Smart Hambach

Une double provocation et des milliards dans les caisses

Brève
04/09/2020

Tous les samedis sont annoncés comme travaillés au mois de septembre à la Smart et cela devrait durer jusqu’à la fin de l’année car Mercedes veut des Smart électriques. L’intersyndicale appelle à la grève tous les samedis de septembre.

De plus, depuis le 1er septembre, l’usine a un nouveau directeur qui n’est autre que l’ancien DRH qui, en 2016, a imposé le retour aux 39 heures payées 37 en prétextant le maintien de l’emploi. On a vu ce qu’il en est de leurs mensonges !

Heures supplémentaires, nouveau directeur au CV chargé... voilà les annonces de la rentrée à Hambach pendant que Mercedes organise son départ camouflé avec la potentielle reprise par Ineos. L’attaque à Hambach fait partie des attaques du groupe Daimler qui a annoncé par la voix de son PDG qu’il voulait examiner tous les « postes de dépenses, y compris les capacités et les coûts de personnel » et « les réduire systématiquement d'ici 2025 ».

Mercedes doit garantir le maintien de tous les emplois, intérimaires compris. Il a 9,5 milliards de « liquidités nettes » comme ils disent dans leurs caisses. Donc largement de quoi les maintenir ! C’est leurs profits ou nos emplois.

Bus à Chaumont

Pour des transports gratuits payés par les patrons

Brève
04/09/2020

À Chaumont, Les bus Kéolis « C mon bus » ont décidé de ne plus faire la vente des tickets demi-tarif dans les bus. Le directeur de la société explique que cela facilitera les démarches et ne sera plus stigmatisant, notamment pour les gens touchant la CMU et obligés de montrer leur justificatif au contrôleur.

Que voilà une attention louable. Mais si les transports étaient gratuits, le problème n’aurait tout simplement pas à se poser.

Quant au coût, il doit être supporté solidairement par le patronat puisque la plupart des déplacements sont faits du domicile au travail.

Apprentissage

Encore des cadeaux pour le patronat

Brève
04/09/2020

De nouvelles mesures pour favoriser l’apprentissage entrent en vigueur en cette rentrée 2020. Il s’agit d’une aide versée pour tout contrat signé entre juillet 2020 et février 2021, quelle que soit la taille de l’entreprise. Une autre aide est versée pour les entreprises de moins de 250 salariés. De plus, les jeunes en contrat d’apprentissage pourront être accueillis en CFA jusqu’à six mois après le début de leur cycle de formation. Et cerise sur le gâteau : les aides seront versées avant même que l’indemnité de l’apprenti soit versée, autrement dit, les entreprises n’auront rien à avancer.

Bref, l’État arrose les entreprises, sous prétexte de les faire embaucher des apprentis, et leur permet ainsi d’économiser sur des embauches qu’elles auraient de toute façon réalisées.

Langres

Ce n’est pas seulement l’immeuble qui est délabré

Brève
31/08/2020

Un immeuble situé en centre-ville de Langres menaçait de s’effondrer la semaine dernière. Il a fait l’objet d’une évacuation la semaine dernière et de quelques travaux de sécurisation avant que les occupants puissent y revenir. Cet immeuble est connu pour être dans un état de délabrement avancé, mais il aura donc fallu que des pierres tombent et que des signes d’effondrement imminent apparaissent pour que des mesures soient prises.

Une situation à l’image d’une société entièrement organisée pour le profit, où tout ce qui ne rapporte pas directement est laissé à plus tard, parfois à trop tard.

Zéro chômage

Répartir le travail entre tous

Brève
31/08/2020

Une loi dite « zones zéro chômeurs » a été débattue à l’assemblée, la semaine dernière. Il s’agirait d’étendre une expérimentation réalisée dans plusieurs régions, notamment à Joinville en Haute-Marne, où un atelier de recyclage a été mis en place.

Mais au-delà de l’effet d’annonce, transformer toute la société en zone zéro chômeur est tout à fait possible : il suffit de répartir le travail entre tous sans perte de salaire.