Brèves

Les grosses ficelles de Blanquer

Brève
15/12/2020

Blanquer vient d’annoncer qu’il n’excluait pas de supprimer les subventions à toutes les associations lycéennes, car celles-ci seraient sujets de polémiques…

Un truquage de plus, puisque ce qui est sujet à polémique, ce ne sont pas les subventions aux associations lycéennes en général, mais les 65 000 euros de subventions que le ministère de Blanquer a attribué à Avenir lycéen, un syndicat fantoche, nouvellement créé et télécommandé par l’équipe du ministre pour soutenir la réforme du bac de ce même Blanquer, rejetée par les élèves comme par les professeurs.

Nouvelle-Calédonie : nickel et pillage colonial

Brève
15/12/2020

En Nouvelle-Calédonie, la colère a explosé à propos de la reprise d’une société de traitement du nickel, dont l’actuel propriétaire, Vale, veut se séparer. Des manifestants kanaks ont dressé des barrages et bloqué l’accès à cette usine, dénonçant à juste titre les tractations faites dans le dos de la population et des travailleurs du secteur.

Les multinationales de ce secteur, aidées par l’État français, n’hésitent pas à faire du chantage à l’emploi pour imposer leurs conditions dans l’exploitation de cette richesse. Elles récoltent ce qu’elles ont semé.

Inde : les travailleurs d’Apple se rebiffent

Brève
15/12/2020

Non payés depuis des mois, contraints d’effectuer des heures supplémentaires, des ouvriers d’une usine produisant des i-phones ont en partie mis à sac le site du groupe taïwanais Wistron Infocomm Manufacturing. Une saine colère face à leurs exploiteurs et contre les actionnaires qui s’engraissent sur leur travail depuis toujours. La classe ouvrière, que la mondialisation a fait naître sur tous les continents, est plus que jamais à l’origine de la création des véritables richesses. Elle est aussi la classe dont la révolte collective permettra d’en finir avec cet ordre économique dans lequel une minorité d’exploiteurs s’enrichissent à milliards en accaparant le fruit du travail des ouvrières et des ouvriers.

Médaille du déshonneur

Brève
15/12/2020

L’écrivain italien Corrado Augias a fait savoir qu’il rendait sa Légion d’honneur à la France, pour protester contre la remise, en toute discrétion, par Macron de la grand-croix de cet ordre au maréchal-président égyptien Al-Sissi lors de sa récente visite à Paris. Une pratique ancienne par laquelle tous les présidents français honorent les pires dictateurs depuis des décennies. Mais quoi de plus normal, pour ces gouvernants, que d’honorer en ces bourreaux de leur peuple des alliés… et surtout de bons clients des capitalistes français de l’armement.

Macron ainsi épinglé, il le vaut bien !

Loi sécurité globale, une présence policière démonstrative

Brève
14/12/2020

Des milliers de manifestants ont de nouveau dénoncé, ce samedi 12 décembre, la future « loi sécurité globale » et en même temps le projet de loi sur les « séparatismes » qui contient les mêmes mesures de restriction des libertés. À Paris, le gouvernement a mobilisé des milliers de policiers et transformé certaines rues en véritables souricières. Des dizaines d’arrestations ont été opérées frappant entre autres des collégiens, des lycéens et des journalistes.  

Cette mise en scène policière, massive, ostensible, vise à intimider tous ceux qui contestent la politique anti-ouvrière et pro-patronale de ce gouvernement. Mais elle n’empêchera pas, espérons-le, la colère de s’exprimer, ni dans la rue ni surtout dans les entreprises, au cœur même de l’exploitation.

Plan d’aide aux démunis : une aide à peine déguisée au patronat

Brève
14/12/2020

de Castries, président de l'Institut Montaigne, ancien PDG d'AXA

L’Institut Montaigne, un think tank dirigé par des financiers, propose un plan de 30 milliards d’euros pour venir, disent-ils, en aide aux plus pauvres.

Cet argent, sans doute bienvenu pour les plus démunis, distribué sous forme de chèques consommation ou de prêts garantis par l'Etat, n’est cependant pas complètement désintéressé. Il s’agit avant tout, selon cet institut, de soutenir des secteurs comme le bâtiment, la restauration ou l’alimentation.

Pour le patronat, charité bien ordonnée commence par soi-même.

Le Ghosn qui cache la forêt d'actionnaires

Brève
14/12/2020

La presse nous apprend que le fuyard Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault Nissan, serait dans le viseur du fisc français, qui aurait déjà effectué une saisie sur ses biens de 13 millions d’euros. Personne, encore moins parmi les travailleurs de Renault, ne versera une larme sur le sort de cet exploiteur-truand.

Mais cela ne doit pas nous faire oublier que les dirigeants actuels et les actionnaires de Renault mènent la même guerre aux travailleurs que Ghosn. Ils ont programmé la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France, menacent l’existence de plusieurs sites dont Flins, alors qu’ils ont empoché ces dix dernières années quelque 25 milliards de profits cumulés.

Accord de Paris : cinq ans d’impuissance après

Brève
12/12/2020

En 2015, les États signataires de l'Accord de Paris sur le climat s'engageaient, face aux menaces avérées de réchauffement climatique, à planifier des mesures pour le freiner. De simples déclarations d'intentions ne pouvaient guère infléchir le cours du réchauffement dès lors que les leviers de décisions sur l'économie restent aux mains des capitalistes. Quel que soit le climat, c'est le niveau des profits de la bourgeoisie qui sert de thermomètre.

Cinq ans après, le constat est là : le réchauffement s'accélère, les émissions de CO2 continuent et vont continuer d'augmenter, le financement nécessaire aux plans climat des pays pauvres reste dans les coffres des pays riches... La jeunesse a d'ailleurs manifesté contre l'inconséquence des gouvernements.

Le monde capitaliste est tout aussi peu capable de préserver la planète du réchauffement climatique que de mettre l'humanité à l'abri des crises, de la guerre et de la famine : il est vital de le renverser.

IVG en Argentine : une victoire mais le combat doit continuer

Brève
12/12/2020

Hier, 11 décembre, les députés argentins ont adopté la loi légalisant l'avortement, qui n'est jusqu'à présent autorisé qu'en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère.

En 2018, un vaste mouvement de manifestations avait déjà obtenu un vote favorable des députés, mais le Sénat avait mis son véto. Depuis, un tiers du Sénat a été renouvelé et Alberto Fernández, le président élu en 2019, a promis la légalisation de l'IVG dans sa campagne.

Ce vote marque une étape grâce aux milliers de militantes qui ont imposé le retour de la question dans l'agenda législatif à coup de mobilisations massives et de manifestations.

Leur combat n'est pas fini. Si elles obtiennent satisfaction en Argentine, ce sera un encouragement pour toutes les femmes d'Amérique latine, en particulier au Pérou, en Bolivie, etc., qui se battent aussi pour ce droit.

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