Échos des entreprises

La Poste Caen (Calvados) :  Après la première semaine de confinement

Actualités de La Poste dans l'agglomération de Caen, édité le 24 mars

Echo d'entreprise
31/03/2020

À de Caen, il y a le centre de tri (Plate-forme Industrielle Courrier ou PIC, située à Mondeville en banlieue limitrophe de Caen) qui traite le courrier de plusieurs départements, et qui rassemble chaque jour de 50 à 120 postiers suivant les heures. Et puis il y a les PDC, plate-forme de distributions du courrier, qui ont été éclatées en plein de petites unités lors de réorganisations de ces dernières années. Même si aucune ne rassemble plus de 25 personnes, c'est justement en serrant plus les agents et en payant moins de loyer. En outre, dans les PDC, le travail des facteurs est précisément d'aller au contact des usagers. Dans les deux cas, le travail est contradictoire avec les demandes de confinement du corps médical.

Où est la sécurité ?

Mardi 17 mars, à la PIC, plus de la moitié des agents ont exercé leur droit de retrait. La raison est simple : alors que des mesures de confinements croissantes étaient annoncées par le gouvernement depuis jeudi 12 mars, alors que les postiers réclamaient eux-mêmes les précautions élémentaires depuis des jours, aucune mesure efficace n’avait encore été prise par la direction.

Résultat de cette réaction collective : dans l’après-midi la responsable sécurité mettait en place gel hydro-alcoolique, lingettes, etc. Comme quoi ils ne comprennent qu’une chose : c’est quand les travailleurs expriment leur colère collectivement.

Continuer, peut-être, mais dans quel but ?

D’après la direction locale et l’État, le travail des postiers serait indispensable d’où la poursuite d’activité. Il est vrai qu’il reste un petit flux de courriers utiles dans la période (courriers médicaux, colis alimentaires, etc.). Mais, pour la plupart des travailleurs de la PIC en tout cas, la blague ne prend pas. Les derniers jours de la semaine du 16 mars, la majorité du courrier qu’il restait à passer était constituée de publicités pour des magasins fermés : on voyait bien, alors, que le travail alimentait surtout pour les profits de La Poste. C’est inadmissible !

Les paroles s’envolent...

Pendant la crise sanitaire actuelle, il y a moins de courrier, et La Poste a fini par réduire la voilure. La PIC fonctionnera maintenant 3 jours par semaine. Dans les PDC, comme à Colombelles, en banlieue de Caen, où l'effectif est le plus gros du département, il n'y a que quatre jours de travail la semaine du 23 mars, et trois les semaines suivantes. Les directions locales disent aux travailleurs qu’on ne leur enlevera aucun RC (repos compensateur) ni CA (congés annuels) pour ce faire. Mais comme personne n'est habitué à de petits cadeaux de leur part, il y aurait une chose très simple à faire pour que les postiers soient convaincu : le mettre par écrit !

Airbus Helicopters :  Les femmes de ménage : rien ne change... sauf que c'est pire

Echo d'entreprise
31/03/2020

Après leur mouvement de lundi dernier, la direction d'Airbus a fourni quelques équipements, même si cela ne règle pas tout.

La charge de travail reste énorme, et s'il est déjà difficile de boucler sa tournée en temps "normal", c'est impossible en temps de crise sanitaire.

En tous cas, elles se sont fait respecter, et nous montrent la voie.

Airbus Helicopters :  Ils ont raison !

Echo d'entreprise
31/03/2020

Dans un atelier, certains ont quitté le travail jeudi. Ils ont eu raison.

Notre place n'est pas dans les appareils où nous nous croisons nécessairement, notre place est chez nous, à respecter le confinement.

Safran Helicopter Engines – Bordes (64)  :  Mensonges et mépris de la direction

Echo d'entreprise
31/03/2020

« On est déjà tous contaminé alors ça sert à rien de se protéger ». Voilà ce que certains membres de la direction rétorquent aux interrogations des travailleurs sur la nécessité de travailler en période de confinement. Et au mépris de la santé des travailleurs s’est ajouté le mensonge lorsque la direction avance que l’entreprise qui fabrique des moteurs d’hélicoptères pour l’armée doit absolument fonctionner car c’est nécessaire aux besoins sanitaires du moment. C’est se moquer du monde quand on sait qu’il faut des semaines pour monter ces moteurs.

