Épernay, Marne

SNCF : précarité meurtrière

Brève
01/11/2020

Mercredi 21 octobre, en gare d’Épernay, un travailleur intérimaire chargé de la réfection d’une verrière surplombant les quais est mort électrocuté en déplaçant un échafaudage mobile qui a touché la caténaire de 25 000 volts.

Un de ses compagnons s’est grièvement brûlé en voulant lui porter secours.

On ne peut qu’être révolté par ces pratiques, que nous connaissons tous, d’envoyer des travailleurs non formés aux risques ferroviaires et électriques risquer leur vie et, parfois, la perdre !

Brasserie Heineken de Schiltigheim

Non à la soif de profits !

Brève
01/11/2020

Le PDG du groupe Heineken a annoncé une restructuration mondiale en 2021 avec des licenciements pour relancer la croissance des profits. Dans le siège régional de Schiltigheim, la brasserie l’Espérance, le personnel des bureaux est déjà visé par des suppressions d’emplois.

La direction d’Heineken justifie ces licenciements par une baisse des bénéfices depuis le début de l’année. Pourtant Heineken faisait encore 1,9 milliard d’euros de résultat net en 2018 et ses brasseries sont restées en activité sans discontinuer pendant le premier confinement. Les bénéfices accumulés sur des années suffiraient largement à garantir les emplois.

Mais seuls les travailleurs pourraient l’imposer et répartir le travail entre tous. Cela ne peut pas sortir d’esprits embrumés par les vapeurs du profit.

La Poste - Centre de tri de Longwy

4ème samedi de grève des facteurs

Brève
26/10/2020

La priorité de la Poste n'est plus la vitesse d'acheminement du courrier mais les économies de personnel

Samedi 24 octobre les facteurs courrier du centre de tri de Longwy étaient de nouveau en grève pendant 2 h 30 pour protester contre le regroupement de leurs tournées. Le samedi sur deux où ils doivent travailler, la direction veut en effet leur faire faire plusieurs tournées, si bien qu’il leur reste du courrier à distribuer les premiers jours de la semaine suivante !

Tandis que leurs conditions de travail se dégradent, la distribution du courrier laisse à désirer. Et ce sont les facteurs qui font face au mécontentement légitime des usagers, alors qu’ils n’y sont pour rien dans la dégradation du service.

La direction veut faire passer en force sa réorganisation pour économiser du personnel, mais les facteurs sont bien décidés à ne pas se laisser faire. Leur combat est ausi celui des usagers victimes d'une politique qui délaisse les services publics.

Le Samu 54 n’avait pas pris en charge une patiente

Le parquet classe l’affaire !

Brève
26/10/2020

La victime était décédée à son arrivée aux urgences de Lunéville et n'avait pas pu être réanimée

En mars 2019 une habitante d’un village situé près de Blâmont était décédée alors que le Samu 54 ne l’avait pas prise en charge. Après une intervention chirurgicale, elle souffrait de douleurs violentes qu’un traitement aux opiacées n’avait pas calmées au bout de deux jours et son état de santé s’était dégradé. Elle avait sollicité le 15, mais le Samu n’avait pas jugé nécessaire d’envoyer une ambulance ou une équipe médicale et l’avait seulement invitée à aller consulter à l’hôpital par ses propres moyens. C’est un de ses proches qui l’avait conduite à l’hôpital de Lunéville, où elle était décédée en arrivant aux urgences.

Il est maintenant établi qu’elle s’est étouffée elle-même dans la voiture suite à une intoxication par l’antidouleur. Justement, ce ne serait sans doute pas arrivé si elle avait été prise en charge par une ambulance du Samu avec la surveillance médicale.

Mais le parquet vient de classer sans suite la procédure pour homicide involontaire. Comme si on pouvait considérer la mort dans ces conditions de cette mère de deux enfants comme une affaire classée !

Seconde vague de Covid en Lorraine

Le personnel hospitalier manque cruellement

Brève
26/10/2020

Les responsables de la santé ont déjà commencé à préparer la déprogrammation d'interventions chirurgicales : l'hôpital s'avère de nouveau incapable de soigner tous les malades

Alors que le nombre d’hospitalisations Covid augmente rapidement en Lorraine, il apparaît clairement que les hôpitaux ne sont pas du tout prêts à y faire face. Rien n’a été fait depuis la crise sanitaire du printemps dernier. Ainsi le Grand Est compte toujours 471 lits de réanimation, pas un de plus !

Non seulement il n’y a pas assez de lits pour accueillir les malades, mais il n’y a de toute façon pas le personnel nécessaire pour s’en occuper. Au CHRU de Nancy, 30 postes de médecins anesthésistes-réanimateurs sont vacants, soit un tiers de l’effectif. Il manque aussi des infirmiers : là aussi 30 postes existants ne sont pas pourvus. La situation est encore pire en Moselle : rien qu’au CHR de Metz-Thionville il manque près d’une centaine de soignants !

La dégradation des conditions de travail due au manque de personnel chronique incite les soignants à quitter l’hôpital et ce n’est pas la maigre augmentation des salaires décidée par le gouvernement qui suffira à les retenir.

Cela fait des années que les hospitaliers se mobilisent pour revendiquer des embauches de personnel. Hypocritement, les directions hospitalières se plaignent de ne pas trouver de personnel soignant, mais rien de sérieux n’a été mis en œuvre pour régler ce problème alors que les chômeurs ne manquent pas.