Échos des entreprises

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  La direction à l'attaque

Echo d'entreprise
14/05/2020

Même pas en rêve

En Hépato, la direction nous avait demandé de passer en 12h pendant la période du Covid, avec 6 patients par soignant. Mais depuis que le service n’est plus Covid, elle voudrait qu’on reste en 12h… mais avec 12 patients !

La ficelle est tellement grosse qu’on a refusé cette arnaque et obtenu de repasser en 7h36 dès cette semaine. On a eu bien raison de nous manifester et de montrer que c’est à nous de décider dans quelles conditions doit se faire la reprise.

Lessivés

À la Lingerie, depuis le début du Covid, on a plus de travail car dans les services il y a plus de tenues utilisées. Tout cela ne tient qu’avec les heures sup’, et ce régime est prévu tant qu’il y aura le Covid.

Les heures supplémentaires, c’est du bricolage précaire. Ce qu’il faut c’est embaucher.

Elle ne perd pas le Nord

En Hémato, certaines collègues habituellement de jour se retrouvent à travailler en 12h de nuit sans l’avoir vraiment choisi…La direction utilise la situation du plan Blanc pour régler les problèmes d’effectif qu’elle a habituellement de nuit, et qui n’ont rien à voir avec l’épidémie.

Si elle pense qu’on ne voit pas son manège… c’est raté.

Dassault - Argenteuil :  Non au retour à l'anormal

Echo d'entreprise
14/05/2020

NOTRE PRIORITÉ, NOTRE SANTÉ !

La production, que la direction n’a d’ailleurs jamais souhaitée arrêter, reprend donc petit à petit. L’objectif clairement affiché par la D.G. étant que nous soyons tous présents au travail, en juin prochain. Il est pourtant clair que plus nous serons nombreux, moins notre sécurité sanitaire sera préservée, d’autant que l’objectif de ceux qui orchestrent l’opé- ration est de donner la priorité à la production.

La nôtre, c’est de rester sain et sauf, quoi qu’il en coûte aux actionnaires. Et pour ça on ne peut compter que sur nous-même.

C'EST PAS NORMAL

Le PDG a d’ores et déjà planifié pour juin prochain, une « phase 3 » qui consisterait à un « retour à la normale », avec journée complète pour chacun de nous, et promiscuité assurée pour tous. Bref ces gens-là nous préparent un monde d’après comparable au précédent... avec le virus en plus.

Le retour à l’anormal, on n’est pas d’accord.

POUR RESTER SAIN, PRENONS NOTRE AVENIR EN MAINS

Avec la fin du confinement et la généralisation planifiée de la reprise d’activité, c’est le problème des transports en commun qui est insoluble. La direction a donné son avis : en gros que chacun se débrouille pour éviter de les utiliser, mais la débrouille n’est ni une solution, ni un remède, et certains parmi nous devront bien les utiliser. La promiscuité, inévitable dans les transports est source de contamination, celle-ci ne s’arrêtera pas à la porte de l’entreprise.

La situation est exceptionnelle. L’organisation du travail doit l’être également tant qu’un vaccin n’est pas disponible.

Renault Sandouville (Seine-Maritime) :  La haine des exploiteurs et la colère qu’ils craignent

Echo d'entreprise
14/05/2020

Suite au jugement du Tribunal, une campagne d’attaques a déferlé dans les médias. Bruno Le Maire, ministre de l’économie, ainsi que Laurent Berger, secrétaire de la CFDT, aux petits soins pour les capitalistes, ont qualifié « la décision de la CGT » d’irresponsable (rappelons qu’en fait c’est le juge qui a décidé !). À les entendre, la re-fermeture provisoire du site représenterait carrément un danger pour la reprise économique en France.

Le tir de barrage déclenché contre la CGT est destiné à atteindre les travailleurs de tous les secteurs qui, adhérents de la CGT ou pas d’ailleurs, ne sont pas prêts à accepter n’importe quelle condition de travail dans le cadre de la reprise générale de l’activité. Derrière tout cela pointe la hargne qu’aura le patronat contre les travailleurs combatifs et revendicatifs.

Puisque c'est ce qu'il craignent, préparons-nous à nous défendre tous ensemble !

Renault Sandouville (Seine-Maritime) :  Un patron qui ne dévie pas

Echo d'entreprise
14/05/2020

Le tribunal du Havre a condamné jeudi dernier la direction de l’usine de Sandouville à suspendre la reprise de la production en raison de mesures de protections insuffisantes face au coronavirus. Le tribunal avait été saisi par la Cgt du site.

La direction de Renault et ses soutiens se plaignent mais ce n’est pas pour rien que le tribunal a donné raison à la CGT. Tous oublient de dire que la direction du site a déjà été condamnée et rappelée à l’ordre par l’inspection du travail sur des questions de santé, de sécurité ou concernant les accidents, au nombre de 500 par an dans cette usine.

À leurs yeux, il n’y a que la bonne santé des actionnaires qui compte !

Alstom :  Les actionnaires à la manœuvre

Echo d'entreprise
13/05/2020

Le déconfinement à peine commencé, les patrons avancent leurs pions. Sous prétexte de manque à gagner à cause du confinement dû à l'épidémie, la direction du groupe Alstom annonçait la semaine dernière, une réduction importante des coûts. Elle entendait par là un arrêt des investissements et des recrutements et... un gel des salaires. Et ficelle un peu grosse, elle précisait dans la foulée que ce plan serait discuté « site par site ».

