Front national

Une démission… après les absences

Brève
05/01/2016

Florian Philippot, tête de liste ACAL pour le Front National aux dernières Régionales, vient de démissionner de son poste de conseiller municipal de Forbach. Cet ancien haut fonctionnaire, membre du FN depuis 2011 seulement, a surtout brillé par son absence pendant les 21 mois de son mandat, n’assistant qu’à 4 conseils municipaux sur 10.

Il n’y a certes pas lieu de s’en plaindre. Mais force est de constater que là aussi, le numéro 2 du FN se comporte comme tous ces politiciens, qui se font élire pour soi-disant représenter les citoyens et laissent leur chaise vide le faire à leur place.

Déchéance de nationalité et déchéance du parti socialiste

Brève
04/01/2016

Plusieurs responsables socialistes alsaciens ont fait état de leur doute ou de leur rejet face à la décision de Hollande et Valls d’autoriser dans la Constitution la déchéance de nationalité d'un binational condamné pour terrorisme.

Le maire de Strasbourg Roland Ries n’est « pas sûr que ce qui est proposé aujourd'hui par le Premier ministre constitue la bonne réponse ». Le vice-président Babaei de l'Eurométropole de Strasbourg, lui-même franco-iranien, a quitté le PS et clairement condamné la mesure : « La déchéance est une mesure d'extrême droite qui est reprise à des fins tactiques ».

En effet cette mesure, complètement inefficace sur le plan sécuritaire, a été récupérée par le PS directement dans le programme du FN. En reprenant les idées du FN, le PS ne fait que leur donner de la force et il pousse un peu plus en arrière toute la société.

Frontières

Pas pour les capitalistes...

Brève
03/01/2016

Dans la presse locale du 30 décembre on pouvait apprendre incidemment, dans un article sur l’AFAL (Association des Frontaliers d’Alsace Lorraine) que cette association crée en 1982 avait aidé, vers cette époque, à ce que les travailleurs frontaliers obtiennent l’immense privilège... d’ouvrir un compte en banque en Allemagne !
 
A ce moment là, capitalistes et banquiers, eux, frontaliers ou non, déplaçaient déjà des millions de francs et de dollars sans problême en quelques secondes par dessus les océans et les frontières.

 

 

Amiante

TRW Bouzonville condamnée

Brève
03/01/2016

Embauchée depuis 1976 comme agent d'atelier « opérateur » et partie en retraite en 2004, une ancienne salariée de TRW Bouzonville a obtenu la reconnaissance de la faute inexcusable de l'entreprise de fabrication de systèmes de freinage par jugement de la cour d'appel de Metz. 

Pendant toute son activité professionnelle, cette employée était occupée à transporter des cartons où étaient empaquetées des plaquettes de frein entreposées à 10 mètres de la chaîne pour les poser sur la table d'assemblage. Dans son arrêt, la cour a constaté que la société n'a pas pris toutes les mesures utiles à la protection de sa salariée contre l'inhalation des poussières d'amiante.

Comme tous les grands groupes, TRW savait les dangers de l’amiante mais n’a rien fait pour empêcher les travailleurs d’en être victime.

 

 

Longuet

« Des poils dans la main » qui ne passent pas

Brève
03/01/2016

L’Est républicain du 26 décembre publie un courrier de Paul, un chômeur de Montbéliard, scandalisé par les déclarations de Longuet sur les chômeurs « qui ont des poils dans la main ».

Evoquant sa carrière chez Peugeot Outillage Électrique, la défunte filiale du groupe PSA, il écrit à l’ancien président de la région Lorraine : « J’ai perdu mon emploi et ma santé dans cette affaire, victime d'un premier infarctus. Tous les spécialistes, les fins analystes, les politiciens avertis parlent d'améliorer la compétitivité des entreprises. Or, une boîte qui baisse ses prix de revient embauche le moins de personnel et le plus de robots possible. » 

Paul a ensuite accepté un travail en fonderie. « Sorti de mon labo d'essai, je ne vous explique pas mon arrivée dans le bruit, la poussière et la chaleur. » Sept ans se sont ainsi écoulés en intérim. Nouvel infarctus, « alors que j'étais suivi par un cardiologue, que je ne fumais plus, ne buvais plus et mangeais sans graisse animale. Deux de mes collègues sont morts avant la retraite. Vous parlez de travailler plus longtemps, mais pour cela faudrait-il encore avoir du boulot ! Ne me dites pas qu'il y a cinq millions de fainéants en France ! Je ne sais pas si vous comprenez bien, mais je prends vos remèdes au chômage comme une insulte... » 

Longuet a répondu qu’il avait travaillé en moyenne 70 heures par semaine ces 40 dernières années. Comme si un « travail » de sénateur se comparait à celui d’un ouvrier de fonderie ! Et il se vante d’avoir contribué à créer en Lorraine « plusieurs milliers d’emplois privés ». Mais alors pourquoi diable le chômage bat-il tous les records ? Pour répondre, Longuet doit avoir un poil sur la langue...