Thann

Services publics : toujours moins, toujours plus loin

Brève
12/09/2019

Des réparations qui esquintent

Des salariés ont profité de la braderie de Thann, ce mercredi 11 septembre au matin, pour montrer calicots et banderoles revendicatifs, devant le Service des impôts des entreprises (SIE). La réforme des impôts menée par le ministre Darmanin, mènerait d’ici 2022 au regroupement des 17 trésoreries du Haut-Rhin, 7 services des impôts des particuliers et 6 SIE au sein de 5 services de gestion comptable, sur Mulhouse, Colmar et St Louis.

Même si les Impôts ne sont pas un service public comme un autre, les contribuables ont parfois besoin de conseils ou d’un vis-à-vis pour leur répondre ou régler un problème. Ces fermetures se feront aussi évidemment au détriment des salariés des Impôts. Elles viennent après celles de postes, de gares dites petites, d’écoles, tout cela pour faire des économies sur bien des choses utiles à la population.

Finances publiques Strasbourg

Un service public en démolition

Brève
08/09/2019

des services publics de moins en moins accessibles

Des agents de la direction des finances publiques ont interpellé Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, à l’inauguration de la foire européenne. Ils dénoncent le projet de supprimer, dans le Bas-Rhin, 22 trésoreries de proximité et cinq services des impôts du particulier.

Ces mesures accompagnent les milliers de suppressions de postes prévues à l’échelle nationale. Les fonctionnaires devront faire face à des mutations forcées et les usagers devront faire des dizaines de kilomètres pour trouver un employé à qui parler.

La journée nationale de grève du 16 septembre, à laquelle sont appelés les employés des Finances, est largement justifiée.

Hôpital de Strasbourg

Nouvelle grève aux urgences

Brève
08/09/2019

les urgences débordées

Vendredi dernier, des personnels des urgences étaient à nouveau en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et le manque de moyens pour accueillir les patients.

Le manque de lits et de personnels, les heures d’attente pour être pris en charge génère des tensions, tout le monde malades comme personnels étant à bout. Fin août, des coups avaient même été portés contre plusieurs soignants.

Face à cette situation, ce ne sont pas les mesurettes et le blabla de la ministre de la santé qui vont mettre fin à la situation insupportable des services d’urgences. Il faut embaucher massivement, ouvrir des lits de manière à ce qu’aux urgences les patients puissent être pris en charge de façon « urgente » et que les personnels ne vivent plus un stress intolérable.

Il y a 80 ans l’évacuation des Alsaciens et des Mosellans

Quand les migrants étaient des Français

Brève
02/09/2019

Evacués dans un wagon de marchandises

Le 1er septembre 1939, lorsque la France déclara la guerre à l’Allemagne qui venait d’envahir la Pologne, ordre fut donné aux 275 000 Alsaciens et 210 000 Mosellans qui habitaient près de la frontière d’évacuer immédiatement la région. Ils devaient quitter leur domicile dans les deux heures en emportant au maximum 30 kilos de bagages et de la nourriture pour trois jours. A pied pour la plupart, ils rejoignirent les gares qui leur étaient assignées, d’où ils furent évacués vers les départements du sud-ouest de la France qui reçurent près d'un demi-million de réfugiés.

Du jour au lendemain des centaines de milliers d’Alsaciens et de Lorrains devinrent des réfugiés et se retrouvèrent dans une région qu’ils ne connaissaient pas, dont ils ne parlaient guère la langue…

Dans l’exil forcé qui leur était imposé, ils furent bien contents de rencontrer de la solidarité dans la population.

Mulhouse

L’esclavage moderne qui ressemble à l’ancien

Brève
11/08/2019

Un jeune Mulhousien de 24 ans est dans le coma depuis jeudi 8 Août. Il effectuait une livraison de plats cuisinés pour le compte de Deliveroo, société pour laquelle il est en contrat depuis presque deux mois.

Mais ce jour-là, il fait une très mauvaise chute dans une descente. Il souffre d'un traumatisme crânien important et son état de santé inquiétant nécessite son transfert dans un service spécialisé à Colmar, à l'hôpital Pasteur. Sa famille et ses proches craignent qu'il ne reste paralysé à vie ou lourdement handicapé.

Dans la presse locale, une proche du cycliste qui travaille elle aussi pour Deliveroo dit sa colère contre cette société, dont elle dénonce le système. La cycliste passe en revue ce qui attend le futur prestataire : condition de travail dangereuse, statut opaque, couverture sociale insuffisante.. C'est de l'esclavagisme moderne.

La livreuse détaille le fonctionnement du site. « Sur les réservations de planning, on peut réserver 50 à 55 heures, mais dans la réalité, certains cyclistes réservent jusqu'à 80 heures par semaine... Cela fait plus de dix heures par jour à un rythme de fou. La plupart des livreurs travaillent entre six et huit heures par jour dans des conditions extrêmes.»

Derrière le travail « ultra-moderne » fixé en temps réel par connexion et le mode de livraison en vélo soi-disant écolo, il reste la vieille exploitation et la rémunération à la tâche d’un autre siècle.