Snowhall d’Amnéville

La Cour des comptes veut fermer

Brève
17/02/2016

La Cour des comptes préconise la fermeture « dans les plus brefs délais » du Snowhall d’Amnéville, la piste de ski intérieure construite sur l’ancien crassier, qui a attiré 140 000 skieurs en 2015.

D’après la Cour des comptes, la régie municipale qui gère le Snowhall ne peut pas payer ses énormes factures de loyer et d’électricité et la commune d’Amnéville ne peut lui venir en aide car elle est elle-même lourdement endettée.

Avec la taxe professionnelle générée par la sidérurgie, l’ancien maire d’Amnéville Kiffer avait engagé sa commune dans de nombreux investissements, et la fermeture de la quasi-totalité des sites industriels jusqu’à la fermeture de l’aciérie de Gandrange a fragilisé ces montages financiers plus ou moins hasardeux.

Mais fermer maintenant le Snowhall reviendrait à abandonner purement et simplement un investissement déjà réalisé de 20 millions d’euros et mettrait 43 personnes au chômage.

Si on se met à fermer tout ce qui coûte de l’argent comme le voudraient les soi-disant « sages » de la Cour des comptes, on n’a pas fini de démolir ! Car, des équipements sportifs ou de loisirs aux hôpitaux, aux écoles ou aux transports, aucun service n’est en lui-même « rentable » s’il pratique des tarifs accessibles à un large public.

TER Lorraine

Attention, le nouveau cadencement peut cacher des suppressions de trains

Brève
16/02/2016

Après Marbache en septembre dernier, un collectif d’usagers du train vient de se constituer à Champigneulles contre le projet de cadencement des TER décidé par l’ex-conseil régional de Lorraine avec la SNCF en prévision de la mise en service de la ligne à grande vitesse jusqu’à Strasbourg.

Non seulement le nombre de trains qui desservent la gare de Champigneulles aux heures de pointe doit passer de quatre à deux mais les horaires prévus ne conviennent ni aux scolaires ni aux salariés.

Le nouvelle organisation des TER permettra sans doute plus de trains sur la ligne Nancy-Metz-Luxembourg, mais elle comprend aussi une baisse du nombre des arrêts dans les petites gares et une diminution du service rendu à de nombreux usagers.

Sidérurgie européenne

Patrons et salariés ont des intérêts opposés

Brève
16/02/2016

Journée de travail payée, cars et casse-croûte fournis… plusieurs milliers - 5 000 selon la police - de salariés et de patrons ont défilé à Bruxelles à l'appel du patronat de la sidérurgie mais aussi de certains syndicats lundi 15 février pour exiger des mesures de l’Union européenne contre la concurrence de « l’acier chinois » rendu responsable de la crise actuelle de la sidérurgie.

Parmi les organisateurs de cette manifestation, il y avait Mittal, celui qui a fermé l’aciérie de Gandrange, les hauts fourneaux de Florange, les installations de Liège en Belgique, de Schifflange au Luxembourg et bien d’autres. Cela n’a pas gêné la CGC d’appeler à participer à la manifestation. FO de son côté a laissé ses adhérents libres d’y aller, tandis que CFDT et CGT ne s’y sont pas associées mais sans dénoncer cette mascarade.

Au contraire, la CFDT « n’exclut pas une mobilisation avec les industriels » à condition qu’il y ait « une concertation ». Quant à la CGT, ce n’est plus le « produisons français » qu’elle défend mais le « produisons européen » dénonçant dans le Républicain lorrain le fait que l’Europe est « percutée par la concurrence déloyale des aciers chinois et est inondée sous les exportations chinoises à prix cassés ». Et d’ajouter, en meilleur défenseur de la production européenne que les patrons, nous, « cela ne fait pas deux ou trois mois qu’on se bat contre ça ». 

On voit bien l'intérêt des patrons de tenter d'embarquer dans leur galère, salariés et syndicats. Continuer à nous faire ramer et oublier l’essentiel : la responsabilité de ceux qui dirigent l’économie et la crise du capitalisme. 

Offres d’emplois non pourvues

L’arbre qui cache la forêt du chômage

Brève
16/02/2016

Le nouveau sous-préfet chargé des dossiers économiques qui vient d’être nommé en Meurthe-et-Moselle estime qu’il y a entre 700 et 1 500 offres d’emplois qui pourraient être pourvues. Il se fait fort de trouver les moyens d’améliorer le système pour qu’elles trouvent preneurs.

Soit. Mais on est loin du compte, car il y a 39 450 demandeurs d’emplois dans le département… S’il y a un chômage massif, ce n’est pas parce que les offres d’emplois ne sont pas pourvues, c’est bien parce qu’il n’y en a pas assez : les patrons ne veulent pas embaucher parce qu’ils n’y trouvent pas d’intérêt.

Pour en finir avec le chômage, il faudra les obliger à embaucher et à répartir le travail entre tous, quitte à prendre sur leurs profits.

Passeurs interpellés (Reims)

Les responsables sont aussi les gouvernements

Brève
14/02/2016

Des passeurs ont été interpellés près de Reims, jugés et condamnés dans la foulée. On apprend qu'ils facturaient aux alentours de 3000 euros la promesse de passer en Angleterre.

Si les gouvernements ne transformaient pas les frontières en obstacles infranchissables, de tels mafieux qui exploitent la misère des migrants n'existeraient pas non plus.

Liberté de circulation et d'installation pour tous !