Échos des entreprises

Prime Covid :  Une arme pour diviser les travailleurs

Echo d'entreprise
30/08/2020

Le bloc opératoire de Chaumont est dirigé par la clinique, mais dans les locaux de l’hôpital. Les agents chargés de la désinfection sont des salariés d’une entreprise sous-traitante. Dans les locaux de l’hôpital public, il y a donc deux étages de sociétés privées qui se servent des infrastructures publiques pour faire du profit.

Ces salariés chargés de la désinfection, n’ayant pas le même « statut », n’ont pas eu droit à la même prime Covid. Au lieu des 1500 € annoncés dans les médias, ils n’ont eu en général que 500 €, dont 200 € en bons d’achat ! Bons d’achat qui ne permettaient même pas de faire des courses n’importe où.

Même quand les capitalistes font semblant de faire un cadeau, c’est avant tout pour nous diviser.

CHU Rouen (Seine-Maritime) :  Agents doubles !

Echo d'entreprise
29/08/2020

Cet été, certains agents présents sur le planning, n’étaient pas là le jour dit. Après enquête on s’aperçoit qu’ils sont bien là, mais dans un autre service ou sur un autre quart.

C’est ce qui arrive quand, à force de mutualiser les équipes, les yeux des cadres se croisent et finissent par voir double.

Il n’y a que la direction pour croire qu’une mutualisation c’est une multiplication.

Fermeture de magasins Camaïeu :  Une décision inacceptable, des procédés choquants

Echo d'entreprise
29/08/2020

Un plan de restructuration vise Camaieu à l’échelle nationale avec la suppression en France de 487 emplois sur 3 146 et la fermeture de 123 magasins sur 634, dont ceux de Chaumont et de Langres.

Ces licenciements sont d’autant plus inacceptables que les dirigeants n’ont pas hésité à cacher ce qu’il en était de l’avenir des salariés, jusqu’au matin même de l’annonce.

À Chaumont, les salariées n’ont été averties que l'après-midi pour le lendemain, par un message de caisse ! Leur objectif pour la journée leur avait, lui, été transmis comme d’habitude...

Que le groupe Camaïeu se trouve en difficulté, aucun salarié ne peut le vérifier : nous n’avons pas accès aux comptes. Mais de toute manière, c’est le problème des propriétaires et des actionnaires. Les salariés n’ont aucune raison d’en faire les frais.

Fermeture d’Yto (Saint-Dizier) :  Comment le patronat a ruiné une ville

Echo d'entreprise
19/08/2020

Le parking vide devant l'usine Yto fermée

L’usine Yto a fermé ses portes : les 36 derniers salariés ont été licenciés début août.

Ouverte en 1950, cette usine a compté jusqu’à 2800 salariés au début des années 1980. Elle a changé de nom régulièrement : CIMA, puis Case, McCormick, enfin Yto en 2011. Chaque rachat à partir des années 1990 a conduit à des suppressions d’emplois, toujours avec le prétexte de « sauver l’entreprise ». Chaque repreneur a menti, supprimé des emplois et laissé la place au suivant.

Autant d’emplois perdus dans une ville de 25000 habitants, c’est une catastrophe qui a des conséquences dans tous les domaines.

Onet (CHU de Nantes) :  Riposte à la répression

Echo d'entreprise
31/07/2020

Mercredi 29 juillet, un travailleur était convoqué sous la menace d’une sanction disciplinaire dans les locaux d’ONET au CHU de Nantes. Il n’est pas le seul, plusieurs lettres sont tombées. Les prétextes sont divers : réflexion à un membre de la direction, « parler mal aux clients »… mais il s’agit plutôt d’une tentative d’intimidation car ce travailleur était syndiqué et les 8 jours de grève pour la prime COVID et la revalorisation des salaires que les patrons ont dû concéder passent mal auprès de la direction.

Pour répondre à sa convocation, il est venu avec trois membres du personnel ; le cadre qui l’a convoqué a d’abord refusé leur présence puis l’a finalement acceptée… sous la menace que la vingtaine de personnes présentes à l’extérieur des bureaux et déterminées à soutenir le travailleur convoqué rentrent avec lui.

