ARS Grand-Est

Réserve mobilisée mais toujours pas d’embauches

Brève
30/08/2020

L’Agence régionale de la Santé a annoncé mobiliser à nouveau la réserve de personnels soignants pour prévenir une recrudescence de l’épidémie de Covid 19.

Ainsi, « jeunes » retraités et élèves infirmiers sont sollicités.

Par contre, les services fermés ces dernières années, dont la réanimation à Chaumont, n’ont pas été rouverts, et les embauches à hauteur des besoins, qui permettraient de résoudre bien des situations, ne sont évidemment pas programmées.

En clair, pour le grand patronat : des milliards ; pour les soignants : du bla-bla et du bénévolat.

La rentrée dans l’académie de Nancy-Metz

L’Etat n’a rien préparé

Brève
29/08/2020

Malgré la menace du virus, cette rentrée annoncée par le recteur d'académie sera comme les autres. Si le dédoublement prévu des petites classes se poursuit dans les zones classées en éducation prioritaire, toutes les autres classes continueront à être surchargées, comme les grandes sections de maternelle qui pourront atteindre 30 élèves en Moselle. Comment respecter les distances entre les élèves dans ces conditions ?

Le gouvernement avait plusieurs mois pour se préparer à cette rentrée de tous les dangers. Il aurait pu dédoubler toutes les classes, trouver des locaux, former des éducateurs, mais il n’a rien fait...

Malgré les risques pour les enfants et leurs parents, les risques pour les enseignants, il continue à faire des économies sur l’éducation pendant qu’il inonde de milliards les entreprises, y compris les plus grandes.

Saint-Gobain PAM

Mélenchon et le mirage de la nationalisation

Brève
29/08/2020

Pour Mélenchon l'important c'est la souveraineté nationale sur l'adduction d'eau, pas le maintien des emplois

Dimanche 23 août, lors de l’université d’été de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon a réclamé la nationalisation de Saint-Gobain PAM en réponse au projet de cession envisagé par Saint-Gobain. Comme tout ce que dit Mélenchon c’est du radicalisme à bon compte…

Car en même temps il a confirmé avoir téléphoné pendant le confinement à Roux de Bézieux, le président du Medef, qui lui aurait dit : « La nationalisation, ce n’est pas un gros mot ». Interrogé sur France Inter, Roux de Bézieux a été encore plus explicite : « Je lui ai dit simplement que, quand il n'y a pas d'argent privé pour aller dans une entreprise, l'argent public devait venir ». Ainsi la nationalisation peut être une bonne affaire pour les capitalistes, notamment quand une entreprise n’est pas assez rentable à leurs yeux.

Mais elle ne peut en aucun cas être un objectif de défense de l’emploi pour les travailleurs, les milliers de licenciements dans la sidérurgie lorraine dans les années Mitterrand, lorsqu’elle était nationalisée, l’ont suffisamment prouvé.

Rafale à Saint-Dizier

Des milliards volants et assourdissants

Brève
29/08/2020

Les riverains de la Base Aérienne 113 qui accueille les Rafale se sont plaints des acrobaties récentes de nos apprentis Top Gun locaux.

Il faut dire que le bruit assourdissant du passage d’un de ces engins de mort empêche toute conversation pendant un long moment, même à l’intérieur de certains bâtiments.

De plus, un Rafale coûte 73 millions d’euros à l’achat, et 4,16 millions de frais d’entretien par an. La cinquantaine de Rafale présents à Saint-Dizier ont donc coûté 3,65 milliards d’euros à l’achat et 208 millions d’euros d’entretien chaque année.

Ces engins coûtent cher, polluent l’espace sonore et sèment la mort en bien des endroits… mais pour ce genre de choses l’État trouve de l’argent. Encore une preuve qu’il mène une politique conforme aux intérêts des capitalistes.

Usine Smart (Hambach)

Pour les 1 600 travailleurs il n’y a aucune garantie sur l’avenir

Brève
28/08/2020

Le groupe Daimler veut se débarrasser à bon compte de son usine d'Hambach

Lors du CSE extraordinaire qui s’est tenu le 25 août, Daimler a affirmé qu’avec la reprise par Inéos 1 314 emplois seraient maintenus sur le site jusqu’en 2024, date à laquelle sera arrêtée la production de la Smart électrique. C’est déjà l’aveu que, pour commencer, près de 300 emplois sont d’ores et déjà sacrifiés.

Et ce n’est qu’une promesse de la part d’un groupe qui cherche avant tout à se débarrasser de l’usine. Ne s’était-il pas déjà engagé en 2017 à maintenir les emplois à la Smart en imposant aux salariés de travailler 39 heures payées 37 ?

Comme il y a de quoi douter du sérieux de l’aventure automobile d’Inéos, qui de toute façon concernerait au mieux 700 emplois, Daimler cherche à rassurer en annonçant que des faces avant de SUV Mercedes seraient fabriquées à Hambach.

Il ne faudra pas se contenter des vagues promesses de Daimler et, avant qu’il se soit désengagé d’Hambach, lui imposer des garanties en l’obligeant à prendre sur les dizaines de milliards de profits qu’il a accumulés les années passées.