Manifestation des étudiants infirmiers spécialisés devant l’ARS

« Le Covid a bon dos ! Recrutez au lieu de nous sacrifier ! »

Brève
27/12/2020

Le CHRU de Nancy a été fragilisé par les restructurations qui se sont succédé ces douze dernières années

Mercredi 16 décembre des étudiants infirmiers spécialisés du Grand Est ont manifesté devant le siège de l’Agence régionale de la santé à Nancy pour protester contre le report de la reprise de leurs cours, qui était prévue le 4 janvier ; l’ARS veut en effet qu’ils restent à la disposition des hôpitaux.

Leur formation avait déjà été interrompue lors de la première vague et ils font encore des remplacements cette fois, et pas seulement dans des services Covid. Ils se rendent compte qu’ils servent à pallier le manque de personnel dans les hôpitaux et ne veulent plus que leur formation soit sacrifiée sous prétexte de Covid.

A ce jour l’ARS maintient sa décision de fermer les écoles en janvier : c’est l’aveu officiel que les hôpitaux seraient actuellement dans l’incapacité de fonctionner sans le secours des étudiants.

Azur Production (Lapeyre - groupe Saint-Gobain)

Fermeture d’usine programmée ?

Brève
25/12/2020

Azur Production emploie 177 personnes à Chambley

Vendredi 18 décembre les travailleurs de l’usine Azur Production (ex Croisés et Profils), sur la base de Chambley, étaient en grève contre la cession de Lapeyre par Saint-Gobain au fonds d’investissement Mutares.

Suite à une fuite, les syndicats dénoncent un « business plan » qui comprendrait la fermeture de quatre usines, dont Azur Production. Ainsi Saint-Gobain aurait sous-traité à Mutares un plan de fermetures d'usines et de magasins qui supprimerait près de 750 emplois sur 3 500.

Ce sont les profits qui commandent, les travailleurs n’ont jamais rien de bon à attendre des combines entre capitalistes.

 

De nombreux " déserts médicaux " en Lorraine

La difficulté de se soigner

Brève
25/12/2020

Il y a une pénurie organisée de médecins depuis l'instauration du numérus clausus en 1971

En Lorraine 99 communes sont classées comme déserts médicaux à partir des données établies par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

Les habitants de ces communes cumulent trois difficultés pour accéder aux soins : à la fois le manque de disponibilité des médecins généralistes, une pharmacie à plus de 10 minutes de voiture et un service d’urgence à plus de 30 minutes.

En plus de la situation dramatique dans les hôpitaux, voilà un autre aspect de la réalité de notre système de santé prétendument le meilleur du monde.

 

Rapport pauvreté

Une accélération significative

Brève
18/12/2020

Selon plusieurs rapports sur la pauvreté parus ces dernières semaines, l’augmentation de la pauvreté dans la population est significative. Ainsi, alors qu’au niveau national, le taux de pauvreté est de 14 %, à Saint-Dizier, il est de 25 %. Cela signifie qu’un quart de la population vit avec moins de 1015 euros pour une personne seule. En particulier, le taux est de 37 % dans la tranche d’âge 40 à 49 ans.

Il faut dire que les attaques à l’encontre des travailleurs dans tous les secteurs, en particulier les ruptures de contrat à durée déterminée, les fins de missions d’intérim et les licenciements tout court qui se sont accélérés dans la période du confinement et ensuite n’ont rien fait pour arranger les choses.

La population paie de plein fouet les choix du patronat et du gouvernement.

Hôpital de Langres

Pour l’ARS, la santé est secondaire

Brève
18/12/2020

Un rapport, demandé par le Pôle d’équilibre territorial et rural du pays de Langres au conseil de développement territorial, indique la situation difficile dans laquelle se trouve l’hôpital de Langres en Haute-Marne. Déficit de près de 16 millions, démantèlement des services de chirurgie qui partent dans la ville préfecture, manque de personnel récurrent… Tous les ingrédients sont réunis pour dire que l’hôpital de Langres pourrait ne pas tenir plus de deux ans. Une situation qui est à l’image de ce qui se passe dans bien des petites villes.

C’est qu’à force de considérer que la santé doit être rentable, à force de rogner sur les coûts, le gouvernement par le biais de ses agences régionales de santé mène une politique de casse de la santé, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour la population qui y vit.