Échos des entreprises

Oise :  Clermont : au Centre Hospitalier

Echo d'entreprise
24/03/2020

Guerre sans soldats

D’ordinaire les ASH sont en nombre à peine suffisant pour assurer toutes leurs tâches et notamment le maintien de l’hygiène.

A présent qu’il faut tout nettoyer et renettoyer, y compris les poignées de porte, il crève les yeux que nous avons besoin de plus d’ASH. Comment combattre le virus sans assez de « soldats », pour reprendre le vocabulaire guerrier de Macron ?

Il faut d’urgence en embaucher.

Politiques criminelles

Le nombre de lits d’hospitalisation est passé en France de 11,5 pour 1 000 habitants à 6,5 en 40 ans.

Dans le pays, à 20h, des gens ouvrent leurs fenêtres et applaudissent les soignants qui luttent en première ligne pour sauver des vies.

Cela ne dédouane absolument pas tous ces ministres et présidents qui ont supprimé ces lits d’hospitalisation.

Les héros ne vivent pas que d’eau fraîche

Le gouvernement a sorti des milliards par centaines pour les banques, les spéculateurs et les grandes entreprises, avant même que ces capitalistes ne souffrent de la situation actuelle.

Mais pour augmenter les salaires des hospitaliers qui revendiquent depuis des mois, il n’y a que de vagues promesses…

Pour les 300 € par mois, il faudra se mobiliser.

Gironde :  Echos de la Polyclinique Bordeaux-Nord Aquitaine

Echo d'entreprise
24/03/2020

UNE NÉGLIGENCE COUPABLE

Au moins jusqu’à lundi 23 mars, à l’entrée de la clinique, au moment de la prise de poste, il n’y a pas de test pour le personnel, pas même une prise de température, comme cela se pratique pourtant dans les Ehpad depuis le début de l’épidémie.

Pour un lieu de travail concentrant plus de mille personnes, personnel et malades inclus, et où toutes les contaminations sont possibles, cette précaution paraît bien indispensable, et même, élémentaire.

Dans un établissement des soins, on ne peut pourtant pas dire que cette mesure serait compliquée à mettre en place !

 

C’EST DU VOL

La semaine dernière, des arrêts de travail ont été accordés par la direction à la demande des personnes qui avaient à garder leurs enfants.

Mais à la fin de la semaine, changement de ton : la direction du personnel a contacté les personnes concernées pour leur dire que les jours d’arrêt seraient prélevés sur les congés payés ou les récupérations pour les jours fériés, et que cela concernait même les jours déjà accordés.

C’est de l’arnaque totale !

 

IL Y A LOIN DES PAROLES AUX ACTES

Malgré les discours officiels, travailler et assurer la garde des enfants reste un casse-tête pour les personnes employées dans les établissements de soins.

En effet, les écoles où on peut déposer ses enfants sont parfois éloignées du domicile, et les horaires de garde scolaire ne coïncident pas avec les horaires de travail.

C’est bien gentil, les hommages officiels et dans les médias, mais ce serait mieux d’organiser les choses de manière à leur faciliter réellement la vie.

CHU d’Angers :  De quoi être révoltés !

Echo d'entreprise
24/03/2020

Au CHU d'A1ngers, nous sommes toutes et tous sur le pont, à faire le maximum pour contribuer à enrayer la maladie.

Ce qui est rageant, c’est que bien avant l’épidémie de Covid 19, l’hôpital était déjà « à l’os ». Depuis des mois, tout le personnel, des ASH aux médecins, ne cessait de le dénoncer. C’est la raison de fond de la grève des Urgences, démarrée il y a plus d'un an, et des grèves qui se sont multipliées dans différents services (ambulances, pneumologie, maternité, laboratoires, neurochirurgie, etc.). Partout, la sonnette d’alarme avait été tirée. Car partout, c’est le même manque d’effectifs et de matériel, le même épuisement des salariés du fait des heures supplémentaires notamment.

