Hôpital d’Epinal

Mobilisation contre les suppressions de postes

Brève
28/09/2020

Un nouvel hôpital... mais avec des suppressions de postes dans les services

Mercredi 23 septembre plusieurs dizaines d’agents de l’hôpital d’Epinal ont manifesté contre le plan de réorganisation annoncé par la direction en vue du déménagement dans le nouvel hôpital en janvier prochain. Ils dénonçaient la disparition des aides-soignantes (AS) la nuit (24 postes), qui laisserait les infirmières seules avec 12 patients pendant 12 heures, la suppression de 9 postes dans les équipes chargées du nettoyage, le regroupement des services d’oncologie et de pneumologie avec la diminution du nombre de lits (- 6) et du nombre de postes (- 17). Au total une centaine d’agents devaient être obligés de changer de poste.

La crise sanitaire n’est pas terminée mais les autorités de santé poursuivent leur politique d’économies dans les hôpitaux. Les belles promesses sont déjà envolées, et seule la mobilisation des hospitaliers avec le soutien de la population peut arrêter cette logique destructrice.

L’Agence régionale de la santé vient de promettre d’assouplir ses exigences financières et il serait question de reconsidérer la suppression des AS de nuit. Les agents ont intérêt à maintenir leur mobilisation pour que ce ne soit pas qu’un recul verbal et que toutes les suppressions de postes soient elles aussi annulées.

Cora Longeville-Lès-Saint-Avold

Non au licenciement de seize caissières !

Brève
27/09/2020

Les magasins Cora ont prévu un plan de réorganisation, annoncé avant l’épidémie en début d’année. Plan qui se traduit par une aggravation de la flexibilité refusée par 16 caissières et caissiers qui se retrouvent ainsi licenciés. Selon le Républicain lorrain, 276 salariés sont concernés sur les 3 881 qui travaillent chez Cora, bien implanté en Lorraine.

Au printemps, les caissières étaient des héros, elles ont fait face à la crise sanitaire. A l’automne, elles se retrouvent menacées de licenciement pour accroître les profits de la chaine de magasin Cora.

Les caissiers sont indispensables, et ils n’ont que leur salaire pour vivre. Aux actionnaires de payer la note, pas aux salariés : le groupe Cora a déjà supprimé 3 000 emplois par des départs non remplacés ces dernières années. Ça suffit !

« Lycée 4.0 »

De l’affichage et des commandes publiques aux patrons

Brève
25/09/2020

La région Grand-Est a décidé d’équiper chaque lycéen d’un ordinateur portable. En contrepartie, il faut passer au dispositif 4.0, dit tout-numérique, c’est-à-dire essentiellement supprimer les manuels scolaires papier.

Cette façon de faire est absurde du point de vue pédagogique autant que du point de vue technique. Pour passer au tout numérique, il aurait fallu commencer par s’assurer d’un débit de connexion apte à supporter une telle demande dans chaque établissement ; il aurait fallu créer les contenus numériques aptes à remplacer réellement, et avec un service augmenté, les manuels papiers ; il aurait fallu équiper les enseignants et les former à utiliser le matériel fourni aux élèves ; et enfin, il aurait fallu prendre du temps pour familiariser les élèves à un usage pédagogique de leur matériel. Rien de tout cela n’a été fait.

Tout cela aurait demandé un encadrement en adultes, parce que tout apprentissage nécessite une présence humaine, même celui du numérique.

Ce choix de mettre la charrue avant les bœufs a sa logique : une logique de promotion politique pour l’équipe à la tête de la région, et surtout de subvention du patronat. Il n’y a jamais d’argent pour embaucher dans l’éducation, mais on le trouve pour acheter des équipements à des entreprises privées, quitte à ce qu’ils soient sous-employés parce qu’on a volontairement brûlé les étapes.

Éduquer correctement n’est pas un problème technique, mais de volonté politique. Cela passe avant tout par un investissement en moyens humains : un investissement dont est incapable cet État préoccupé uniquement de garantir les profits des capitalistes.

Maisons forestières (Haute-Marne)

Une manifestation bienvenue

Brève
25/09/2020

Les personnels de l'agence de Haute-Marne de l'Office national des forêts, rejoints par des élus, ont manifesté leurs inquiétudes, mardi 15 septembre au matin, devant la préfecture à Chaumont. En effet, alors que le travail ne manque pas dans les maisons forestières, que plusieurs espèces sont menacées du fait de la sécheresse et qu’un parc national des forêts a été créé, la direction de l’ONF du 52 continue à supprimer des postes. Ce n’est pas nouveau puisqu’en vingt ans, les effectifs de l’ONF ont fondu de moitié à travers le pays, passant de 16 000 à 8 000. En Haute-Marne, il reste aujourd’hui moins d’une centaine d’agents.

L’État ne cesse d’économiser sur les services utiles. Ses décisions sont absurdes du point de vue de l’entretien de la forêt, mais très logiques finalement : elles servent à générer des capitaux à mettre à disposition des capitalistes. La réaction des travailleurs des forêts est une bonne chose. Elle montre que la seule manière de se défendre, même en matière d’écologie, reste la lutte de classe.

ArcelorMittal Luxembourg

Maintenir les emplois en puisant dans les profits accumulés

Brève
20/09/2020

ArcelorMittal veut liquider 15% des emplois au Luxembourg. Cela concerne environ 570 emplois dont bien sûr des frontaliers lorrains. A Florange, c’est le chômage partiel qui perdure avec des perte de salaires.

Tout cela est justifié par « des mesures d’économies ». Des économies faites sur les emplois et les salaires pour permettre de maintenir les profits et les dividendes des actionnaires.

L'emploi et le salaire sont indispensables aux travailleurs : nous n’avons rien d’autre. Si crise il y a, il faut taper dans l’immense fortune de Mittal accumulé sur notre travail.