Journée de travail payée, cars et casse-croûte fournis… plusieurs milliers - 5 000 selon la police - de salariés et de patrons ont défilé à Bruxelles à l'appel du patronat de la sidérurgie mais aussi de certains syndicats lundi 15 février pour exiger des mesures de l’Union européenne contre la concurrence de « l’acier chinois » rendu responsable de la crise actuelle de la sidérurgie.
Parmi les organisateurs de cette manifestation, il y avait Mittal, celui qui a fermé l’aciérie de Gandrange, les hauts fourneaux de Florange, les installations de Liège en Belgique, de Schifflange au Luxembourg et bien d’autres. Cela n’a pas gêné la CGC d’appeler à participer à la manifestation. FO de son côté a laissé ses adhérents libres d’y aller, tandis que CFDT et CGT ne s’y sont pas associées mais sans dénoncer cette mascarade.
Au contraire, la CFDT « n’exclut pas une mobilisation avec les industriels » à condition qu’il y ait « une concertation ». Quant à la CGT, ce n’est plus le « produisons français » qu’elle défend mais le « produisons européen » dénonçant dans le Républicain lorrain le fait que l’Europe est « percutée par la concurrence déloyale des aciers chinois et est inondée sous les exportations chinoises à prix cassés ». Et d’ajouter, en meilleur défenseur de la production européenne que les patrons, nous, « cela ne fait pas deux ou trois mois qu’on se bat contre ça ».
On voit bien l'intérêt des patrons de tenter d'embarquer dans leur galère, salariés et syndicats. Continuer à nous faire ramer et oublier l’essentiel : la responsabilité de ceux qui dirigent l’économie et la crise du capitalisme.