Après avoir absorbé d’autres sucreries, Cristal Union est devenu le premier producteur français de sucre industriel et le deuxième producteur européen d’éthanol.
Il veut maintenant sa part de profit à l’échelon international face à ses concurrents américains et asiatiques. Pour augmenter sa rentabilité, il a fermé en 2019 des usines dans le Puy de Dôme et en Eure-et-Loir avec près de 200 suppressions d’emplois.
Cette année l’usine d’Erstein a déjà prévu un plan de suppression d’une soixantaine de postes. Alors quand Alain Commissaire, directeur du groupe, déclare dans la presse que l’usine est en « sursis », il cherche à impressionner les salariés.
Et même si un autre directeur assure que la fermeture n’est pas à l’ordre du jour, il n’y a aucune confiance à avoir. Les travailleurs ont plutôt intérêt à se préparer à se défendre et ne pas se sentir solidaire des soucis de rentabilité de Cristal Union face à ses concurrents.