Échos des entreprises

Axa - Nanterre :  Des actionnaires déconfinés

Echo d'entreprise
10/06/2020

PAS DE CONFINEMENT POUR LES PROFITS

Axa a annoncé maintenir le versement des dividendes aux actionnaires, mais en les réduisant de 1,43 € à 0,73 € par action.

Sauf qu’un versement complémentaire pourrait être versé en fin d’année, pouvant aller jusqu’à 0,70 € par action. Ça alors, pile la différence !

Coronavirus ou pas, ils se serviront toujours.

C’EST NOUS QUI SOMMES EN PREMIÈRE LIGNE !

Suite à ces annonces, le titre AXA a gagné plus de 10 % en Bourse. Eh oui, voilà les actionnaires rassurés. Car si on les écoute, ils ont pris des risques en investissant.

Enfin, pendant qu’ils se tournaient les pouces, tout le boulot, c’est nous qui l’avons fait. C’est nous qui bossons ; c’est eux qui empochent. Ça suffit !

Dassault - Argenteuil :  La loi du profit

Echo d'entreprise
10/06/2020

ILS ONT FAIT LEUR PREUVE

Face à la crise sanitaire, la société n’a pas manqué de Rafale ou de Falcon mais de masques. Pour coudre trois bouts de tissu et 2 élastiques ce n’est pas la technique qui a manqué mais la volonté des industriels et cela dans un des pays les plus développé.

Cette économie ne fonctionne que pour une poignée d’actionnaires qui décident de tout dès lors que cela leur rapporte mais sont aux abonnés absents quand il s’agit de produire pour le bien être de tous.

C’EST QUOI LEUR BOULOT ?

Piétinant d’impatience pour faire redémarrer la production pendant la crise sanitaire, la direction avait réussi à organiser les équipes avec des journées de 6h. On ne peut s’en porter que mieux. La productivité du travail a fait de tels progrès qu’il n’y a aucune raison de travailler trop longtemps alors que d’autres sont au chômage.

Et d’ailleurs moins on travaillera et plus on aura de temps pour organiser l’économie et la société. Les capitalistes le font actuellement pour leur pomme et à plein temps : on voit le résultat. On ne pourra pas faire pire.

Hôpital de Joinville (52) :  Les soignants ne font pas l’aumône

Echo d'entreprise
09/06/2020

Lundi 25 mai, à l’occasion de l’ouverture des négociations dites du « Ségur de la santé », des travailleurs de l’hôpital de Joinville, soutenus par le syndicat Force ouvrière, ont exprimé leur colère. Ils ne croient pas aux belles promesses « faites par le gouvernement » qui laissent penser « que des changements vont s'opérer tant pour le système hospitalier que pour le personnel hospitalier ainsi que pour les patients et résidents. »

Tout ça, c’est du bla-bla et les hospitaliers ne sont pas dupes : ils l’ont affirmé clairement : « des revalorisations de salaires et non des médailles ou des primes! » On ne saurait mieux dire.

Toulouse - Aéronautique :  Une pluie de milliards pour le patronat et… aucune garantie pour les travailleurs !

Echo d'entreprise
09/06/2020

Le ministre de l’économie Le Maire a annoncé le plan du gouvernement pour prétendument « sauver l’industrie aéronautique » et pour qu’elle soit « plus compétitive ». Mais pas question pour lui d’assurer que les 15 milliards d’euros distribués, éviteront les suppressions d’emplois. Les Airbus, Dassault, Thalès, Safran, Air France, comme les grands sous-traitants, et peut-être quelques PME recevront des aides directes. Mais pour ce qui du maintien de l’emploi le ministre assure que malgré tout « des ajustements seront sans doute nécessaires » … En clair : 15 milliards pour les entreprises d’un côté et en réalité… aucune garantie sur l’emploi pour les travailleurs !

D’ailleurs, Airbus a déjà commencé à se débarrasser d’une grande partie des intérimaires et de certains sous-traitants in situ. Chez les grands sous-traitants également, les coupes claires dans les effectifs ont commencé. Daher a annoncé la suppression de 3000 emplois ; chez Derichebourg 700 emplois seraient menacés ; chez Safran, c’est à l’étude. C’est aussi la saignée dans les PME sous-traitantes : dernière en date, à Colomiers dans la banlieue de Toulouse, l’entreprise CMT+, qui vient d’annoncer un plan de 140 suppressions d’emplois sur 225 salariés.

Parallèlement à ces attaques sur l’emploi, les congés, les RTT mais aussi les horaires de travail et les salaires sont également dans le collimateur. Ce n’est pas entreprise par entreprise, qu’il faudra que les travailleurs se défendent. C’est tous ensemble qu’il faudra se défendre, avec un objectif commun face à la baisse de l’activité : la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires. Les profits amassés ces dernières années doivent servir à sauver les emplois et les salaires.

Fret ferroviaire Orléans-Les Aubrais et Vierzon :  Après les remerciements, les suppressions de postes !

Echo d'entreprise
09/06/2020

La Direction de Fret SNCF se prépare à supprimer encore des postes dans les triages des Aubrais et de Vierzon. Sous prétexte que la SNCF a "perdu des marchés" au profit d'opérateurs privés, de nombreux postes d'agents de manœuvre et de conducteurs de trains seraient supprimés.

Dans le capitalisme, "remporter un marché" c’est plus de profits pour les patrons, la dégradation des conditions de travail et le chômage pour beaucoup de travailleurs. Les cheminots du public comme du privé ne doivent pas se sentir en concurrence entre eux. Au contraire, tous les travailleurs du rail, qu'ils soient de la SNCF, VFLI, Europorte, Millet..., devront défendre ensemble leur peau pour ne pas faire les frais de la soif de profits de leurs patrons respectifs !

