Brèves

Exécutions : Trump s’affiche en barbare

Brève
11/12/2020

Chambre de mise à mort

Le gouvernement des États-Unis vient de procéder à une nouvelle exécution. Un homme noir de 40 ans a été tué par l'État le 10 décembre pour avoir participé à un double meurtre quand il avait 18 ans. Cela n'a d'autre objectif que d'afficher la férocité inhumaine d'un système.

C'est la neuvième exécution fédérale (c'est-à-dire décidée par le pouvoir central à Washington et non par un des 50 États du pays) depuis juillet, alors qu'il n'y en avait eu aucune depuis 17 années et que, du fait de la pandémie de Covid, même l'État du Texas a suspendu les exécutions.

Quatre autres exécutions sont planifiées d'ici fin janvier quand Trump quittera la Maison Blanche. Trump en rajoute donc dans la mise en scène barbare, mais s'il peut le faire c'est que les lois de la soi-disant plus grande démocratie du monde le lui permettent.

Accès aux vaccins : le grand écart s’accélère

Brève
11/12/2020

Siège de l'OMS, à Genève

Pour faciliter l'accès des pays les plus pauvres aux vaccins, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a créé un fonds nommé Act-Accelerator, qui vise à recueillir 38 milliards de dollars. Pour l'instant, les apports des pays riches ne s'élèvent qu'à 9 milliards, insuffisants par rapport aux besoins minimum.

C'est une goutte d'eau comparée aux centaines de milliards mis sur la table par chacun des grands pays pour venir en aide au patronat. Des aides directes ou indirectes comme la prise en charge du chômage partiel. Et aussi une goutte d'eau par rapport aux fortunes accumulées depuis le début de la pandémie par les 650 milliardaires les plus riches des États-Unis : plus de 1 000 milliards de dollars...

L'accès aux vaccins des presque huit milliards d'habitants de notre planète est laissé entre les mains des capitalistes, de leurs hommes politiques et de leur loi du marché. C'est d'une absurdité criminelle. Mais c'est dans la logique d'un système fondé sur la loi du profit.

Capitalisme sous perfusion

Brève
11/12/2020

La Banque centrale européenne (BCE) vient d'annoncer qu'elle ouvrira encore plus les vannes du flot d'argent public dirigé vers la finance.

En mars elle avait, en plus de ses achats habituels de créances douteuses détenues par les banques, lancé un programme « exceptionnel » lié à la pandémie de 500 milliards pour racheter les dettes des grandes entreprises et des États qui s'endettent à grande vitesse cette année pour soutenir les grosses sociétés. Ce flux d'argent est à présent porté à 1 850 milliards d'euros disponibles jusqu'en 2022.

La BCE étend aussi jusqu'en 2022 les taux négatifs de -1 % pour les prêts aux banques, qui gagnent ainsi de l'argent en empruntant.

L'exceptionnel devient permanent. Le capitalisme ne peut plus fonctionner sans perfusion d'argent public. Un tel système mérite d'être remplacé par un autre, rationnel lui, au service de la collectivité toute entière, une société communiste au sens plein du terme.

Masques : tentative de camouflage

Brève
11/12/2020

Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé

Le Sénat révèle que des échanges de mails dans la haute administration montrent que le manque de masques dans les stocks de l'État à la veille de la pandémie est tout simplement dû à la volonté de l'État de faire des économies.

On savait déjà que le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, avait été alerté dès l'été 2018, par un rapport, de la nécessité de renouveler le stock de masques pour en avoir un milliard en réserve en cas de pandémie. Non seulement il n'en avait fait commander que 100 millions, mais on apprend maintenant qu'il avait, en plus, tenté de faire modifier ce rapport qui mettait en évidence cette carence de l'État.

Cela prouve qu'il était bien conscient du scandale que provoquerait la révélation de ces faits et que c'est consciemment que l'État a fait passer sa logique d'économies budgétaires avant la santé de la population.

