Privatisation des lignes

SNCF et conseil régional Grand Est complices

Brève
27/03/2019

Le 20 mars, le conseil régional Grand Est a décidé la privatisation de plusieurs lignes de chemin de fer. Cela concerne en Lorraine Épinal-Saint-Dié, Metz-Karlsruhe, et en Alsace de Strasbourg vers Saint-Dié, Haguenau ou Wissembourg. L’exploitation de ces lignes est donc ouverte à des appels d’offres.

L’ouverture à la concurrence est la nouvelle opportunité pour confier l’exploitation des lignes de chemin de fer aux entreprises du privé ou à des filiales de la SNCF comme Keolis. Les trains vont devenir privés, et les usagers encore plus privés de trains !

SANEF

L'art du racket

Brève
24/03/2019

La Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France (SANEF) vient d’installer sur l'A4 le premier péage sans barrière en France, à Boulay en Moselle. Dix caméras, quatre antennes et trois lasers, le meilleur de la technique pour que le porte-monnaie de l’usager régulier soit soulagé sans arrêt et sans file d’attente.

Mais cet apparent confort est d’abord tout bénéfice pour Abertis, filiale du groupe Atlantia avec ses 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018. Elle et ses autres compères comme Vinci ou Eiffage ont dégagé en 2017 un excédent brut d’exploitation de 7,3 milliards d’euros pour dix milliards de chiffre d’affaires, soit 73% de marge brut.

Tout cela avec les encouragements de l’Etat qui leur a accordé des concessions jusqu’en 2035. Tout le temps de racketter les automobilistes… en douceur.

Inspection du travail Grand-Est

Les patrons toujours plus peinards !

Brève
22/03/2019

Selon la Cgt, 29 postes d' inspecteurs/contrôleurs du travail seraient supprimés à la DIRECCTE Grand-Est dans le cadre de la suppression de 120 000 fonctionnaires.

On passerait d'un inspecteur/contrôleur du travail pour 8 000 salariés, à un pour 10 000 ! Pas de quoi surveiller beaucoup les patrons qui font des entorses au code du travail.

Comme tous les services publics, le gouvernement taille dedans pour aider directement le grand patronat.

Ricoh – Wettolsheim

Grève pour les salaires et la prime

Brève
13/03/2019

Les travailleurs de Ricoh à Wettolsheim sont entrés en grève dimanche pour des augmentations de salaire et pour bénéficier d'une prime "gilets jaunes" digne de ce nom.

La direction leur propose 630 euros, ils en réclament 800. Quant aux salaires, ils exigent 2% d'augmentation alors que le patron ne veut pas lâcher plus d'1,8%.

Ricoh, c'est une mutinationale dont le chiffre d'affaire est de 20 milliards de dollars et dont les résultats "demeurent fortement bénéficiaires", selon sa propre direction, en France et dans le monde.

Alors les travailleurs de Ricoh ont raison de se battre pour des salaires qui permettent de vivre, et pas seulement aux actionnaires de se goinfrer !

Punch – Wisches

Interdiction des licenciements !

Brève
11/03/2019

source Wikimedia

La direction de Punch Wisches a récemment annoncé le licenciement de 47 personnes sur les 52 que compte ce site de la vallée de la Bruche. Le groupe Steelcase avait en 2014 cédé l’usine pour un euro, laissant en caisse 24 millions d’euros à Punch qui s’engageait alors à pérenniser le site...

L’usine de Wisches comptait 211 salariés au moment de la reprise par Punch, et aujourd’hui le groupe licencie la quasi la totalité de l’effectif restant et de fait organise la fermeture du site.

Le patron du groupe Punch, Guido Dumarey, s’était fait un nom, celui de « Bernard Tapie belge, » en rachetant des usines en difficulté et les fermant très vite après avoir fait son beurre. Le cas de Punch Wisches confirme que Dumarey est un vrai margoulin.