Brèves

Covid-19 : les parlementaires découvrent l’eau tiède

Brève
03/12/2020

La commission d'enquête parlementaire covid-19 a fait des découvertes « incroyables ». Elle nous réapprend que les stocks de masques ont été totalement négligés depuis des années, que les équipes de traçage sont dépourvues de moyens, et que l'établissement gérant les urgences est réduit à une simple « variable d'ajustement budgétaire ». Elle constate aussi que le déconfinement n'a pas été sérieusement préparé. Ces députés appartiennent tous à des partis, PS et LR en tête, ayant été au pouvoir durant ces années d'impréparation qu'ils dénoncent maintenant.

La crise sanitaire démontre la faillite de l'État. Pour s'en sortir, il ne faudra pas compter sur ces politiciens mais sur le personnel hospitalier et tous les travailleurs qui ont assuré le fonctionnement de la société depuis le début de la pandémie.

Le dictateur égyptien Al-Sissi en visite à Paris

Brève
03/12/2020

Al-Sissi, le maréchal dirigeant d'une main de fer l'Égypte, va être reçu officiellement à Paris par Macron ce week-end. Alors que la répression est sanglante en Égypte, le gouvernement français se targue d'avoir un « un dialogue franc et exigeant avec l'Égypte sur les questions des droits de l'Homme ». Hypocrisie ! Macron n'entretient avec son allié égyptien d'excellentes relations que pour assurer les profits des marchands d'armes.

Entre 2013 et 2017, la France y a ainsi devancé les États-Unis pour les ventes d'armement. En décembre 2018, la ministre des Armées, Florence Parly, a coupé le ruban symbolique pour l'ouverture du premier Salon d'armement égyptien aux côtés d'Al-Sissi. Et plusieurs entreprises françaises fournissent des outils de surveillance et de contrôle des foules au régime.

Cacao amer

Brève
03/12/2020

En 2005, six Maliens ont porté plainte aux États-Unis contre Nestlé et le géant de l'agroalimentaire Cargill. Ils avaient été capturés dans leur enfance et maintenus en esclavage sur une plantation de cacao de Côte d'Ivoire, où les deux trusts se fournissaient. Ceux-ci profitaient en toute connaissance de ce travail forcé. Il a fallu des années pour qu'une procédure s'engage. Le 1er décembre, Nestlé et Cargill ont demandé à la Cour suprême des États-Unis de mettre fin aux poursuites, l'un de leurs avocats affirmant : « Si on n'y prête pas garde, des poursuites de ce type vont proliférer, durer des décennies et porter atteinte à notre politique étrangère. »

Sensibles à ces arguments, l'administration Trump s'est rangée derrière les trusts. Les juges cherchent maintenant à les disculper en essayant de ne pas donner l'impression d'approuver l'exploitation des enfants. Aux États-Unis comme en France, ce ne sont pas les droits de l'Homme qui comptent, mais le droit des capitalistes à exploiter sans limite les travailleurs de tous âges.

Darmanin : après la matraque, le pipeau ?

Brève
02/12/2020

Obligé de changer de discours après l'indignation suscitée par les images des violences policières de la semaine passée et le succès des manifestations contre la loi de Sécurité globale, Darmanin ne désarme pas pour autant. Il se contente de proposer désormais de mieux former les policiers, plus longtemps, et de faire encadrer les jeunes recrues par des officiers plus expérimentés.

Mais le 23 novembre sur la place de la République à Paris, c'est un commissaire divisionnaire qui a été pris en flagrant délit de croche-pied à un homme fuyant les matraques. La brutalité des policiers n'est pas liée à un déficit de formation ou d'encadrement. Leur rôle est de maintenir un ordre injuste, au service des riches, et ils sont dressés pour écraser les pauvres. Quant aux ministres de l'Intérieur successifs, ils sont là pour les couvrir. À faire ce sale métier, ils le font salement.

Répartition du travail sans baisse de salaire

Brève
02/12/2020

35 000 emplois supprimés en trois mois selon le journal Le Monde, 72 000 emplois supprimés en 2020 selon Médiapart : une véritable saignée est en cours. Elle touche des petites entreprises en faillite comme des géantes riches à milliards. Et tout indique que les prochains mois seront pires.