Macron ose déclarer maintenant que « la santé n'a pas de prix »... Mais pour les gouvernants, à genoux qu’ils sont devant le grand patronat, la santé n’est qu’une marchandise comme une autre. Macron comme ses prédécesseurs l’ont prouvé encore et encore, en ponctionnant les budgets publics pour fournir des milliards aux capitalistes et aux banques qui font du gras sur les crédits aux hôpitaux.

 

Iveco - Annonay (Ardèche) :  Des préparatifs de reprise scandaleux

Echo d'entreprise
24/03/2020

Une chaîne de montage d'Iveco

     Dans la presse, Iveco a annoncé la fermeture de l'usine d'Annonay jusqu'au 27 mars inclus. C'est un mensonge éhonté. Les ouvriers du nettoyage ont été convoqués dès vendredi 19 mars, ce que certains ont refusé.  À partir de lundi 23, des ouvriers du nettoyage, une minorité d'ouvriers de plusieurs ateliers et les employés des bureaux ont dû se rendre au travail. Des masques fournis étaient sensés tenir toute la journée, ce qui est un autre mensonge. Des délimitations ont été tracées dans les vestiaires ou les sanitaires pour, prétendument, maintenir les ouvriers à distance. Mais les présents sont bien conscients que ces précautions sont bidons. Si l'usine repart, ce sont des centaines d'ouvriers qui se serreront dans les ateliers.

     L'épidémie s'intensifie, les mesures de confinement se durcissent, il n'y a rien d'urgent à sortir des bus... mais Iveco s'en moque. La famille Agnelli, principale actionnaire de Fiat et Iveco, a maintenu l'activité de ses usines italiennes le plus longtemps possible, jouant avec la santé des ouvriers. Ceux-ci ont répondu par la grève et ont forcé Fiat à fermer. Les travailleurs d'Iveco, non plus, n'ont pas à se mettre en danger pour que les Agnelli engraissent un peu plus.

PSA - Poissy :  Attention, PSA a une banque à la place du cerveau

Echo d'entreprise
24/03/2020

PSA se prépare à rouvrir les usines du groupe alors que le virus n’est pas sous contrôle dans le pays.

À Poissy, se retrouver à 3 000, les uns sur les autres c’est prendre un risque énorme de se contaminer et ensuite de contaminer notre famille. Tout ça pour fabriquer des voitures?

Pour défendre notre peau, il sera nécessaire de se mobiliser collectivement pour imposer à la direction de rester chez nous.

La direction est irresponsable, pas nous!

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  Les X-men contre le Bouffon Vert

Echo d'entreprise
24/03/2020

Macron a qualifié de « héros » les personnels hospitaliers qui continuent de travailler pendant l'épidémie. Mais ce qu'on réclame depuis des années, ce ne sont pas des supers-pouvoirs, c'est du personnel en plus, une hausse des salaires et du matériel décent.

À croire que son super-pouvoir à lui, c'est le super-mépris.

Michelin - St Doulchard (Cher) :  A rendre les vautours jaloux

Echo d'entreprise
24/03/2020

Le groupe Michelin réfléchit, au vu de ses prétendues difficultés économiques, à ne pas verser en mai comme prévu, voire de supprimer l’augmentation générale de 1% et les augmentations individuelles de 1,7% en moyenne, alors qu’il a réalisé 1,7 milliard de profits en 2019.
Une rapacité sans bornes.
On nous dit qu’il y aura un avant et un après coronavirus. De la part des exploiteurs, l’après s’annonce pire. Préparons-nous à riposter !

Michelin (Clermont-Ferrand) :  La course irresponsable au profit

Echo d'entreprise
24/03/2020

Au nom des « besoins de services publics » Michelin maintien certaines productions, entraînant la présence de plusieurs centaines de travailleurs dans les ateliers.

Ainsi à Clermont-Ferrand, des salariés travaillent pour produire des pneus pour les métros.

Même en admettant qu’il y ait un réel besoin, ce n’est pas le besoins du service publics qui justifie que la production soit maintenue malgré les dangers sanitaires pour ceux qui viennent à l’usine. C’est à cause de la politique de Michelin de limiter les stocks et de produire à flux tendu au point de ne pas pouvoir arrêter la production pendant quelques semaines !