Couvre-feu : les profits prioritaires sur la santé des travailleurs

Brève
11/12/2020

Ce qui serait normal

Castex vient d'annoncer que le confinement sera remplacé par un couvre-feu commençant à 20h.

Mais a-t-il prévu d'interdire aux entreprises d'imposer des horaires d'équipe, quand ils ne sont pas indispensables pour le fonctionnement de la collectivité ? Non. Car le gouvernement ne veut rien imposer au patronat. Peu lui importe que des millions de salariés prennent des risques avec leur santé, non seulement actuellement avec le Covid, mais en permanence avec des horaires décalés qui détraquent leur sommeil et leur vie sociale.

EPR : nouvelle technologie, vieilles recettes

Brève
11/12/2020

La centrale nucléaire de nouvelle génération EPR d'Olkiluoto, en Finlande, accumule les contretemps, qui dépassent ceux, pourtant multiples, du chantier de Flamanville. Une fin de chantier initialement programmée en 2009 - pour un coût de 3 milliards d'euros - est désormais reportée à début 2022, avec une facture estimée désormais à 10 milliards.

Le retard pris est tel que les installations déjà en place ont vieilli, avant même qu'elles aient produit le moindre kilowatt, et nécessitent des travaux supplémentaires.

Derrière le « fleuron du nucléaire français » d'Areva, ce sont les fonds publics qui épongent les surcoûts. L'État français va donc encore y réinjecter 600 millions d'euros dans les semaines à venir, qui vont gonfler encore plus les profits des géants de l'industrie nucléaire et du BTP.

Cosmétiques : nouvelle alerte sur un vieux danger

Brève
10/12/2020

La revue 60 millions de consommateurs vient de rendre publics les tests de 160 produits cosmétiques (crèmes hydratantes, gels douche, dentifrices, etc.) et constate que seuls 50 entre d'eux ne présentent aucun risque sanitaire. Les autres, contenant par exemple des perturbateurs endocriniens ou des produits cancérogènes, peuvent avoir des effets indésirables à moyen terme, et une trentaine cumulent plusieurs composants nocifs.

Cela fait des années que la sonnette d'alarme a été tirée par les associations de consommateurs, mais les industriels ne sont pas pressés de suivre leurs recommandations. Tant que les produits se vendent et que les profits rentrent, tout va bien pour eux !

Et les réprimandes des gouvernants à leur encontre restent de toute façon... cosmétiques.

Réfugiés en plein chaos

Brève
10/12/2020

Christian Fuchs/Jesuit refugee service

Un rapport émanant des Nations Unies, institution difficilement suspecte de contester l'ordre social, souligne que selon ses propres recensements, le nombre de déplacés et réfugiés dans le monde n'a jamais été si important - 80 millions de personnes - avec des déplacements forcés de population qui ont doublé au cours de la dernière décennie.

Des populations de plus en plus importantes sont contraintes de fuir les exactions, les persécutions, les guerres et la misère en Syrie, au Yémen, au Congo, au Sahel ou ailleurs, alors que les restrictions au déplacement et les fermetures de frontières se sont multipliées avec l'épidémie de Covid.

Un signe de plus de la faillite du système capitaliste.

Police : Macron calinothérapeute

Brève
10/12/2020

Place Beauvau à Paris, où se situe de le ministère de l'Intérieur

Le simple fait que, lors de son interview du 4 décembre, Macron ait reconnu du bout des lèvres la réalité des contrôles au faciès et des violences policières a irrité les syndicats de police.

Embarrassé par cette levée de boucliers, Macron s'est empressé d'écrire à ces dirigeants syndicaux leur promettant un « Beauvau de la sécurité » et une augmentation des crédits accordés à la police.

Ainsi la timide réaction de Macron à l'insupportable tabassage d'un Noir à Paris, le 21 novembre, et aux manifestations de protestation contre le racisme et la violence dans la police, se traduira par une augmentation de « l'encadrement et de l'équipement » pour améliorer « les conditions d'exercice » des forces de répression. Un encouragement pour les matraquages et les matraqueurs !

Imprimer txt