Smart (Hambach - 57)

Mercedes veut se débarrasser des 1 600 travailleurs de la Smart

Brève
04/07/2020

Le plan de Smartville avec l'usine qui monte la Smart entourée des entreprises sous-traitantes

Mercedes vient d’annoncer qu’il a décidé de se débarrasser de l’usine Smart de Hambach, près de Sarreguemines. Cette annonce brutale survient alors même qu’une nouvelle ligne de production est en cours d’installation sur le site.

Mercedes veut lâcher la Smart après avoir exigé des salariés qu’ils travaillent 39 heures payées 37 pour soi-disant assurer la pérennité du site et alors que de nombreux ouvriers doivent aller travailler dans ses usines de Rastatt en Allemagne et de Ligny-en-Barrois dans la Meuse pendant les travaux.

Le groupe se plaint de la baisse de la demande en véhicules Mercedes. Mais pourquoi ce serait encore aux travailleurs de faire les frais de ses difficultés ? Daimler-Benz, qui possède Mercedes, est l’un des groupes automobiles les plus profitables, il a accumulé des milliards de profits. Eh bien, pendant cette période difficile, il doit prendre sur cet argent pour maintenir le site avec les 1 600 salariés de la Smart et des entreprises sous-traitantes.

Le 30 juin à Nancy

Nouvelle mobilisation des soignants

Brève
04/07/2020

Devant l'Agence régionale de la santé

Quinze jours après la manifestation du 16 juin, les soignants étaient encore mobilisés à Nancy le mardi 30 juin. De nouveau 1 500 personnes se sont rassemblées devant l’ARS puis ont défilé dans les rues de Nancy. Après la période dramatique qu'ils ont vécue, les hospitaliers, les employés des Ehpad et des cliniques privées dénoncent ensemble la situation dans les établissements de santé et les bas salaires.

Les travailleurs de la santé ne se contenteront pas des hommages et des médailles. Ils veulent des moyens et pas de mots ronflants !

SNCF, guichet de la gare de Revin (Ardennes)

Pénurie de personnel

Brève
03/07/2020

Le guichet de la gare de Revin est resté fermé plus d’une semaine par manque de personnel. En effet, des agents ont été contraints de s’absenter pour des raisons de santé ou pour garde d'enfants. La SNCF n'a donc plus les moyens d'assurer l’ouverture des guichets dans toutes les gares et doit « faire des choix » ! Et son choix est vite fait : plutôt que de prendre sur les recettes des années passées pour embaucher, ce sont les usagers qui en font encore les frais.

Cette pénurie de personnel est la conséquence de suppressions de milliers d’emplois depuis des années. La situation déjà chaotique en temps habituel devient catastrophique.

Des guichets restent fermés, faute de personnel alors qu'avec la crise, des centaines de travailleurs sont venus grossir la queue au guichet de Pôle Emploi. Quel gâchis et quelle absurdité !

À la SNCF, comme dans d’autres secteurs, une solution permettrait un meilleur fonctionnement de la société : partager le travail entre tous, sans diminution de salaire en prenant sur les profits accumulés. Cela il nous faudra l'imposer !

Charleville - plan de relance pour l’apprentissage

Quand apprentissage rime avec gavage

Brève
03/07/2020

Au nom d’un énième plan de relance, « pour l’apprentissage » cette fois, le gouvernement met un milliard sur la table. Les centres de formation privés, en bons entremetteurs, encaissent des subventions au passage. Et comme ce n’est jamais suffisant, la Chambre de Commerce et de l’Industrie, le Medef et consorts pleurent pour que ce plan soit étendu aux entreprises de plus de deux cents salariés sous prétexte de respect de l’équité, selon le président de la CCI de Reims.

De l’équité bien comprise : l’embauche d’un jeune en alternance revient à un coût modique, voire nul.

Les apprentis, eux, ne verront rien de ces beaux principes d’équité. Ils devront se contenter de 27 % à 100 % du smic selon leur âge, sans promesse d’embauche ni grande perspective d’avenir.

Et pour cause, l’apprentissage, dans le système capitaliste, n’est qu’une des multiples ficelles permettant aux entreprises de se procurer de la main d’œuvre à moindre coût.

Ardennes Métropole

Travailleurs, défendons-nous nous-mêmes !

Brève
02/07/2020

Ardennes Métropole propose aux petits commerçants et entreprises, tous secteurs confondus, de reporter le paiement de leurs loyers, de leurs charges, d’échelonner le paiement des redevances d'ordures ménagères, de les soutenir pour obtenir la suspension des prélèvements des charges d’eau et d’assainissement… Pour les petits commerçants et petits artisans étranglés par le capitalisme, cela représentera sans doute une bouffée d’oxygène, mais toutes les entreprises ne sont pas à loger à la même enseigne et continuent à engranger des profits, à licencier pour augmenter leurs marges à commencer par les entreprises dépendant des multinationales de la grande distribution comme Carrefour. Alors pour aider ces grandes entreprises, l’intervention des collectivités va de soi !

Mais les travailleurs ont eux aussi pâti du confinement, eux aussi ont du retard pour verser les loyers, du mal à payer les factures, des difficultés à joindre les deux bouts… Mais là, Ardennes Métropole, la ville, les bailleurs sociaux ne sont pas aussi généreux !

Nos loyers, nos charges et nos impôts devraient être annulés. Cette crise n’est pas la nôtre, aux capitalistes de la payer !