Boulangerie de L'Europe, Reims :  Première grève à l'usine

Echo d'entreprise
08/06/2020

Depuis la nuit de dimanche à lundi, les ouvriers de la Boulangerie de l’Europe à Reims (groupe Neuhauser) sont en grève pour obtenir une prime de 1 000 € pour avoir travaillé lors de la période de confinement et contre le retrait d’une prime de productivité. Le mouvement est particulièrement bien suivi puisque plus de 80 % des 95 salariés sont en grève avec un arrêt total de la production et il s’est étendu dans la journée au site de Folschviller en Moselle et le site de Maubeuge devrait embrayer demain.

Les travailleurs sont aussi particulièrement en colère sur leurs conditions de travail car la direction leur a caché un cas de contamination de coronavirus pour ne pas à avoir à supporter le coût d’une désinfection de l’usine.

Derrière le groupe Neuhauser, on retrouve la famille Soufflet, la plus grande fortune de la région Champagne-Ardenne, qui pourtant l’instant ne veut rien céder.

En tout cas, ce qui est certain, c’est que dans cette usine qui n’a jamais connu de grèves depuis 1975, les travailleurs ont le sentiment d’avoir retrouvé leur dignité et la grève se poursuit.

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  Contre les suppressions d'emplois, prendre sur les profits !

Echo d'entreprise
07/06/2020

Hutchinson, filiale du groupe Total, vient d'annoncer son intention de se débarrasser de près de 9000 travailleurs dans le monde, dont 6000 intérimaires. En France, de 800 à 1000 travailleurs en CDI seraient concernés sur 8400, auxquels il faut ajouter des centaines d’intérimaires, dont une partie a déjà été mise à la porte. Dans la région Centre, les usines de Châlette, Fleury-les-Aubrais, Châteaudun, Vierzon et Joué-lès-Tours emploient plus de 3000 travailleurs, intérimaires compris. C’est une vraie catastrophe pour les familles populaires de ces villes, dont deux détiennent déjà le record de chômage dans la région.

En avril, en pleine pandémie, Hutchinson et Total ont versé 1,8 milliard de dividendes à leurs actionnaires. C'est donc aux actionnaires, et à eux seuls, de payer la crise de leur système. Tous ces milliards, fruit du travail et de la sueur des travailleurs, doivent servir à maintenir tous les emplois. Et si le travail est en baisse, qu'il soit réparti entre tous les travailleurs, intérimaires, embauchés ou sous-traitants.

AT France (Troyes) :  Une prime en trompe-l’œil

Echo d'entreprise
06/06/2020

La direction de l’usine des andouillettes de Troyes a annoncé une prime de 100 euros à ceux qui avaient travaillé le jeudi de l’Ascension. Cela fait des années que les salaires sont au plus bas et les primes au minimum de la convention collective. Par contre, pour produire plus avec moins de personnel, les conditions de travail n’ont pas cessé de se dégrader. Même en pleine épidémie de Covid-19, la production ne s’est jamais complètement arrêtée malgré la baisse de débouchés due à la fermeture des restaurants.
Avec cette prime, le patron espère peut-être nous préparer à produire à plein rendement pendant l’été, y compris les samedis. Alors comme ailleurs, il faudra nous battre collectivement pour de vraies augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail.

Petit Bateau (Troyes) :  La semaine de 4 jours passe à la trappe

Echo d'entreprise
06/06/2020

Prenant prétexte de limiter le nombre de masques portés par jour, la direction de Petit Bateau a décidé de changer les horaires à la production depuis la reprise. Des ouvrières qui travaillaient sur 4 jours du lundi au jeudi doivent désormais le faire sur 5, avec des horaires journaliers réduits.
Cela ne fait pas l’affaire de celles qui habitent loin, notamment à proximité des anciens sites Petit Bateau de Virey-sous-Bar (32 km) ou de Tonnerre dans l’Yonne (60 km). Il y a plusieurs années, elles ont été regroupées à leurs dépens sur le site de Troyes avec la maigre « compensation » de ne se déplacer que 4 fois par semaine. C’est 5 allers-retours hebdomadaires à présent.
Un changement provisoire le temps du risque sanitaire, comme l’a présenté la direction ? Faudrait pas qu'elle nous balade trop longtemps !

 

Ardennes CN, Nouzonville :  Si le marché ne décolle pas, ce n'est pas aux travailleurs d'en faire les frais

Echo d'entreprise
03/06/2020

Fabricant de machines-outils, Ardennes CN, essentiellement sous-traitant de l'aéronautique à Nouzonville, est cloué au sol par la crise. En effet, l'activité dans ce secteur ne redécolle pas puisque les grands donneurs d'ordre, Safran et Airbus, ne prévoient pas de relancer leurs commandes avant 2022.

Le patron a su user de toutes les largesses de l'État : prêts garantis et paiement des salaires. Mais pour les travailleurs, les salaires ont été amputés de 15 % pendant la période de chômage partiel et aujourd'hui seulement un quart d'entre eux ont repris le travail.

Ce n'est pas aux travailleurs de payer le ralentissement de l'économie lié à cette crise. Si les commandes baissent et que l'activité se réduit, il faut réduire les cadences et le temps de travail tout en maintenant les salaires. Il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Pour cela, il faudrait aller récupérer l'argent là où il est : dans les coffres-forts des entreprises du CAC.

En 2019, les donneurs d'ordre Safran et Airbus ont respectivement réalisé un bénéfice de 2,5 et 6,9 milliards d'euros : voilà de quoi assurer les emplois et les salaires !