Brèves

Coronavirus : pas de barrière pour les profits

Brève
25/09/2020

Les nouvelles mesures restrictives prises au nom de la lutte contre la covid-19 concernent un certain nombre de villes et de lieux, comme les bars et les restaurants, mais en aucune manière les grandes entreprises. Là, les travailleurs pourront continuer à s’entasser, de même que dans les transports en commun pour s’y rendre. Les actionnaires et autres bourgeois, les financiers et leurs profits sont protégés par les barrières efficaces érigées par ce gouvernement.

Total invente le plan de licenciements verts

Brève
25/09/2020

Total a annoncé la fermeture de la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne.

A la place, devrait s’installer un ensemble « zéro pétrole », une unité de fabrication de biocarburant et une usine de bioplastiques. On imagine que le qualificatif « vert » de ces unités justifiera tous les financements publics.

Mais en attendant, le groupe Total, riche à milliards, s’apprête à mettre à la porte au moins 150 travailleurs, si ce ne sont pas les 400 qui travaillent actuellement sur le site.

Alors « zéro pétrole » ou pas, pour les travailleurs, ce doit être « zéro licenciement ».

Argent sanglant

Brève
25/09/2020

Des associations portent plainte contre la BNP, la plus importante banque européenne, pour complicité de crime contre l’humanité, de génocide et d’actes de torture commis au Soudan.

En effet cette banque a continué de délivrer ses services bancaires au gouvernement soudanais, y compris entre 2002 et 2008, période pendant laquelle ce gouvernement menait la guerre au Darfour ayant fait plus de 300 000 morts.

La même banque avait déjà été poursuivie pour complicité de crime contre l’humanité à propos du génocide du Rwanda.

Si la BNP finance les régimes sanguinaires, c’est que cela rapporte copieusement. On dit que l’argent n’a pas d’odeur. Mais si, trop souvent il en a une: celle du sang humain.

Lyon : la solidarité au tribunal

Brève
24/09/2020

Pierre-Alain Mannoni, un universitaire niçois, était jugé par la cour d'appel de Lyon pour avoir transporté dans sa voiture trois jeunes migrantes d’Erythrée. « Je l'ai fait. J'étais content de montrer l'exemple à ma fille. Je n'arrive pas à imaginer comment j'aurais pu assumer d’abandonner ces jeunes femmes à leurs souffrances physiques et psychologiques », ajoutant « Évidemment, je le referais ! »

Pour cet acte tout simplement d’humanité, il risque cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. L’État français ferme ses frontières aux migrants qui fuient les guerres et la misère et, dans cette même logique, il menace d’emprisonner ceux qui les aident à survivre dans leur dangereux périple. La justice n’est pas du côté des juges, ni de ceux qui la commandent et nous gouvernent !

Promesses de Valéo, promesses pipeau

Brève
24/09/2020

Le trust équipementier automobile Valéo vient d’annoncer qu’il ne procéderait pas à des plans sociaux, des plans de licenciement, pendant deux ans en échange, promet-il, d’un gel des salaires. Il compte économiser ainsi 100 millions par an sur le dos des salariés.

Pas de plans de licenciements peut-être – et encore -, mais Valéo ne s’interdit pas pour autant de se débarrasser de travailleurs par des ruptures conventionnelles collectives ou des départs volontaires, comme il l’a déjà fait pour 2000 salariés au premier semestre.

Comme tous les autres groupes riches à milliards, Valéo fait la guerre aux travailleurs pour maintenir et même augmenter ses profits. Il faut que se prépare la riposte, tous ensemble.

Climat : ça n’a pas fini de chauffer

Brève
24/09/2020

Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie reconnaît que les compagnies pétrolières ne font à peu près rien contre le changement climatique.

Leurs prétendus « plans climats » consistent en général à investir des sommes minimes (de 1 à 5 % de leurs investissements) dans d’autres sources d’énergie comme l’éolien, pour faire joli sur la photo.

Pour le reste, elles ne répondent qu’à la logique du marché, c’est-à-dire de leur profit. Et beaucoup planifient d’augmenter leur production de pétrole et de gaz.

Les accords de Paris, dont les pétroliers se moquent, ne sont là que pour faire croire que les dirigeants des États prennent le problème de la protection de l’environnement à bras le corps. Mais qui peut y croire encore ?

USA : injustice institutionnelle

Brève
24/09/2020

Breonna Taylor, une jeune infirmière afro-américaine, avait été abattue chez elle au printemps dernier lors de l’assaut de la police. Un jury vient d’inculper un autre policier… qui avait tiré sur un appartement voisin, mais sans rien retenir contre les trois policiers qui avaient abattu Breonna Taylor. Ce jugement a, à nouveau, fait réagir des centaines de milliers de personnes pour faire entendre ce même cri de rage et de révolte : "Black lives matter" (La vie des Noirs compte)

C’est pas beau de balancer

Brève
24/09/2020

Les tests de positionnement en français pour les élèves de seconde comprennent des questions du type : « Comment vos professeurs vous donnaient du travail à faire ? » ou « Comment votre professeur vous faisait-il le retour  ?» (du travail envoyé pendant la période de confinement)

Le ministère s'abaisse à interroger les élèves pour contrôler le travail des enseignants.

On ne sait pas si Blanquer a prévu de donner un « mininuts » aux élèves qui se laisseront piéger par ce questionnaire tendancieux. Parions plutôt qu’ils passeront à des réponses aux questions plus sérieuses, comme par exemple: Pourquoi n’y a –t-il pas assez de professeurs ?

États-Unis/Chine : une guerre verbale lourde de dangers

Brève
23/09/2020

L'Assemblée générale de l'ONU a été l’occasion pour Trump de déverser jusqu’à la nausée ses accusations contre la Chine, qu’il rend responsable d’avoir voulu « infecter le monde ». Il est en pleine campagne électorale, et il cherche donc un moyen de faire oublier l’incurie de la première puissance mondiale dans la gestion de la pandémie et les 200 000 morts de son pays. Mais derrière ces rodomontades et ces pitreries, il y a la montée des mesures protectionnistes réelles, la guerre économique et commerciale que mènent les grandes puissances pour préserver leur domination. Et avec l’accélération de la crise, la menace d’une véritable guerre n’est pas que virtuelle.

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