Ehpad de Pulnoy (près de Nancy)

14 morts du Covid !

Brève
27/08/2020

Il n'y avait eu aucun cas de Covid au printemps dans l'Ehpad de Pulnoy

En moins de deux semaines 14 résidents de l’Ehpad des Sablons sont morts du Covid. Les premières contaminations ont été détectées au début du mois et l’épidémie a flambé dans l’établissement. Au total 49 résidents sur 84 ont été testés positifs ainsi que 5 soignants.

Suite au retrait forcé de plusieurs soignants, l’établissement a été complétement débordé par le manque de personnel. Des remplaçants envoyés en urgence par une agence d’intérim n’étaient même pas formés pour travailler avec des patients Covid ! Et la direction a surtout cherché à minimiser le problème.

Depuis la vague épidémique du printemps, rien n’a été fait pour remédier au sous-effectif dans les Ehpad.

Boulangerie Neuhauser

Ne pas perdre la santé à gagner son pain

Brève
21/08/2020

Après un accident en octobre dernier, un nouvel accident a eu lieu à la boulangerie industrielle Neuhauser à Folschwiller. 

Suite à un incident sur la ligne, un employé coupe l’alimentation électrique, comme le prévoit la procédure, et cherche où se trouve la problème. Mais la machine n’est pas totalement arrêtée et l’ouvrier se fait couper deux phalanges. Il est transporté aux urgences de Metz puis à Nancy.

Les syndicats dénoncent les manquements à la sécurité de la direction. On ne vient pas au travail pour se ruiner la santé. Seule la santé des profits intéreresse les actionnaires de Neuhauser. Un ouvrier en sort mutilé.

 

 

Amiante

Un scandale toujours d’actualité

Brève
19/08/2020

L’Addeva 52, l’association des victimes de l’amiante, a récemment dénoncé la présence d’amiante dans le talc pour bébé commercialisé par la marque Johnson & Johnson. Les autorités des États-Unis l’ont fait retirer de la vente, mais cela n’a pas conduit l’État à faire de même en France. Il faut que ce soit une association qui alerte !

Le risque lié à la fibre d’amiante est pourtant connu depuis… 1897. Il a été dénoncé en France en 1970 et l’amiante a fini par être interdit en 1997. Or encore aujourd’hui, l’amiante continue de tuer, car il reste présent dans de nombreux bâtiments et dans de nombreux produits. Des sociétés sont encore régulièrement condamnées pour son utilisation.

L’État est au service des groupes industriels et ne protège la santé de la population que quand il s’y trouve obligé, et encore…

Ministre de l’Intérieur à Saint-Dizier

Retour de la mise en scène sécuritaire

Brève
19/08/2020

Une vue emblématique de Saint-Dizier... et des licenciements passés.

Un règlement de compte a été évité à Saint-Dizier. Il s’annonçait comparable aux violences de Dijon en juillet. Le nouveau ministre de l’Intérieur en a profité pour venir sur place et tenir un discours sécuritaire.

La société est de plus en plus dure aux pauvres. Il est malheureusement logique que la violence augmente. Ce ne sont pas les discours qui peuvent régler le problème : nous les entendons depuis longtemps sans autre résultat que de monter les pauvres les uns contre les autres.

La seule solution se trouve dans la lutte collective pour nos conditions d’existence : un travail pour tous, un bon logement et un salaire qui permette de vivre. Cette lutte ne pourra se mener qu’au coude à coude, en se battant pour la seule communauté qui nous réunisse tous : notre classe sociale, celle des travailleurs.

Langres

Un projet pas bien propre

Brève
19/08/2020

À Langres, un projet de construction d’un collège unique, qui devait remplacer les deux collèges publics de la ville, suscite une polémique entre le conseil départemental et la municipalité de Langres, nouvellement élue. Le site envisagé abritait une compagnie de la BSMAT, unité de l’armée de terre, qui a été démantelée en 2014. Il est considéré comme très pollué par un rapport publié par un cabinet indépendant, et impropre à « accueillir des crèches, collèges et lycées… ».

Le président du département veut passer en force malgré l’opposition de la municipalité pour sauver ce qu’il appelle « un investissement » de 40 millions d’euros. Peu importe la pollution ! Pourtant, il y aurait un investissement d’urgence à faire : dépolluer le site, et présenter la facture à l’armée, dernier occupant des lieux !

Mais outre la question de la pollution, le simple fait de vouloir créer un collège unique implique des conditions d’enseignements dégradées, avec nécessairement moins d’encadrants pour plus d’élèves.

Rassembler plus d’élèves pour économiser sur l’encadrement, et qui plus est sur un site pollué : le moins qu’on puisse dire est que le département n’a pas comme priorité le bien-être des élèves !