Les ouvriers de TRW freinent l’appétit du patron

Brève
08/12/2006

Bouzonville (Moselle) - Dans un premier temps, le couteau sous la gorge, les travailleurs de TRW à Bouzonville avaient voté à 82 % pour les propositions de la direction, approuvées par les syndicats. L'alternative proposée était l'annulation de tous les acquis sociaux, en particulier la suppression des 14 jours de RTT ou 300 licenciements, la fermeture à terme.

En mai, CGT et FO se sont finalement retirés. Ils ont refusé l'accord final proposé par la direction. Nouveau vote : l'accord a été rejeté par 54 % du personnel. Il ne s'appliquera donc pas. Le chantage de la direction était particulièrement grossier. L'usine de Bouzonville est largement bénéficiaire, mais d'autres usines du groupe TRW Automotive (60 000 salariés) le sont davantage. D'où la volonté de rabioter les salaires de ceux de Bouzonville pour faire encore plus de bénéfices.

Dans une note affichée mercredi après-midi dans l'usine, la direction amplifie ses menaces "le choix exprimé par la majorité d'entre vous annule les efforts déployés pour pérenniser le site de Bouzonville" et d'annoncer "les investissements sont stoppés avec effet immédiat." Il est évident qu'elle prépare un sale coup... dont elle va rendre responsable le personnel qui a osé dire NON à des propositions scélérates.

Basse vengeance contre le personnel : la direction a indiqué qu'elle ne prendrait pas de vacanciers comme prévu, 90 % sont des enfants des salariés. Preuve qu'un grand groupe peut être bien petit.

Les dernières brèves