Visite de la ministre de l’Insertion

Il y a loin des paroles aux actes

Brève
02/10/2020

En visite en Haute-Marne, le 24 septembre,  la ministre de l’Insertion sociale, Brigitte Klinkert a affirmé sans rire qu’elle ferait tout pour “ne laisser personne au bord du chemin”. Elle a ainsi fait le tour d’associations et de services comme la Mission locale, le Vestiaire ou encore l’École de la deuxième chance à Chaumont, pour marquer sa volonté d’aider les jeunes à se réinsérer dans le marché du travail. Il est vrai que le gouvernement est toujours prompt à se faire de la publicité sur l’emploi des jeunes. Ce qu’il a fait par exemple en se vantant d’avoir favorisé l’apprentissage, alors que cela consistait surtout en cadeaux conséquents aux entreprises qui embauchaient des apprentis.

Reste que pour ce qui est de ne laisser personne au bord du chemin, il ne suffit pas de dire aux jeunes que s’ils le veulent, ils y arriveront, il faudrait empêcher les entreprises de licencier et embaucher massivement partout où c’est nécessaire, comme dans les hôpitaux, les EHPAD, les écoles ou encore les transports.

Assemblée générale de l’Ahmi

Une solidarité qui ne se dément pas

Brève
02/10/2020

L’Association haut-marnaise pour les immigrés (AHMI) a tenu son assemblée générale la semaine dernière. Cette association qui assure l’hébergement de plusieurs dizaines de migrants, la formation linguistique, des ateliers de lien social, de l’accompagnement scolaire pour les enfants et des aides aux démarches administratives ne bénéficie pourtant que de peu de financements, alors que les besoins sont criants.

Si toutes ces activités d’aide aux migrants peuvent être réalisées toute l’année, c’est surtout grâce au dévouement et au dynamisme de dizaines de militants qui ne se laissent pas impressionner par les discours anti-migrants que tiennent les gouvernements successifs.

Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes collectivement pour se défendre et cette solidarité au delà des frontières n’est pas seulement rassurante sur le plan humain, elle permet à tous les travailleurs de ne pas se laisser diviser.

Cristallerie de Baccarat

Le préjudice d’anxiété reconnu en appel

Brève
28/09/2020

L'industrie du luxe est une des activités les plus lucratives : à quel prix ?

Jeudi 24 septembre la cour d’appel de Nancy a reconnu le préjudice d’anxiété pour 264 anciens salariés de la cristallerie de Baccarat. Exposés à l’amiante ente 1949 et 1996, ils avaient été déboutés en première instance au tribunal des prud’hommes, mais 30 autres salariés avaient dû aller jusqu’en cour de cassation pour obtenir gain de cause. La requête de 153 anciens travailleurs de la cristallerie doit encore passer en appel.

Suite à la décision de justice, les travailleurs vont recevoir chacun une indemnité de 9 000 euros, le prix estimé par la justice pour une vie constamment sous la menace du cancer de l’amiante. Ce n’est qu’une bien petite partie de ce qu’ils ont rapporté par leur travail à leurs patrons successifs, les de Chambrun, les Taittinger et autres Starwood.

Fermeture des trésoreries

Une diminution programmée des services de proximité

Brève
28/09/2020

Le gouvernement parle beaucoup des "territoires" mais il les laisse à l'abandon

La trésorerie de Jarny, menacée depuis un an, va être fermée au 1er janvier prochain. A la place, un agent des impôts devrait venir tenir une permanence deux fois par semaine. La trésorerie d’Audun-le-Roman quant à elle est promise à la fermeture en septembre 2021. Avec le plan 2019-2022, 16 trésoreries sur 20 auront disparu en Meurthe-et-Moselle avec la suppression d’une cinquantaine de postes.

La création de « Maisons des services au public » France Services dans les cantons, menée sous couvert de regroupement des services de proximité, cache mal une diminution des services rendus à la population.

Hypermarchés Auchan

Non aux suppressions de postes !

Brève
28/09/2020

Les hypermarchés Auchan ne sont qu'une partie des possessions de la famille Mulliez : il y a aussi Leroy-Merlin, Décathlon, Alinéa, Flunch, Kiabi, Kiloutou, Boulanger, Saint-Maclou, Cultura, Norauto, etc.

Suite à l’annonce de son nouveau plan qu’il qualifie sans doute par dérision de « plan social », le groupe Auchan vient d’annoncer les suppressions de postes sur ses différents magasins : - 7 à la Sapinière (Laxou), - 2 à Nancy-Lobau, - 8 à Tomblaine, - 13 à Mont-Saint-Martin, en tout 30 suppressions de postes pour la Meurthe-et-Moselle. Aucun site n’est épargné, il s’agit avant tout pour le groupe d’une opération comptable destinée à dégager de l’argent sur tous les magasins.

Aujourd’hui ce sont des postes administratifs, des postes de chefs de caisse ou de service après-vente qui sont concernés mais, selon le syndicat Force Ouvrière, il y a tout lieu de craindre qu’il y ait ensuite des suppressions de postes de caissières.

Le groupe, qui appartient à la richissime famille Mulliez (6ème fortune de France avec 26 milliards d’euros, selon le dernier classement de Challenges), fait état de difficultés mais il a bien profité de la période de confinement. Pour maintenir ses profits, il veut maintenant se séparer d’employés qui ont été en première ligne pendant la vague épidémique. C’est exactement le contraire qu’il faudrait imposer aux Mulliez : qu’ils prennent sur leur fortune pour maintenir tous les emplois !