Bas-Rhin

Prélèvement d’emplois aux services fiscaux

Brève
14/01/2019

Macron démolit les services publics

Avec la mise en place du prélèvement à la source, les agents des services fiscaux croulent sous les demandes d’information des contribuables. Cela n’empêche pas les suppressions de postes de continuer : les syndicats des finances publiques ont dénoncé le fait que 31 postes dans le Bas-Rhin et 18 dans le Haut-Rhin devaient encore disparaître cette année !

Le gouvernement peut bien nous raconter que cette réforme va bien se passer, cela risque de ne pas être le cas pour nous, les contribuables, ni à coup sûr pour les agents des finances.

Ministre du Travail ou du Chômage ?

Brève
11/01/2019

La Ministre qui plastronne

Lundi 7 janvier, la ministre du Travail Muriel Pénicaud est venue dans une PME à Sentheim, dans la vallée de Masevaux, signer un Pacte régional d’investissement avec le président de la région Rottner.

Elle s’est bien gardée d’aller s’adresser à la centaine de Gilets jaunes venus l’accueillir, mais a notamment déclaré que « la formation est le moteur de l’ascenseur social ». Comme si de très nombreux chômeurs ne trouvaient pas d’emploi faute de compétences... Alors que des milliers d’entre eux acceptent des formations et que des milliers de travailleurs qualifiés perdent leur emploi, car licenciés pour augmenter les profits des actionnaires.

L’ancienne DRH de Danone ne risque pas de contraindre le patronat à embaucher. Elle fait la morale aux travailleurs : il est vrai que c’est plus simple.

Lilly – Fegersheim

Non aux suppressions de postes !

Brève
11/01/2019

Le groupe pharmaceutique Lilly vient d’annoncer son intention d’investir 100 millions d’euros d’ici 2021 sur son site de Fegersheim... en même temps qu’un plan de départs dits volontaires de 250 personnes, sur un effectif de 1400 personnes. L’entreprise entend moderniser son outil de production tout en réduisant les « coûts de production », c’est-à-dire en supprimant des emplois.

Le groupe est un trust de la pharmacie, comptant près de 40 000 salariés et faisant un chiffre d’affaires de plus de 20 milliards de dollars. En décembre dernier le groupe a fait part de son intention d’augmenter de 15% les dividendes trimestriels versés à ses actionnaires à partir du premier trimestre 2019.

Petit rappel d’économie : les travailleurs ne coûtent pas, ils rapportent même, car ce sont eux qui créent la production et les richesses qui en découlent, contrairement aux actionnaires qui ne font que s’enrichir et coûtent effectivement.

Constellium – Biesheim

C'est le salaire qui prime

Brève
28/12/2018

À l’usine de Biesheim du groupe Constellium, spécialisé dans l’aluminium, les syndicats CFDT, CGT et FO ont dénoncé le cararctère « éphémère » de la la prime voulue par Marcon, « qui dépend uniquement de la bonne volonté des employeurs », et réclament de véritables augmentations de salaires.

Si une prime est mieux dans le porte-monnaie des travailleurs que dans les poches du patron, elle ne règle pas la question des salaires qu’il faudrait augmenter et indexer sur les prix.

Blanchisserie Kalhyge - Colmar

Mobilisés contre les « salaires misérables »..

Brève
22/12/2018

Les travailleurs de la blanchisserie Kalhyge de Colmar ont fait grève pendant 6 jours pour obtenir un 13ème mois ou "au moins la prime Macron", comme ils disaient. Cette "prime exceptionnelle", même défiscalisée et distribuée au bon vouloir des patrons, c'en était encore trop pour les patrons du groupe NEHS, propriétaire des blanchisseries et filiale des mutuelles MNH dont le chiffre d'affaire dépasse le milliard d'euros.

Des patrons qui ont très bien compris où le gouvernement voulait en venir : éviter avec ses mesures d'enfumage que les capitalistes ne passent à la caisse.

Leur lutte a quand-même permis aux travailleurs de Kalhyge d'obtenir deux jours de congé de plus, ainsi qu'une prime de 50 € mensuels. Comme le disaient des grévistes, la grève, "il n'y a plus que ça qui marche, c'est comme les gilets jaunes (...)". C'est on ne peut plus clair.