Liaisons ferroviaires avec le Luxembourg

Rien n’a été fait pour améliorer la sécurité

Brève
19/01/2016

Parce qu’ils ne sont toujours pas équipés du système de signalisation européen ETRMS, les TER pourraient être empêchés de circuler au Luxembourg à partir du 1er janvier 2020. Les quelque 9 000 usagers quotidiens pourraient voir leurs trajets rendus encore plus compliqués.

Après la catastrophe ferroviaire de Zoufftgen en 2006, une collision entre deux trains due à l’absence d’harmonisation de la signalisation entre les deux pays, qui avait fait 6 morts et 23 blessés graves, les trains luxembourgeois ont été équipés de ce système de sécurité tandis que du côté français rien n’a été fait alors que le secrétaire d’Etat aux Transports de l’époque avait pris l’engagement de régler le problème. Depuis, les gouvernements se sont succédé, mais rien n’a avancé. La date butoir a déjà été reculée une fois, mais cela ne sera pas suffisant car il faut au moins cinq ans pour mener à bien les transformations nécessaires, et la décision est encore loin d’être prise...

En attendant, les TER continuent à circuler au Luxembourg sans les équipements de sécurité indispensables.

Centre d’enfouissement de Bure

La facture double

Brève
18/01/2016

L’Andra, l’agence nationale qui s’occupe de la gestion des déchets radioactifs, vient de rendre publique une estimation du coût pour les cent ans à venir de Cigéo, le projet de centre de stockage souterrain de Bure : il en coûterait 32,8 milliards à la collectivité (au moins...), et non 15 milliards comme c’était annoncé jusqu’à maintenant.

Malgré les demandes des associations opposées au projet Cigéo, l’administration s’était jusque-là refusé à communiquer le chiffrage ; cela ne l’avait pas empêchée de lancer en 2013 un débat public.

Encore plus que les autres activités industrielles, le nucléaire, avec les risques majeurs qu’il fait courir à la population et les multiples coûts indirects qu’il entraine, nécessiterait la plus grande transparence : on en est bien loin.

Cigéo : un puits sans fond, dont les fonds ne seraient pas perdus pour les géants du BTP.

FVM Villers-la-Montagne

La responsabilité de PSA Peugeot Citroën

Brève
18/01/2016

L’ancienne fonderie Peugeot de Villers-la-Montagne est en redressement judiciaire après un premier dépôt de bilan en 2007. 

Il y a un an le dernier repreneur en date, le groupe Arche, annonçait 150 créations d’emplois et des investissements pour un contrat avec Mercedes. Mais tout est tombé à l’eau et l’usine ne tourne qu’avec des commandes de Renault, PSA tout comme Ford ayant retiré ses commandes.

Il y avait plus de 400 emplois dans la fonderie il en reste 250 aujourd’hui qui sont menacés. Les travailleurs payent la politique des grands groupes qui en revendant des activités sous-traitent en réalité licenciements et fermeture de site. Il faut les empêcher de nuire. 

 

 

ONF

Le gouvernement poursuit la coupe des effectifs

Brève
16/01/2016

Une vingtaine de salariés et de représenants syndicaux de l'ONF se sont rassemblés jeudi matin devant leurs cadres réunis en séminaire au lycée agricole d'Obernai. Ils entendaient protester contre les 108 suppressions d'emplois prévues au niveau national – une dizaine en Alsace – pour les années 2016-2020, après les 700 suppressions de 2012-2015.

Les agents de l'ONF ont pour charge de gérer et de protéger les forêts publiques, comme contre les incendies. Le gouvernement peut faire de grands discours sur l'environnement à l'occasion de la COP21, la réalité est qu'il maintient sa politique de rigueur contre ce service utile à la population, et contre les travailleurs.

Autoroutes : le racket continue

Brève
13/01/2016

Les tarifs des autoroutes vont encore augmenter au 1er février. Cette fois, les sociétés d'autoroutes mettent en avant une nouvelle taxe perçue par l’État. Et comme de bien entendu, cette taxe sera au final payée par les usagers. D'après l'Autorité de la concurrence, "pour cent euros de péages payés par l'usager, entre 20 et 24 euros sont du bénéfice net pour les concessionnaires d'autoroutes." La SANEF, qui gère les péages de l'A4 et de l'A26, a réalisé un bénéfice net de 300 millions d'euros en 2014.

On roule et on est roulés.