La gamelle est trop bonne

Brève
14/12/2015

A l’issue du premier tour des élections régionales, Masseret qui conduisait la liste du Parti socialiste, a décidé contre les consignes de son parti de maintenir sa candidature.

Différents candidats de sa liste se sont désolidarisés de lui sans parvenir à réunir le nombre de retraits individuels nécessaire pour que la liste ne puisse se présenter. Ils se sont donc retrouvés malgré eux candidats et certains sont désormais élus.

Qu’à cela ne tienne, la tête de liste de la section Marne, Jacques Meyer, a indiqué qu’il entendait que les socialistes élus contre leur gré siègent au conseil régional… la gamelle est décidément trop bonne.

PCF en ACAL

Un appel indigne

Brève
12/12/2015

Parmi les nombreux appels ces derniers jours à voter pour la liste de droite conduite par Richert des Républicains pour le deuxième tour des Régionales, il en est un qui attire l’attention : celui du PCF.

Ainsi la secrétaire du PCF 68 écrit dans un communiqué qu’il est « grand temps de s'attaquer au système capitaliste qui détruit l'humain » et poursuit en reprochant à Masseret du PS - sur laquelle figurent plusieurs membres du PC de Lorraine ! - de se maintenir pour appeler à battre la liste FN de Philippot. En clair il s'agit d'un appel à voter Richert, membre du parti des Sarkozy, Morano, Estrosi,… qui ont fait campagne sur le même terrain nauséabond que le Front National. Certes Richert a demandé l'exclusion de sa liste de Morano, mais celle-ci est toujours à la direction des Républicains !

Imaginer battre l'extrême droite en votant pour la droite, c'est choisir entre la peste et le choléra. C'est surtout contribuer à la perte des repères pour les classes populaires. Ce qu'il faut se poser comme question, c'est pourquoi tant de travailleurs ont été dégoûtés par les promesses non tenues par Mitterrand, Jospin, Hollande au point de ne plus voter du tout ou d'avoir perdu à ce point leurs propres repères de classe pour en arriver à voter pour l'extrême droite, ce parti de politiciens bourgeois encore plus réactionnaires que les autres.  

C'est à cela qu'il faut que les militants ouvriers réfléchissent avant de s'atteler à la reconstruction d'un parti ouvrier, communiste et révolutionnaire qui offre aux exploités une perspective de transformation sociale. Pas à faire croire aux classes populaires que notre destin se joue dans les élections ou qu'il faille attendre d'un sauveur suprême que notre sort change.

Centrale de Fessenheim

Encore une manifestation interdite

Brève
10/12/2015

La CGT de Fessenheim avait prévu mercredi 9 décembre de bloquer une voie de l'autoroute A36 près de la frontière à Ottmarsheim pour protester contre l’annonce de Ségolène Royal à propos de la centrale nucléaire.

La ministre de l’Environnement, en réponse au PDG d’EDF, lui a notifié par écrit que la demande de mise à l'arrêt de la centrale de Fessenheim devrait être déposée au plus tard fin juin 2016. La Préfecture du Haut-Rhin a interdit la manifestation syndicale. L’inquiétude de la CGT et des salariés de la centrale quant à l’avenir des emplois est plus que légitime. En tout cas, EDF a les moyens de proposer un emploi à tous les salariés du site.

Cette interdiction de manifester s’inscrit dans la situation de l’état d’urgence, où pendant que les marchés de Noël se tiennent normalement, plusieurs manifestations contre le gouvernement ont été empêchées. Une sérieuse entorse à la « liberté » que le gouvernement dit défendre.

Valls en rajoute

Brève
08/12/2015

Pour justifier ses appels à voter à droite, Valls a déclaré sans rire à la télévision : « nous devons tenir le rassemblement pour la République » ; en abrégé… « RPR » !

Et il a ajouté que la gauche, « face à une droite qui n’est pas claire dans sa réponse à l’extrême droite » – c’est le moins qu’on puisse dire – devait voter Richert, tête de liste de cette droite pas claire !

PSA Mulhouse

Après la pub, la dure réalité de l'exploitation

Brève
08/12/2015

Le samedi 5 décembre, la nouvelle équipe SD (Samedi - Dimanche) a démarré en production à PSA Mulhouse. La direction du site s'était vantée de "créer" près d'un millier de postes à l’annonce de la création de cette équipe en septembre – juste après le renvoi de plusieurs centaines d'intérimaires suite à l'arrêt d'une des deux lignes de montage de l'usine en juin dernier.

Mais l’équipe SD - constituée aux trois quarts d’intérimaires - démarre à peine qu’il y a déjà un manque d’effectifs. La direction a ainsi dû chercher des volontaires parmi ceux qui travaillent du lundi au vendredi, et même dans l’équipe de nuit ! Ces derniers devaient ainsi aligner une 6ème nuit travaillée…

Il serait bien sûr bien plus logique et humain d’embaucher en CDI les travailleurs en nombre suffisant, et même au-delà de répartir le travail en embauchant massivement.