Face à la crise, les patrons jettent les travailleurs par-dessus bord. Les centaines de milliards versés sous toutes les formes par l'État aux entreprises ont bien été encaissés, surtout par les grosses, mais ces sommes ne servent pas à sauver les emplois.

Son emploi est le seul moyen pour un travailleur et sa famille de ne pas sombrer dans la misère. Les milliards versés, comme les profits accumulés les années précédentes, doivent servir à maintenir tous les emplois en répartissant le travail sans baisser les salaires.

Privés d'école

Brève
02/12/2020

L'Éducation nationale a annoncé aux élèves d'une classe de CM2 de la ville de Mennecy (Essonne) que leur enseignante enceinte ne serait pas remplacée, faute de personnel disponible. Devant la colère des familles et du maire, l'inspection académique a finalement trouvé une solution... peut-être en privant d'autres élèves, ailleurs, d'enseignant.

Depuis des années, les gouvernements de toutes tendances ont multiplié les économies aux dépens de l'école. Celle-ci manque de tout : d'enseignants, d'agents d'entretien, de soignants, de surveillants, de matériel... La Covid a révélé ces manques de façon criante, avec l'impossibilité dans les établissements de mettre en place des groupes réduits.

Ce n'est pas pourtant une fatalité : parmi les millions de travailleurs au chômage, il serait possible d'embaucher et de former du personnel. Mais cela ne fait pas partie du "quoi qu'il en coûte" du gouvernement.

« L’ennemi principal est dans notre pays » (K. Liebknecht)

Brève
02/12/2020

En avril 2021, un exercice militaire impliquant plusieurs divisions des armées américaine, britannique et française est prévu. Le chef d'état-major de l'armée de terre française veut préparer ses troupes à « des engagements majeurs », car « l'incertitude stratégique s'est encore aggravée en raison de nombreux bouleversements politiques récents ». Ces galonnés au service des bourgeoisies impérialistes, friands des armes de destruction massive des marchands de canons, passent donc aux travaux pratiques.

La guerre ravage déjà certains pays. Les chefs militaires occidentaux en préparent ouvertement d'autres. Les grandes puissances ne peuvent mener aucune guerre juste. Face à leur politique, les travailleurs doivent se préparer... à mener le combat pour changer la société !

La bourse ou la vie

Brève
02/12/2020

La pandémie de Covid 19 a plongé des centaines de millions de personnes dans la pauvreté. Elle a fait augmenter les prix de la nourriture dans tous les pays. Selon l'ONU, 235 millions de personnes dans le monde, 40% de plus qu'il y a un an, auront besoin de l'aide alimentaire internationale d'ici la fin de l'année 2020.

Alors que les cotations en bourse des entreprises high tech s'envolent, enrichissant leurs actionnaires principaux sans qu'ils aient à lever le petit doigt, l'ONU prévoit déjà que les financements des programmes d'aide alimentaire seront en dessous des besoins.

Les uns se gavent pendant que les autres crèvent de faim : ce n'est pas la fatalité mais le signe d'un système failli.

Article 24 : un recul mais pas un changement de trajectoire

Brève
01/12/2020

Dans la manifestation du 28 novembre

La participation massive aux manifestations du week-end contre la loi de « Sécurité globale », le scandale du tabassage d'un producteur de musique noir par quatre policiers racistes ont obligé Macron à se mouiller. Tout en renvoyant la responsabilité de cette crise politique à ses sous-fifres, il a demandé une réécriture - c'est-à-dire une suppression toute diplomatique - de l'article 24 sur la diffusion d'images de policiers ou gendarmes.

Macron et le gouvernement ont reculé sur un article de cette loi mais c'est toute la loi qui vise à renforcer les moyens de surveillance sur la population ou les prérogatives de la police. La loi dite sur le séparatisme, en discussion à partir du 9 décembre, a exactement le même objectif : draguer l'électorat le plus à droite et renforcer encore plus l'arsenal législatif qui permet de mettre la population au pas. Mais la matraque, légale ou pas, n'arrêtera pas la colère et les manifestations qui l'expriment !

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