Finalement, il n’y aura pas de sanction. La mobilisation a payé. D’autres convocations sont à venir mais face aux tentatives d’intimidation, les travailleurs savent qu'ils peuvent riposter collectivement.

 

Michelin (Clermont-Ferrand) :  Empoisonneur !

Echo d'entreprise
24/07/2020

Des travailleurs soudeurs d’un atelier de la Combaude, à Clermont-Ferrand, ont porté plainte contre Michelin pour les avoir exposé à des produits toxiques, tels que le nickel, le chrome et le cobalt, pendant des années.

L’entreprise leur avait volontairement fait prendre des risques en refusant de faire des analyses.

La médecine du travail de son côté répondait aux soudeurs, pour lesquels des analyses médicales avaient détecté un taux anormal de chrome, qu’ils mangeaient trop de crevettes, de viandes rouges ou de haricots verts !

Cette nouvelle plainte permettra au moins de dénoncer les mensonges criminels de Michelin, même si dans le passé plusieurs dossiers ont été classés sans suite par les procureurs, notamment sur de nombreux accidents du travail non déclarés. Mais il faudra bien un jour mettre hors d’état de nuire ces empoisonneurs.

Trelleborg (Clermont-Ferrand) :  Relocalisation : un leurre

Echo d'entreprise
24/07/2020

Au détour d’un article de La Montagne sur Trelleborg, on apprend que le site clermontois récupère des marchés d’un site suédois qui doit fermer.

Ainsi, la pérennité d’une entreprise locale se fait en supprimant les postes de travailleurs suédois, pour augmenter la compétitivité, c’est-à-dire les bénéfices des actionnaires. Et il n’existe aucune garantie que les travailleurs clermontois garderont leur emploi à terme. Par contre ils travailleront plus avec des salaires insuffisants.

Ce n’est pas en supprimant l’activité des uns que l’on garantit le travail des autres. On peut travailler moins pour travailler tous. Par delà les frontières, les emplois et les salaires doivent être maintenus en prenant sur les bénéfices des actionnaires.

General Electric - Belfort :  Défendre nos intérêts

Echo d'entreprise
17/07/2020

Après avoir rencontré le ministre de l’économie à Bercy, General Electric Turbines Gaz aurait eu une révélation : il a trouvé huit axes pour assurer un « avenir » à l’usine de Belfort.

Comme par hasard, il s’agirait de projets dits « écologistes » comme une filière hydrogène. L’Etat, la région se disent déjà prêts à « aider » General Electric à coups de centaines de millions.

Mais pour notre avenir à nous, les travailleurs rien n’est prévu. GE après avoir fait des promesses d’embauches, a licencié massivement. Comment pourrait-on lui faire confiance ?

Ce que nous avons besoin, ce n’est pas d’un hypothétique avenir industriel, c’est d’avoir un avenir tout court pour pouvoir vivre, se loger, finir les fins de mois etc...

Ce qu’il nous faut ce sont des embauches pour avoir de meilleures conditions de travail, d’une augmentation de nos salaires qui nous permette de vivre décemment.

Bref, nous avons besoin de défendre nos intérêts jusqu’au bout

PSA - Borny  :  Encore du fric pour les actionnaires !

Echo d'entreprise
15/07/2020

Tavares affirme vouloir réduire de 700 euros le coût de fabrication de chaque véhicule. C’est une menace pour nos conditions de travail, pour nos salaires et pour les sous-traitants dont ils vont tirer les prix.

Diminuer les prix, c’est uniquement pour augmenter les profits. Nous ce qu’on veut diminuer, c’est le chômage en répartissant le travail entre tous sans perte de salaire.

PSA Borny  :  Profiteur total du chômage partiel

Echo d'entreprise
15/07/2020

La direction a fait payer au chômage partiel des centaines d’intérimaires qui survivent avec des payes indécentes. Ils ne peuvent même pas rompre leur contrat pour travailler ailleurs !

Voilà le profiteur du chômage : c’est PSA qui fait payer par les fonds publics les intérimaires encore en contrat et oblige ceux qui travaillent à en faire toujours plus.