rupture. Avec angoisse, les travailleurs hospitaliers voient se rapprocher le moment où il leur faudra faire des choix en triant entre les patients, faute de lits et de personnel suffisant. Cette deuxième vague était déjà prévue, mais Macron explique qu’il n’y a pas de « solution magique » pour doter les hôpitaux des moyens qui manquent, notamment en personnel.

Mais son gouvernement, dans la lignée des précédents, a participé à la destruction du secteur de la santé. Cela fait des années que les soignants alertent : à force de supprimer des lits, des services, du personnel, l’hôpital peut tout juste faire face en temps normal et sera dépassé en cas de crise exceptionnelle.

Nous y sommes, et les responsables de cette situation osent nous expliquer que si nous voulons être solidaires des soignants, il ne faut surtout pas sortir, sauf pour continuer à produire des profits pour le patronat.

Les décisions de « nos » ministres sont guidées par l’intérêt des classes riches.

Chiffres du chômage : les chiffres... et la réalité

Brève
29/10/2020

Mardi 27 octobre, le ministère du Travail a publié les chiffres du chômage pour le 3e trimestre : moins 11 % pour la catégorie A, celle de ceux qui n'ont pas du tout travaillé. Même le gouvernement n'a pas osé s'en vanter trop, car il ne s'agit que d'un trompe-l'œil. D'abord, beaucoup de chômeurs n'ont retrouvé que quelques heures de travail : autrement dit, ils ont tout simplement basculé dans les autres catégories du chômage qui, elles, ont augmenté de plus de 26 %.

Mais surtout, la situation de l’emploi s'aggrave, avec de nouveaux plans de licenciements, comme chez Sodexo, qui vient d'annoncer 2 000 suppressions d'emplois. Et chaque jour, des annonces de ce type se multiplient.

Les chiffres officiels ne peuvent pas camoufler l'impasse dans laquelle l’économie capitaliste entraîne la population.

La crise ? Quelle crise ?

Brève
29/10/2020

Tout n’est pas désolant dans la situation, puisque Édouard Philippe vient de trouver un emploi. Il entre au conseil d'administration d'Atos, une société de services numériques cotée au CAC 40, qui emploie 110 000 travailleurs dans 73 pays. Un petit boulot d'appoint pour l'actuel maire du Havre, qui pourrait toucher entre 40 000 et 50 000 euros par an pour assister à quelques réunions, en plus de ses indemnités de maire. 

Fusions-acquisitions : la valse des milliards

Brève
28/10/2020

En pleine crise économique, les géants des semi-conducteurs ont dépensé plus de 100 milliards de dollars ces dernières semaines pour fusionner les uns avec les autres. Dernier acte en date, AMD a avalé son concurrent Xilinx pour 35 milliards de dollars.

Ces grandes entreprises, comme celles d’autres secteurs économiques, ne savent que faire des milliards qu’elles possèdent, et elles cherchent encore à grossir aux dépens des concurrents pour récupérer leurs parts de marché, et du même coup leurs profits. Une opération tout à fait stérile pour la collectivité.

Pendant ce temps les États des pays industrialisés multiplient les plans dits de relance qui consistent à distribuer des centaines de milliards aux entreprises et à leurs actionnaires à fonds perdus, pendant que les hôpitaux croulent sous l’afflux de malades et crient au secours.

France-Turquie : tensions entre brigands

Brève
27/10/2020

Erdogan et Macron

Les relations entre les États turc et français s’enveniment un peu plus chaque jour. Après avoir dit à Macron d’aller se faire soigner, Erdogan a appelé au boycott des produits français. Macron, quant à lui, a rappelé l’ambassadeur de France à Ankara.

Chacun mène son jeu pour ses propres intérêts. Erdogan se pose en défenseur des musulmans pour faire oublier une situation économique intérieure catastrophique avec une inflation galopante. Quant à Macron, en bon défenseur de l’impérialisme français, il protège les intérêts des grandes entreprises françaises au Maghreb et au Moyen-Orient en marchant sur les plates-bandes turques, comme il le fait en Libye ou en Méditerranée en soutenant la Grèce.

Mais pour les classes populaires, c’est un jeu plus que dangereux car, en exacerbant le nationalisme, il engendre le poison de la division et les risques d’un possible dérapage guerrier.

Chili : un vote massif pour le changement

Brève
27/10/2020

Dimanche dernier, 25 octobre, les Chiliens ont voté très largement – à 78 % – pour élire une nouvelle Assemblée Constituante, chargée d'élaborer une nouvelle Constitution. Celle en vigueur aujourd'hui avait été conçue sous la dictature de Pinochet, en 1980. Les médias et les politiciens ont salué « un tournant historique ». Ils espèrent que cet espoir d'une nouvelle Constitution mettra fin aux manifestations massives qui ont éclaté il y a tout juste un an, contre la vie chère et les inégalités sociales.

De la part des travailleurs, ce « oui » au référendum exprime une profonde volonté de changement. Mais il ne faudra pas compter pour cela sur de « nouveaux » députés et une nouvelle Constitution, même remplie de phrases ronflantes. Les travailleurs devront s'organiser pour arracher des changements qui améliorent réellement leurs conditions d’existence.

Désarmement : la grande illusion

Brève
27/10/2020

L’ONU annonce que le traité sur l’interdiction des armes nucléaires, adopté par l’assemblée générale des Nations Unies en juillet 2017, entrera en vigueur dans trois mois. En effet, l’ONU avait besoin de la ratification de 50 pays, et l’a obtenue. Mais ce sont des pays sans armement nucléaire.

Ce traité sera sans incidence, puisqu’aucun des pays possédant l’arme nucléaire ne l’a signé. Ces États, dont la France, tiennent à leur arsenal en vue de conflits futurs, mais aussi pour les profits actuels des industriels de l’armement.

Jeunes en solde

Brève
27/10/2020

La ministre du Travail Elisabeth Borne a annoncé une hausse de l’aide versée aux entreprises pour l’embauche des jeunes issus des quartiers dits prioritaires : ce sera 7000 euros la première année, contre 5000 auparavant. Entre le chômage partiel, les exonérations de cotisations sociales et les aides ciblées, le patronat fait de plus en plus payer les salaires par la collectivité. Mais les profits sont pour lui !

Imprimer txt