Sidérurgie

Marcher pour son patron, non merci !

Brève
11/02/2016

Les patrons de la sidérurgie, regroupés dans Eurofer, demandent à leurs salariés de manifester à Bruxelles le 15 février. Les bus seront fournis par les patrons, qui offriront même les casse-croûte ! On voit bien quel est l’intérêt de Mittal et consorts : obtenir de nouvelles aides de la Communauté européenne.

Les patrons de la sidérurgie veulent mobiliser les travailleurs contre… la concurrence de l’acier chinois accusé de tous les maux. Et un certain nombre de syndicats leur ont déjà emboîté le pas. 

Mais les travailleurs, eux, n’ont rien à gagner à serrer les rangs derrière leur patron multimilliardaire. Manifester derrière les licencieurs, les responsables de la fermeture de l'aciérie de Gandrange, des hauts fourneaux de Florange, pas question ! Les responsables de la crise ne sont pas les Chinois, mais les patrons et le système capitaliste qu'ils défendent.

Kronenbourg – Obernai

Grève pour les salaires

Brève
10/02/2016

Plusieurs centaines de travailleurs, sur les 1 086 que compte l’usine Kronenbourg d'Obernai, étaient en grève mardi. Les grévistes réclament une augmentation de salaire de 150 euros brut par mois, alors que la direction ne propose que 1%, après une année 2015 où les salaires ont été gelés. Ils exigent aussi que tous les départs en retraite soient remplacés.

Ce mouvement de grève, débuté lundi, touche surtout la production, qui tourne au ralenti. La grève est à durée illimitée et les syndicats CGT, CFDT et FO appellent chaque jour à l'heure du déjeuner les salariés à une assemblée générale.

Kronenbourg est propriété du groupe Carlsberg, trust de la bière qui fait des milliards d’euros de chiffre d’affaires et des centaines de millions de profit. L’argent est là, il n'a pas de pieds, les grévistes ont décidé d'aller le chercher.

Groupe Courlancy (Reims)

Santé rime avec profit

Brève
10/02/2016

Après la grève mi-janvier du personnel du groupe Courlancy contre des attaques sur leurs conditions de travail et de rémunérations, la direction du groupe de cliniques a encore montré que son seul but était la recherche du profit le plus important.

En effet, un patient suivi depuis deux ans par Courlancy pour un cancer s’est vu refuser un traitement le matin même de son admission sous prétexte que cette nouvelle chimiothérapie prometteuse, qui n'avait pas encore reçu l’autorisation de mise sur le marché, n’était pas remboursée. Finalement, ce traitement lui sera administré par l’institut Gustave Roussy. La direction de Courlancy a regretté la maladresse avec laquelle l’annonce a été faite au patient mais a confirmé son refus de prise en charge.

Face à une telle attitude, on ne peut qu’être d’accord avec le médecin traitant : « Tant que le malade est rentable pour la clinique on s’en occupe mais le jour où il coûte de l’argent… La décision qui a été prise est une décision de supermarché ! »

Sidérurgie

Ce n’est pas la Chine qui pose problème, c’est le capitalisme !

Brève
09/02/2016

« La Chine fait peur » titrait dimanche le Républicain lorrain. Ce serait elle qui menacerait l’ensemble de la sidérurgie européenne. Bref, une nouvelle version du « péril jaune » ! En fait, si l’action ArcelorMittal s’est écroulée (64 euros en 2008 à moins de 4 aujourd’hui) c’est surtout à cause de l’effondrement des prix du minerai.

ArcelorMittal s’est endetté pour acheter des gisements aux 4 coins du monde à l’époque où le prix du minerai explosait : il a triplé entre 2006 et 2011 pour atteindre 200 dollars la tonne. Un prix aujourd’hui divisé par 5 ! Du coup ArcelorMittal se retrouve avec des mines payées cher mais qui ne valent plus grand chose.

Presse et direction d’ArcelorMittal hurlent contre la Chine qui inonde le marché mondial d’acier à bas prix et serait responsable de la crise. Mais le seul coupable de cette pagaille, c’est le capitalisme, cette économie de marché qui joue au yoyo et qui, décidément, ne marche pas.

Conseil départemental du Bas-Rhin

Encore une attaque contre les pauvres

Brève
09/02/2016

Le conseil départemental du Bas-Rhin  a décidé, vendredi dernier, de supprimer de son budget 640 000 euros consacrés à l’hébergement d’urgence. La conséquence immédiate est que les associations qui travaillent dans ce secteur vont devoir licencier une partie de leur personnel et fermer des structures d'accueil, ce qui va faire monter le nombre de sans-abri.

Le président LR du Conseil départemental se justifie en arguant du fait que l'Etat a drastiquement réduit ses dotations au département. Cette réduction est bien réelle, mais l'invoquer est parfaitement hypocrite : les politiciens de droite et de gauche, quand ils sont à la tête des pouvoirs publics, invoquent la nécessité de l'austérité en ce qui concerne les budgets sociaux, tout en défendant la nécessité d'aider les patrons, petits et grands, au nom de l'emploi et du développement économique.

Leur politique d'économie, comme ils disent, c'est en fait une politique de classe qui frappe le plus durement les plus pauvres.