Lundi 11 mai, le même groupe, qui possède un site à Petite-Forêt, a présenté ses résultats. Le chiffre d'affaires a atteint 8,2 milliards d'euros l'année dernière. Pour la direction du groupe, c'est « un bilan très solide ». Après une année 2018 plus que mirifique puisque les actionnaires avaient touché 1,2 milliards de dividendes. La crise sanitaire, encore une belle opportunité pour les riches de vouloir faire les poches des travailleurs… s’ils se laissent faire !

Axa - Nanterre :  Avec le télétravail, l'offensive patronale

Echo d'entreprise
13/05/2020

IL N’Y A PAS DE PETITS PROFITS
    Depuis plus de deux mois, nous sommes quasi tous à être en travail à distance et cela va se poursuivre.
    Les frais d’électricité, de nourriture ont augmenté sans parler des frais Internet. La direction ne veut rien prendre en charge.
    Elle fait des économies sur notre dos. Le virus de la mesquinerie ne l’a pas quitte.

NOUS NE POUVONS PAS TOUT FAIRE
    AXA  Prévention a fait une fiche sur les relations parents-enfants durant le télétravail. Nous y apprenons que le télétravail avec l’éducation scolaire et les tâches domestiques ce n’est pas simple et que nous ne sommes ni Wonder Woman ni Super man. Quel scoop ! Le conseil est de ne pas se mettre la pression.
    Chiche ! Alors tout doux sur le boulot !

PAS DES PHILANTHROPES
    Trois DRH d’AXA invités en deux jours dans les médias. La direction ne cesse de répéter que près de 60 % d’entre nous avions un ou deux jours de télétravail par semaine avant la pandémie. Elle oublie d’expliquer que cette mise en place avait pour objectif d’économiser sur les mètres carrés en supprimant trois postes de travail sur dix. Et nous devons nous promener avec notre ordinateur portable pour trouver une place.
    Le télétravail c’est surtout une chance pour les actionnaires

 

Rennes (35) :  Sécurité Sociale

Echo d'entreprise
12/05/2020

DÉCONFITS

Pour beaucoup d’entre nous, le retour sur site ne devrait pas se faire avant un moment.

Que l’on veuille revenir ou pas sur site, notre priorité est un maximum de sécurité sanitaire pour tous.

 

DIRECTION PAS PRESSÉE NON PLUS

A l’URSSAF, le directeur s’est adressé au personnel, par webinaire. Ce qui en ressort,  c’est que le télétravail va continuer. Même si on a le choix de revenir au bureau, il ne faudrait pas que nous soyons nombreux.

Il faudrait réaménager les espaces de travail…des travaux en perspective.

 

TELETRAVAIL SOUDAIN ACCESSIBLE

Le passage au télétravail chichement accordé auparavant est devenu la règle.

Comme quoi rien n’est impossible !

 

PROTÉGEONS NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Il a fallu se débrouiller, pour certains s’occuper des enfants. Il n’y avait pas toujours de pièce adaptée, voire  séparée pour délimiter l’espace de télétravail, de siège conforme au travail sur écran. Les connexions laissent parfois à désirer…

A domicile, comme au bureau, faisons-nous entendre ! Mettons en place notre propre réseau d’expression !

 

UN NICOLAS REVEL AUX ORDRES

Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie n’a eu, semble-t-il, aucune hésitation pour décider de mettre à disposition du gouvernement entre 3 à 4 000 agents des CPAM pour le « contact tracing » sanitaire.

Alors que des milliers de postes ont été supprimés dans les caisses de Sécu, voilà soudain des milliers de postes encore disponibles, étonnant non !

 

SÉCUOUTAI

La Sécurité sociale a lancé une opération de communication baptisée #LaSécuEstLà sur les réseaux sociaux, pour témoigner de son engagement de service public pendant l’épidémie.

Et quand elle supprime des postes, bloque les salaires et ferme des accueils, elle est où la Sécu ?

 

Delpharm - Orléans La Source (Loiret) :  Une prime pour tous !

Echo d'entreprise
12/05/2020

La direction a accordé une prime pour ceux qui ont travaillé entre le 16 mars et le 10 mai. Elle est de 11 euros par jour pour ceux qui étaient à l’usine et de 5,5 euros pour ceux qui étaient en télétravail. Non seulement elle ne fait pas le compte après une année sans rallonge, mais en plus une partie des travailleurs du site en ont été privés. En effet, bien que leur activité soit essentielle et que la charge de travail des travailleurs du nettoyage se soit accrue du fait de la pandémie, ni Delpharm, ni Atalian l’entreprise de sous-traitance qui les a embauchés, n’ont jugé bon de leur octroyer la même prime que celle distribuée aux personnels intérimaires et embauchés.

C’est évidemment inacceptable.

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  La précarité, fléau à combattre

Echo d'entreprise
12/05/2020

A Hutchinson Châlette, comme dans bien d’autres entreprises, des travailleurs en intérim ont continué à travailler pendant le confinement. Avec la reprise du travail, ils se retrouvent souvent en fin de mission.

Les patrons ont fait appel à eux malgré les risques, et maintenant, la seule façon qu’ils connaissent de les remercier c’est de les mettre à la porte.

RTM Marseille :  Plein le dos !

Echo d'entreprise
12/05/2020

Maxi-ralentisseur : fournisseur attitré des hôpitaux.

Aux ateliers du métro, les ralentisseurs de type dos-d'âne sont très très efficaces avec les voitures et les camions de livraison.

Avec les charriots élévateurs, ils sont carrément trop trop efficaces.

Ce n'est pourtant pas le moment d'envahir les services d'urgence avec des lumbagos et autres tassements de vertèbres.