Échos des entreprises

Marseille RTM :  C'est mesquin !

Echo d'entreprise
12/05/2020

La mesquinerie n'a pas de limite.

Les congés posés avant le confinement ne peuvent pas être annulés.

Même quand on argumente que le voyage ou le déplacement prévu est annulé, c'est "circulez il n'y a rien à voir !"

Toulouse :  DERICHEBOURG : La bourse… et la vie

Echo d'entreprise
12/05/2020

Profitant de la crise sanitaire, la direction de ce sous-traitant aéronautique envisage de supprimer 700 des 1600 emplois à Toulouse. Elle vient de proposer un « accord de performance collective ». Le chantage est le suivant : soit les salariés acceptent de perdre définitivement le 13ème mois, les indemnités de transport, l’indemnité de repas (remplacée par des chèques repas) et le plan de licenciement qui devrait concerner 700 salariés serait reporté… au mois de septembre ; soit l’accord est repoussé et le plan sera appliqué… dès juin. En clair, « on vous laisse « choisir » de la date de votre exécution ».

C’est bien sûr inacceptable, d’autant que le groupe Derichebourg qui compte 36 000 salariés de par le monde n’est pas un groupe sur la paille. Mais comme pour tous ces parasites capitalistes, la seule chose intouchable, ce sont leurs profits.

Face à cette attaque et ce choix pourri, les travailleurs n’ont le choix que de se serrer les coudes, et relever collectivement le gant afin de défendre leur peau. Il n’y a aucune raison d’accepter ces licenciements, et par contre toutes les raisons d’exiger le contrôle par les travailleurs des comptes réels de l’entreprise. Et on vérifierait alors, qu’avec les profits accumulés depuis des années, les actionnaires peuvent très bien payer pour éviter ce plan de licenciement.

Blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont :  Un dévouement à moyens constants

Echo d'entreprise
11/05/2020

La blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont fonctionne à plein régime depuis le début de la crise. Si des activités ont été arrêtées au profit de services spécialisés dans le Covid, la mise en place d’un traitement spécial du linge « covid » a augmenté la charge de travail.

Une charge de travail qui a été absorbée par le dévouement des personnels, et lui seul, dans la mesure où aucun renfort n’a été prévu. Même dans ces conditions, l’État n’a donc pas débloqué les moyens nécessaires pour le faire. « Ils ont tenu » a martelé Edouard Philippe, lors de sa présentation du déconfinement à l’Assemblée nationale, en parlant des soignants et des personnels des hôpitaux. C’est vrai, mais malgré le gouvernement.

Urgences de l’hôpital de Charleville-Mézières  :  « Quoi qu’il en coûte », mais à qui ?

Echo d'entreprise
11/05/2020

On se souvient du discours de Macron à la veille du confinement : « La santé n’a pas de prix...le gouvernement mobilisera tous les moyens pour [...] sauver des vies. Quoi qu’il en coûte ». Il avait omis de préciser à qui il en coûterait surtout.

Les services de soins déjà exsangues avant l’épidémie, peinent toujours à obtenir le matériel médical indispensable à la lutte contre le virus. Après des décennies de saignée de leurs effectifs, sans embauche à la hauteur des besoins, les hôpitaux ont dû faire appel à des élèves soignants, aux retraités pour prendre en charge les patients.

Aux urgences de l’hôpital Manchester, parmi les soignants sous-payés, on voit des stagiaires réquisitionnés travailler jusqu’à 60 heures par semaine pour toucher à peine le SMIC, que l’on sait insuffisant pour vivre. Voilà à qui l’État bourgeois présente la facture de ses belles déclarations.

Pas sûr que des applaudissements et la promesse d’une petite prime suffisent à faire oublier les centaines de milliards offerts aux capitalistes qui n’ont que faire de l’intérêt général et de la santé de la population.

Leclerc (Sedan) :  Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne

Echo d'entreprise
10/05/2020

À Sedan, plusieurs salariés du magasin Leclerc ont dû prendre des arrêts pour garde d’enfants puisque les crèches et les écoles ont fermé mi-mars. Le revenu devait être maintenu avec d’un côté, le versement par la Sécurité sociale des indemnités journalières et de l’autre, le complément de salaire versé par Leclerc.

Mais pour certains travailleurs, toucher leur dû, c’est un véritable parcours du combattant.

Déjà en temps normal, compte tenu du manque de personnel, il faut attendre 28 jours pour qu’un dossier d’indemnité soit traité. Avec l’augmentation du nombre de demandes, on imagine bien ce que ça va être, d’autant qu’il faut récupérer l’attestation d’indemnité de la Sécu et la transmettre à l’employeur pour pouvoir toucher le complément de paie.

