Brèves

Disney : le règne de Picsou

Brève
01/10/2020

Le groupe Disney vient d'annoncer le licenciement de 28 000 travailleurs aux États-Unis, prétextant que les parcs d'attraction ne parviennent pas à rouvrir, en raison de la crise sanitaire. La direction parle d'une perte de 4,72 milliards de dollars pour le second trimestre de 2020.

Ces chiffres pourraient impressionner, sauf qu’il s’agit de la première perte du groupe depuis dix ans. Où sont passés les bénéfices de ces dernières années ? D'autant que, si le confinement a contraint les parcs d'attraction à fermer, il a fait bondir l'audience de la nouvelle chaîne de vidéos à la demande Disney +, qui compte près de 60 millions d'abonnés.

Il n'y a aucune raison pour que les travailleurs de Disney paient la crise : les profits passés et présents doivent servir à maintenir tous les emplois !

Droit de manifester : un mot creux !

Brève
01/10/2020

L'ONG Amnesty international a présenté mardi 29 septembre un rapport sur le droit de manifester en France, qui relève qu'entre juillet 2018 et juillet 2019, 11 203 interpellations ont eu lieu, suivies de gardes à vue, lors de manifestations, en particulier celles des gilets jaunes. L'ONG relève que la loi permet d'arrêter sur des bases plus que floues.

De tout temps, le droit de manifester dans les rues comme le droit de faire grève ont été un combat. Il a toujours fallu que les travailleurs se battent pour les conquérir et les imposer à des autorités qui ne cessent de tenter de les remettre en cause. Oui, sur ce terrain aussi, le combat continue.

La pauvreté explose

Brève
01/10/2020

Le Secours populaire informe que le nombre de ceux qui ont sollicité une aide a explosé pendant les deux mois de confinement, pour atteindre 1 270 000 personnes. C’est plus du double des chiffres habituels et 45 % des demandeurs ne s’étaient jamais adressés à l’association auparavant. « Nous n’avons jamais vécu une situation pareille depuis la Seconde Guerre mondiale », a dénoncé l’une de ses dirigeantes.

Aujourd'hui, ce ne sont pas les bombes ni une guerre qui privent une partie croissante de la population des moyens de vivre correctement. C’est la guerre sociale que les capitalistes et le gouvernement à leur service mènent, une guerre qui se mène à coups de licenciements et de fermetures d’entreprises, pour préserver les profits d’une minorité de riches actionnaires.

Zéro contrainte pour les pollueurs, c’est plus simple !

Brève
01/10/2020

Le gouvernement a fait voter une loi dite de simplification administrative qui, entre autres, autorise les entreprises à lancer la construction d’un nouveau site industriel avant que soient terminées toutes les enquêtes administratives quant à son éventuel impact sur l’environnement. Elle diminue aussi les délais de recours pour demander une concertation sur certains projets. Et, si elle reconnaît quand même que chacun a le droit d’être informé des risques auxquels il est soumis, cette possibilité reste limitée par l’obligation de respecter le secret des affaires.

Des réglementations existaient qui entravaient, un tout petit peu, la possibilité laissée à certains patrons de transformer une région en poubelle ou d’empoisonner l’eau ou le sol. Au lieu de les faire respecter, on les supprime tout simplement.

Mains libres, les patrons pourront s’en donner à cœur joie.

Violence policière ordinaire

Brève
01/10/2020

À Marseille, le procès en appel de deux policiers a eu lieu. Ils avaient été condamnés en mai à quatre ans de prison, dont deux fermes, pour avoir roué de coups dans une ruelle un adolescent de seize ans. Le tabassage avait été si violent que le jeune a, depuis, des problèmes de vue. Jusqu’au bout, ces policiers ont été couverts par leur hiérarchie, qui les a qualifiés d'« exemplaires »

Ce procès lève un coin du voile sur les pratiques de la police dans les quartiers populaires, surtout quand il s’agit de jeunes d’origine immigrée.

Sécurité sociale : la note et les moyens de la payer

Brève
01/10/2020

Mardi 29 septembre était présenté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Les comptes sont dans le rouge : le déficit serait passé de 5,4 milliards d’euros l’année dernière à 44,4 milliards cette année. En cause, entre autres, les licenciements, qui font fait baisser la rentrée des cotisations sur les salaires, le chômage partiel massif, car l’indemnité touchée par les patrons est exemptée de cotisations sociales, les achats massifs de matériel médical pour équiper dans l’urgence les hôpitaux…

Le ministre de la Santé s’est empressé d’affirmer que les dettes seront intégralement remboursées. Mais par qui ? Par les assurés, c’est-à-dire les salariés.

Ce n’est pas à eux de payer, mais au patronat, qui s’en sort très bien dans cette période, voire même qui en a profité.

Les marchands de canons et les galonnés chouchoutés

Brève
29/09/2020

Le budget de l’armée augmentera en 2021 de 1,7 milliard d’euros pour atteindre plus de 39 milliards. En quatre ans, il aura augmenté de 22 %.

Les interventions militaires de la France en Afrique ou au Moyen-Orient coûtent cher aux contribuables mais rapportent beaucoup aux industriels de l’armement et aux équipementiers. Une frégate, trois Airbus ravitailleurs, un satellite et plus de 170 blindés constituent les plus gros achats prévus.

Des milliards, distribués aux marchands de mort pendant que les hôpitaux, eux, en sont à compter leurs lits de réanimation pour sauver des vies...

Malus automobile : ça roule pour eux

Brève
29/09/2020

Le gouvernement vient d'annoncer que le malus pour les véhicules polluants va être alourdi : il pourrait passer de 400 à 1 000 euros. L’objectif serait, prétend-il, d’inciter les automobilistes à acheter des véhicules moins polluants.

Mais une fois encore, ce sont les classes populaires qui seront le plus touchées par cette mesure, qui va surtout faire les affaires des constructeurs automobiles et des assureurs, auxquels cela devrait rapporter quelque 980 millions d'euros en 2022.

L’environnement a bon dos !

Macron, père la morale coloniale

Brève
29/09/2020

En janvier 2017, Macron au côté du Premier ministre libanais de l'époque, Saad Hariri, auquel il n'avait alors rien à reprocher...

« J’ai honte » des hommes politiques au Liban, s’est exclamé Macron. Ce n’est pas leur corruption et leur clientélisme qui l’indignent, mais que la démission du Premier ministre libanais ait rendu impossible l’application du plan que Macron voudrait imposer aux Libanais.

Non, l’esprit colonial n’est pas mort, et Macron le perpétue.

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