Prime aux soignants

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient

Brève
01/07/2020

Dans les Ardennes, la Marne et l’Aisne, 25 532 personnes seraient concernées par la prime Covid de 1 500 € promise par le gouvernement. Ce chiffre ne tient compte ni des travailleurs des établissements privés ni de ceux des instituts médico-sociaux, comme si le coronavirus s’était arrêté aux portes de ces structures. L’État renvoie la balle aux Conseils départementaux aux capacités financières déjà limitées et dégradées par la crise sanitaire.

Les critères pour pouvoir bénéficier de la prime se multiplient. Ainsi, il faudrait, dans certains départements, avoir travaillé 40 heures par semaine pour pouvoir la toucher. Donc aucun risque de contamination, en deçà de 39 heures… Ces comptes d’apothicaires sont vraiment insultants !

Salaires insuffisants, surtravail, conditions dégradées et au final, mépris à l’égard de ceux qui au prix de leur vie ont limité les dégâts. Dans ce contexte, la colère exprimée lors des manifestations du 16 juin est légitime.

Une prime, ça ne suffit pas. Avec les personnels soignants, c’est tout le monde du travail qui doit exiger des salaires décents, des conditions de travail correctes et des embauches. De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat, et du travail, ce n’est pas ce qui manque !

Sedan, collectif de couturières bénévoles

Quand formation rime avec souci d’émancipation

Brève
30/06/2020

Un collectif de 22 couturières bénévoles du Sedanais a fabriqué plus de 7 000 masques au plus fort de la crise. Ces travailleuses ne comptent pas en rester là, bien qu’elles aient pour la plupart repris leurs activités professionnelles.

Outre la production de masques adaptés aux malentendants et personnes autistes qui se poursuit, elles répondent aujourd’hui à une commande de l’hôpital Necker, en plaids destinés aux nourrissons prématurés. Et une dizaine d’entre elles se lancent dans la formation. Elles dispenseront des cours gratuits afin de former des femmes, en situation de grande précarité, à la couture.

Ces travailleuses pallient non seulement à l’incurie de l’État et cherchent maintenant à permettre à des femmes, que la société capitaliste met sur le carreau, de relever la tête. Cela montre une fois encore le dévouement, les capacités d’initiative et d’organisation dont sont capables les travailleuses et les travailleurs, pour répondre aux besoins de la population.

Alors finissons en avec un système capitaliste qui ne pense qu’en terme de rentabilité, d'intérêt privé,et de profits. Les travailleurs font tout et peuvent tout. A eux de diriger la société !

Secteur du Bâtiment (Haute-Marne)

Encore des efforts demandés aux salariés

Brève
29/06/2020

Dans le secteur de la construction en Haute-Marne, plusieurs entreprises ont imposé que les ponts du mois de mai et le lundi de Pentecôte soient travaillés pour ne pas prendre du retard sur les chantiers. Le retard pris du fait de la période de confinement sert donc de prétexte à imposer des reculs sur les congés des salariés.

Tenir les délais et accélérer les chantiers, dans la construction comme dans bien d’autres secteurs est possible en embauchant, quitte à prendre sur les profits des années passées.

Chômage (Haute-Marne)

L'apprentissage de l'exploitation

Brève
28/06/2020

Avec l'augmentation des chiffres du chômage en Haute-Marne (le nombre de chômeurs de catégorie A, c'est-à-dire les personnes n'exerçant aucune activité, a augmenté de 26,6% le mois dernier), les entreprises se concentrent paraît-il sur l'apprentissage. Il faut dire que l'apprentissage bénéficie de subventions plus que conséquentes et que le Medef a fait campagne à la fin mai pour voir les subventions encore augmentées, sous prétexte d'aider les PME.

Tirer profit de tout ce qui peut rapporter des subventions, voilà comment les entreprises entendent faire leur beurre.

Écoles (Haute-Marne)

Une reprise pour le principe…et sur le papier

Brève
28/06/2020

Depuis le lundi 22 juin, les écoles et collèges ont rouvert, en Haute-Marne, comme dans tout le pays. La rectrice de l’académie de Reims s’est même fendue d’un laïus, disant que « le mois de juin était important sur toute sa durée ». En dehors du fait que cette phrase n’a aucun sens, il est notable que pour permettre la réouverture des établissements à 100%, le protocole sanitaire a été assoupli. Dans quelle mesure les élèves auront véritablement retrouvé leur classe, ça c’est une autre question !

Pour le gouvernement, il est surtout important d’envoyer un signal, celui qui signifierait que tout rentre dans l’ordre, que les parents peuvent retourner au travail. Tant pis si les enseignants bricolent avec leurs élèves. L’essentiel est de sauver la face quitte à prendre des mesures absurdes et souvent inapplicables.