Quand on se souvient que les grandes entreprises ont juste à envoyer un mail pour voir reporter leurs « charges » sociales : on a de quoi voir rouge !

L'Oréal - Chevilly-Larue :  Les chiffres sont têtus

Echo d'entreprise
09/05/2020

La mairie d’Aulnay a été fière d’annoncer que L’Oréal lui a donné 21500 tubes de gels hydroalcooliques. À l’usine Soproréal, cela correspond à une production de 7 heures sur une seule ligne de tubes. Autant dire que durant déjà deux mois d’épidémie, l’usine est restée ouverte pour produire exclusivement ce qui rapporte des profits aux actionnaires !

Le témoignage d'une AESH :  Un silence du ministre criant de mépris

Echo d'entreprise
08/05/2020

Je suis AESH dans le Pas-de-Calais à Arras depuis 2014, c’est-à-dire que j’accompagne la scolarité des élèves en situation de handicap.

Il y a maintenant plusieurs semaines, le gouvernement a annoncé la réouverture des écoles pour le 11 mai. Et alors que la date de réouverture officielle se rapproche à grands pas, nous n’avons aucune nouvelle des conditions de la reprise pour nous AESH.

C’est une marque de mépris supplémentaire contre celles qui sont déjà embauchées très majoritairement avec des contrats précaires, un temps partiel imposé et dont la rémunération ne dépasse pas les 750 euros par mois pour 24 heures de travail hebdomadaire. Notre travail est pourtant indispensable car il rend possible la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Comme notre rôle est d’accompagner au plus près les enfants tout au long de la journée, en leur tenant la main, en leur chuchotant les consignes, en les aidant à manger, en les rassurant, en les prenant dans nos bras, surtout en maternelle, nous nous demandons comment faire pour empêcher la propagation du virus et garantir notre sécurité sanitaire.

Le fait de ne pas avoir d’information sur nos conditions de reprise montre que contrairement à ce que dit le gouvernement, son problème n’est ni de rouvrir les écoles au bénéfice des élèves les plus fragiles, ni de garantir la sécurité de celles et ceux qui devront reprendre le travail. Son problème c’est de faire des écoles la garderie du Medef, au mépris de notre santé.

Une AESH en colère – 4 mai 2020

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  Pénurie toujours

Echo d'entreprise
08/05/2020

Des petits trous, toujours de petits trous

Dans les Unités Covid, on reçoit désormais les surblouses récupérées et lavées pour les réutiliser. Mais beaucoup de surblouses reviennent trouées et sont donc immédiatement jetées.

Chez Emmaüs non plus, ils n'acceptent pas les fringues déchirées... à moins que cela ait changé depuis le passage de Hirsch.

 

On voit trouble

Les lunettes de protection contre le Covid sont, nous dit-on, à usage unique. Mais il y en a tellement peu qu’on est obligés de les désinfecter dans les bacs à décontamination, puis de les réutiliser.

Depuis le 17 mars, les friperies sont toutes fermées… sauf à Saint-Antoine.

 

Oursin dans les poches

Pour le déconfinement, la direction donnera deux masques en tissu pour tous les collègues qui prennent les transports pour venir à l’hôpital. Sauf qu'à moins de travailler un jour sur deux, c'est largement insuffisant pour avoir le temps de les laver et de les sécher.

Si elle veut qu’on vienne tous les jours, elle sait ce qu’il lui reste à faire.

 

Surblouses ? Toujours la loose

Pour pallier le manque, on a beau avoir essayé les surblouses lavées et à moitié déchiquetées, les sacs poubelles, les manchons, les kimonos… rien n’y fait, les surblouses à usage unique n’arrivent toujours pas en nombre.

Les défilés de mode, pourquoi pas. Mais alors qu’ils nous donnent du Christian Dior.

 

Dassault - Argenteuil :  Un virus dans la mer ?

Echo d'entreprise
08/05/2020

Dassault-Aviation a fièrement annoncé avoir été capable de livrer, mi-avril un avion de reconnaissance marine ATL2 dans les délais initialement prévus. On ignorait que c’était le genre de livraison indispensable au fonctionnement de la société pendant la pandémie.

Le virus des affaires n’a pas disparu chez les actionnaires.

Hôpital Pitié-Salpétrière - Paris :  Discours et réalité

Echo d'entreprise
08/05/2020

Pendant des semaines les soignants et les travailleurs en première ligne ont été privés de masques. Et voilà qu’à partir de cette semaine des millions de masques inondent les grandes surfaces : des jetables, des lavables, des masques du type chirurgical, d’autres pas.

Le gouvernement a communiqué sur la réquisition des masques début mars, qu'en est-il dans la réalité ? La loi de réquisition sur les logements vides, jamais appliquée, est là pour nous rappeler que nous ne devons pas nous fier aux discours et collectivement contrôler et demander des comptes.