Eurométropole de Strasbourg :  Ceux qui font et celui qui parle

Echo d'entreprise
24/03/2020

Eboueurs de l'Eurométropole (wikipedia)

À l'Eurométropole, nous sommes nombreux à encore travailler sans le matériel de protection nécessaire : ceux qui accueillent les enfants des soignants, ceux qui sont en contact avec le public, les balayeurs, les éboueurs. Il est indispensable que nous soyons protégés, et s’il y a un problème de matériel, l’organisation du travail doit s’adapter.

Car pour expliquer cette situation, le président de l’Eurométropole Robert Herrmann a dit que dans un contexte de pénurie de matériel de protection priorité devait être donnée aux personnels soignants. Opposer différentes catégories de travailleurs entre elles, c’est plus facile que de mettre les moyens matériels pour régler le problème pour tous.

Et c’est fort de café venant d’un homme qui fait partie de ce monde de politiciens bourgeois responsables des politiques locales et nationales de destruction de l’hôpital public et des services utiles à la population.

Dijon :  Une semaine à l’usine TPC de Saint-Apollinaire

Echo d'entreprise
24/03/2020

Il y a d’abord eu le télétravail

Comme quoi, toutes les théories sur la sécurité, la peur des hackers, la protection des données sont autant de discours qui ne tiennent à rien.

Pour s’en convaincre il n’y avait qu’à voir le nombre de collègues qui sont partis avec leur PC sous le bras et qui plus est, avec toutes les infos « secrètes » qu’ils contiennent.

 

Les lampistes de la production.

Le but du télétravail est d’éviter les déplacements et par là, le développement du corona. Sous-entendu, il est plus dangereux pour soi et les autres de venir au travail que de rester chez soi.

Merci pour ceux qui restent, les lampistes de la production.

Mais, virus ou non, c’est quand même à l’usine qu’on a le plus de chance d’y rester soit en ayant un accident soit en respirant des produits nocifs.

Et il n’y a en général pas grand monde pour s’en offusquer.

 

Pour la direction, pas question de fermer l’usine

Dès mardi, malgré toutes les absences de personnel, les fournisseurs en chômage, les personnels étrangers à TPC, interdits d’entrée, pour la direction, il n’était pas question de fermer l’usine.

Entre le discours de la direction servi aux délégués et ceux du gouvernement, pas de différence.

Le virus est dangereux mais si vous savez vous laver les mains pas de problème.Trop facile !

 

Direction et gouvernement ont les mêmes buts.

Mercredi, nous comprenons que nous serons sacrifiés. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas facile à accepter. C’est à la haute fiab que les collègues réagissent le plus, jusqu’à faire descendre le DG.

Il s’accroche à ses certitudes malgré tous nos arguments qui valent bien les siens.

A ce jour, seul le confinement total à la chinoise a fait ses preuves ; tout le reste va contre la volonté de vaincre le virus rapidement, en jouant avec nos vies pour ne pas mettre en péril la bourse.

C’est pour défendre ces mêmes intérêts que les hôpitaux ont été vidés de leurs moyens

 

Jeudi, la cour est pleine.

Cette fois bien décidés à dire ce que nous avions sur le cœur, il ne nous aura fallu qu’une dizaine de minutes pour nous nous retrouvions, l’ensemble du personnel, dans la cour pour interpeller qui le DG, qui la RH, qui l’infirmière.

C’était chaud, une vraie colère.

Le DG n’entend rien, mais profite de ce que nous soyons tous là pour nous expliquer les gestes barrière, qu’il faut se laver les mains, garder nos distances etc… tout ce que nous savons déjà. Limite insultant !

 

Sans illusion.

Une chose est certaine après cette altercation avec la direction : quand il s’agit de nos intérêts propres, il ne faut pas s’attendre à ce que la direction soit d’accord avec nous.

La meilleure solution est de prendre nos responsabilités et de faire ce qui nous semble bon pour nous.

Cela a un prix mais il faudra en passer par là si on ne veut pas être les éternels sacrifiés.