Au mépris des exigences médicales, la direction a fait venir 50 travailleurs la première semaine de confinement, la plupart ouvriers embauchés et sous-traitants, avant de demander à environ 200 d’entre eux de reprendre cette semaine. Durant cette période, les travailleurs ont pu constater combien la protection des travailleurs intéresse peu la direction de Safran. Comme dans beaucoup d’autres entreprises les masques sont en nombre insuffisants, les écarts minimaux entre personnes ne peuvent être respectés en raison du travail même, on demande aux travailleurs de se rendre au travail en bleu et de repartir avec… au risque de ramener le virus à la maison.

Dans ces circonstances nombre de travailleurs prennent conscience que cette entreprise qui affiche des taux de profits records chaque année ne se soucie que du portefeuille de ses actionnaires. En concurrence avec d’autres géants tel qu’Airbus Helicopter sur certains contrats avec l’armée la direction cherche à démontrer à son client principal que  ce n’est pas la préservation de la santé publique qui l’empêchera de fabriquer ces engins destinés bien plus à tuer qu’à sauver des vies.

Airbus Helicopters :  À qui le tour ?

Echo d'entreprise
31/03/2020

Un malade, puis deux, puis trois au FAI. Des malades à l'unité carters.

Comme les tests sont réservés aux cas graves, la plupart de nos collègues sont en attente de dépistage, et c'est ce qui sert à nos responsables, médecine du travail comprise, pour dire : "pas de quarantaine, on n'est pas sûrs". C'est le principe de non-précaution.

Airbus Helicopters :  Il faut respecter le confinement !

Echo d'entreprise
31/03/2020

Alors que nous sommes dans la pire période pour le virus, nous rassembler sur site est une aberration.

Il faut absolument respecter le confinement, demandé par les soignants.

Arrêt de l'usine hors production vitale pour les appareils de secours à la personne !

Airbus Helicopters :  A bas la récupération !

Echo d'entreprise
31/03/2020

Pour ceux d'entre nous qui n'ont pas pu travailler la semaine dernière, la direction a prévu de nous faire travailler pour récupérer l'intégralité des heures, y compris samedi, dimanche et jours fériés.

Le virus n'a pas diminué la voracité de nos patrons, pour nous faire suer chaque heure... juste un peu plus tard.

RTM Marseille :  Depuis ses bureaux, la direction ne voyait pas d’urgence

Echo d'entreprise
31/03/2020

 Au début de l’épidémie, nous avons dû faire entendre notre mécontentement pour que la direction se décide à enfin prendre des mesures déjà prises sur d’autres réseaux : arrêt de la vente de tickets par le chauffeur de bus, montée des passagers par l’arrière, condamnation de la partie avant des bus, distribution de flacons de gel hydro alcoolique et de lingettes désinfectantes.

Pas pressée, la direction !

RTM Marseille :  Système D

Echo d'entreprise
31/03/2020

La distribution de lingettes a cessé au bout d’une semaine. Et depuis, nous nous débrouillons avec le gel hydro alcoolique et nos propres kleenex pour nettoyer le poste de conduite lorsque nous sortons un bus ou que nous relevons. Radine avec notre peau, la direction !

RTM Marseille :  Pendant que nous sommes au front, la direction regarde ailleurs.

Echo d'entreprise
31/03/2020

Alors que le nombre de bus en circulation a peu à peu diminué, certaines lignes sont restées très fréquentées. Certains bus ont donc continué à rouler bondés.

Les chefs ont alors commencé à dire, individuellement à chaque chauffeur, de se mettre en « spécial » et de ne faire que les descentes aux arrêts dès qu’il y a 20-25 personnes dans le bus. Mais ce ne sont pas des consignes officielles et il faut appeler à la radio à chaque fois pour prévenir.

Nous savons tous d’expérience qu’il n’est pas rare qu’une réponse à un appel se fasse attendre de nombreuses minutes… voire que personne ne réponde. Et nous savons tous aussi, que quand le bus est en « spécial », quand nous ouvrons les portes pour faire descendre des passagers, certains de ceux qui attendent se précipitent pour monter.

De plus, si un ou deux bus passent en « spécial », il y a de forts risques pour que la situation dégénère pour le collègue qui suit, s’il souhaite lui aussi ne pas prendre plus de monde.

En résumé, nous nous débrouillons, nous improvisons sans véritables consignes… et si la situation dégénère, nous sommes tenus pour responsables. Irresponsable, la direction !